Sandrine Rousseau : qui est la candidate à la primaire d'EELV ?

Sandrine Rousseau : qui est la candidate à la primaire d'EELV ? Sandrine Rousseau est la première figure écologiste à s'être déclarée candidate pour la primaire EELV, dès le mois d'octobre 2020. Connue pour ses engagements féministes, et pour avoir dénoncé le harcèlement et les agressions sexuelles exercées par Denis Baupin, l'économiste fait son retour en politique en visant la présidentielle de 2022.

Des mois avant Éric Piolle ou encore Yannick Jadot, Sandrine Rousseau avait fait part de ses ambitions. La vice-présidente de l'université de Lille, ex-numéro 2 d'EELV souhaite se présenter à la présidentielle 2022. Elle l'a annoncé dès le mois d'octobre 2020, après trois ans de retrait de la vie politique. "Moi qui prétendais aider les femmes, quel message au fond leur envoyais-je en délaissant le terrain politique auquel j'avais pourtant choisi de consacrer une partie considérable de ma vie ?", avait-elle écrit dans une lettre aux militants du parti. Candidate féministe prônant une "radicalité environnementale", Sandrine Rousseau vient donc troubler le duel envisagé entre le maire de Grenoble et l'eurodéputé. 

Qui est Sandrine Rousseau ? 

Sandrine Rousseau, 49 ans, a commencé sa carrière politique en adhérant à Europe Écologie, dès la création du parti, en 2009, comme le rappelle Libération. Elle était alors maîtresse de conférences en économie à l'université de Lille. Candidate aux élections européennes, puis régionales, elle devient ensuite vice-présidente du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, chargée de l'enseignement supérieur et de la recherche. En mars 2016, alors qu'elle est secrétaire nationale adjointe d'EELV, c'est l'une des quatre élues à accuser à visage découvert le député Denis Baupin de harcèlement et d'agressions sexuelles, dans une enquête publiée par France Inter et Mediapart. L'affaire est classée sans suite en 2017, date à laquelle Sandrine Rousseau décide de faire une pause de trois ans. 

Première candidate annoncée à la primaire écologiste

Sandrine Rousseau fait son retour en politique au mois d'octobre 2020, en annonçant sa candidature à la primaire, prévue pour le mois de septembre 2021. L'économiste a été la première candidate déclarée, plusieurs mois avant l'ouverture officielle du dépôt des candidatures, le 1er juillet 2021.

Quel est son programme pour la présidentielle 2022 ?

"Il y a vraiment cinq ans pour agir de manière extrêmement importante sur l'environnement, pour faire en sorte qu'on relocalise massivement les productions, qu'on revoie nos modes de consommation, qu'on mette en place un système qui limite drastiquement le carbone", explique la candidate à Franceinfo. Sandrine Rousseau prône, en effet, une "radicalité environnementale", mais met aussi l'accent sur la nécessité d'un "contrat social". L'enseignante-chercheuse souhaite mettre en place un "revenu d'existence versé à toutes les personnes de plus de 18 ans, sous conditions de ressources". Par ailleurs, Sandrine Rousseau veut instaurer une VIe république, avec la mise en place d'une convention citoyenne. 

Sandrine Rousseau, une candidate féministe ?

L'ancienne numéro 2 d'EELV s'est fait connaître du grand public lors de l'affaire Denis Baupin, en 2016. "Il m'a plaquée contre le mur en me tenant par la poitrine et a tenté de m'embrasser dans le couloir, durant une pause alors que j'animais une réunion", confiait alors Sandrine Rousseau. Le vice-président de l'Assemblée nationale démissionne immédiatement, mais la plainte est classée sans suite en mars 2017, en raison de la prescription des faits. Sandrine Rousseau quitte EELV en septembre 2017. Elle écrit un livre, puis fonde une association, En parler, qui a pour objectif de libérer la parole et de venir en aide aux femmes victimes de violences sexuelles. Le déclic pour son retour en politique a eu lieu lors de la nomination de Gérald Darmanin à l'Intérieur, en juillet 2020, alors qu'il est accusé de viol et de harcèlement sexuel. Cependant, Sandrine Rousseau ne souhaite pas que l'on résume sa candidature à ses engagements féministes. "De l'urgence climatique à une réforme profonde de notre Ve République, je porte un projet de renversement de la domination au sens large", affirme-t-elle au Monde