Sarlat-la-Canéda

Sarlat-la-Canéda Sarlat-la-Canéda, la capitale du Périgord noir et du foie gras ! On tombe immédiatement sous le charme de cette cité médiévale. Les hautes maisons fleuries, les petites ruelles, la pierre omniprésente forment un décor historique de qualité. Consacrez au moins une journée à la découverte de cette cité hors du temps. Un circuit dans la ville vous est proposé. La ville attire de nombreux visiteurs en haute saison.

D'ailleurs, le monde du cinéma n'a pas choisi Sarlat par hasard pour des décors de film (Les misérables, Les visiteurs, Jeanne d'Arc, Jacquou le Croquant?). C'est aussi le point de départ de nombreuses visites dans la région : le gouffre de Padirac, les grottes de Lacave ou encore Amadouvier.

Le soir, c'est la ville idéale pour flâner et boire un verre sur les terrasses de la place de la Liberté. Les rues sont piétonnes, exceptée la grande rue de la République, appelée aussi « La Traverse », qui sépare la ville médiévale en deux. Les maisons, construites en pierre de calcaire ocre, sont très hautes avec un rez-de-chaussée médiéval et des étages rajoutés plus tard Renaissance. La ville propose de nombreux magasins de souvenirs gastronomiques.

Pour le foie gras, il est plus intéressant de s'arrêter dans une des fermes d'élevage qui vous seront indiquées sur les routes de campagne. Vous aurez également le choix pour vous restaurer dans la ville. Incontournables, ne partez pas sans avoir goûté aux délicieuses pommes de terre sarladaises?. De même, profitez-en pour admirer les animations de lumière à la tombée de la nuit.

Histoire de la ville

Le petit bourg de Sarlat s'est développé autour d'une grande abbaye bénédictine d'origine carolingienne. Cette dernière faisait partie des six grandes abbayes du Périgord avec Paunat, Belvès, Saint-Front de Périgueux, Brantôme et Terrasson. Mais c'est la seule à avoir été épargnée par les Vikings. En effet, on pourrait admettre que ce qui manque à Sarlat, c'est la Dordogne mais c'est surtout ce qui l'a sauvée des attaques ennemies.

La ville atteint 5000 habitants au VIIIe siècle. C'est une seigneurie monastique. Elle reçoit les reliques de Saint Sacerdos, évêque de Limoges, qui donne son nom à la cathédrale. En 937, l'abbaye est rattachée à l'abbaye de Cluny puis est placée sous l'autorité du Saint-Siège. Elle subit quelques remaniements lors de l'avènement de l'art roman entre 1125 et 1160. La lanterne des morts est construite en 1147. Elle porte aussi le nom de Tour Saint Bernard car ce dernier aurait accompli le miracle des pains guérisseurs dans l'enclos du monastère. L'architecture de la tour est toujours une énigme?

Le début du XIIIe siècle marque l'émancipation de Sarlat par rapport à l'abbé qui gère les affaires quotidiennes. En 1299, est signé le « livre de la paix » qui proclame l'indépendance de la tutelle religieuse. Ce sont désormais les consuls qui gèrent la cité. En 1318, le Pape Jean XXII proclame Sarlat siège épiscopal. L'abbatiale devient cathédrale. Sarlat se retrouve coincée en sandwich entre les terres du royaume de France et celui d'Angleterre pendant la guerre de cent ans. Grâce à sa fortification, elle est une réserve d'hommes et de munitions pour aider les français à repousser les envahisseurs. Mais sa santé économique en pâtit : appauvrissement et dépeuplement. Elle passe aux anglais par la Traité de Brétigny en 1360. Revenue à la France 10 ans plus tard, le roi Charles VII accorde de nombreux privilèges à Sarlat pour qu'elle se redynamise.

Les Sarladais reconstruisent peu à peu leur ville à partir du XVe siècle dont on voit encore les magnifiques hôtels particuliers aujourd'hui : la maison de la Boétie, l'Hôtel de Vienne, puis l'Hôtel de Ville, le Présidial, etc. Au XVIIe, Sarlat est à nouveau prise d'assaut par les troupes de Condé. Le sort s'acharne : guerre, épidémies, inondations. Mais la cité se relève à nouveau et devient une ville marchande et très riche. Depuis, Sarlat est passée outre les projets de constructions immobilières modernes, exhibant avec fierté ses apparats moyenâgeux. C'est aussi pour cela qu'on aime tant y aller et y retourner !

Office du Tourisme de Sarlat-la-Canéda

Rue Tourny - 24 200 Sarlat-la-Canéda

Ouverture : ouvert en juillet et août de 9h à 19h du lundi au samedi. De 10h à 12h et de 14h à 18h le dimanche. En avril, de 9h à 12h et de 14h à 19h du lundi au samedi. De 10h à 13h et de 14h à 17h le dimanche. En juin et septembre, de 9h à 13h et de 14h à 19h du lundi au samedi. De 10h à 13h et de 14h à 17h le dimanche. Le reste de l'année, de 9h à 12h et de 14h à 18h du lundi au samedi. De 10h à 13h le dimanche.

VOYAGE À SARLAT-LA-CANÉDA

Carte d'identité

Population (2010) : 9 739 habitants

Superficie : 47,13 km²

Gentilé : Sarladais, Sarladaises

Plus d'informations

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QUE VOIR À SARLAT-LA-CANÉDA

Itinéraires

Rien de plus simple que de commencer sa visite à l'office de tourisme qui est l'ancien évêché. Un plan en poche, vous pouvez commencer à arpenter les dédales de petites ruelles qui font la caractéristique de cette cité médiévale.

Petit plus : la ville est dotée de petits panneaux expliquant l'histoire des monuments.

Passez par la place du Peyrou où des artistes vendent leur toile.

En face, vous verrez la cathédrale Saint Sacerdos. Ancienne abbatiale romane du XIIe siècle, elle fut détruite en 1504 pour être remplacée par une somptueuse cathédrale. Le chevet a été refait à neuf au XVe, le chœur prolongé un siècle plus tard et la nef reconstruite au XVIIe. A l'intérieur, empruntez la porte au fond à droite qui ouvre sur l'ancien cloître de l'abbaye. Passez sous le porche et faites une première halte dans la Cour des Fontaines.

Ne vous arrêtez pas à la fontaine publique, mais profitez de la quiétude du lieu. Peu de visiteurs pensent à venir sur cette place bien cachée.

Continuez sur la petite rue à gauche qui mène à la Cour des chanoines et prenez la porte cachée derrière un rideau de lierre. Vous contournez alors la chapelle Saint-Benoît avant d'arriver à cet étrange monument en forme de ballon de rugby planté dans le sol. C'est la Lanterne des morts. Tout ce dont on est sûr, c'est qu'elle fut édifiée au XIIe siècle mais sa signification est méconnue.

Vous avez à cet endroit un point de vue sur le chevet de la cathédrale.

Continuez tout droit, passez la porte après le petit muret en pierre et prenez la rue Sylvain Cavaillez (écrivain sarladais du XIXe).

En face, vous remarquerez un magnifique balcon en fer forgé et à droite, l'ancien relais de poste.

Filez sur la rue d'Albusse qui mène à l'Hôtel de Génis construit au XVIe.

Faites un petit crochet à votre droite pour admirer le Présidial, siège de la Justice royale au XVIe et aujourd'hui transformé en restaurant.

Descendez la rue Fénélon, évêque de Limoges qui a vécu dans le château des doyens à Carennac. Sur votre droite, se dresse l'Hôtel de Cidrac puis, après le petit passage, l'Hôtel de Gérard du XVIe.

Vous arrivez alors sur l'immense Place de la Liberté. Ses terrasses et son ambiance festive vous séduiront. Contournez la place par la gauche lorsque vous êtes face à l'Hôtel de Ville et vous verrez les trois oies de la place du Marché aux oies.

Juste derrière, c'est l'église Sainte-Marie qui abrite le marché couvert. Bien que restaurée par le célèbre architecte Jean Nouvel, cette immense porte grise qui ferme l'église est plutôt de mauvais goût.

Passez par la rue des Consuls pour admirer les hôtels particuliers : Hôtel Plamon, Hôtel de Vassal, Hôtel de Mirandol, Hôtel Tapinois de Bétou sans oublier la fontaine Sainte-Marie un peu plus haut.

Traversez la rue de la République pour rejoindre la seconde moitié du centre historique. La rue des armes est composée de l'ancien corps de garde et de maisons à colombages.

Continuez jusqu'au boulevard Eugène Le Roy et prenez la première à gauche, la rue de la Charité. Elle vous mènera à la très jolie chapelle des Récollets ou des Pénitents Blancs du XVIIe. Empruntez à droite la rue Jean-Jacques Rousseau qui longe les anciens remparts de la ville jusqu'à l'abbaye Sainte-Claire. Admirez la tourelle d'angle en pierre ocre du XVIIe.

Allez jusqu'au bout de la rue pour atteindre la tour du bourreau datée du XVIe. C'est la rare tour qui subsiste des 18 originales protégeant la ville. Les remparts, eux, n'ont pas survécu aux années.

Prenez à gauche la rue des Trois Conils. Vous passerez devant la Tour du guet qui fait partie de l'Hôtel particulier de Saint-Clar daté du XVIIe.

Traversez à nouveau la rue de la République pour rejoindre la rue de la Boétie et bifurquez aussitôt à gauche. Ce quartier a été particulièrement restauré notamment le passage Henry de Ségogne, l'impasse des Violettes et la place André Malraux. Observez les constructions à pans de bois, les encorbellements et les toits de lauze.

Enfin, terminez en beauté avec la maison d'Etienne de la Boétie, construite au XVIe siècle. Sa façade donne sur la place du Peyrou. De style renaissance italienne, elle met à l'honneur ce célèbre poète et philosophe né à Sarlat en 1530.

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