Rentrée scolaire : règles sanitaires, vaccination... Récap'

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"Rentrée scolaire : règles sanitaires, vaccination... Récap'"

Rentrée scolaire : règles sanitaires, vaccination... Récap' RENTREE SCOLAIRE 2021-2022. Cette rentrée scolaire de septembre en présentiel est la deuxième sous le signe du Covid. Règles sanitaires à l'école, au collège et au lycée, vaccination, fermetures de classes... Linternaute.com fait le point !

[Mis à jour le 3 septembre 2021 à 9h46] 12,4 millions d'élèves de l'école primaire au lycée ont réalisé leur grande rentrée scolaire jeudi 2 septembre, au lendemain de celle de plus de 800 000 enseignants. Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a promis "une rentrée la plus normale possible", avec du présentiel à 100%, en tout les cas dans un premier temps, associé à un protocole sanitaire renforcé, de niveau 2, dans l'ensemble de la France. Le protocole sanitaire est flexible : il comporte quatre niveaux, du moins strict au plus strict. Le niveau de protocole sanitaire d'un établissement peut évoluer en fonction de l'intensité de circulation du Covid-19 dans la zone géographique concernée. 

Le protocole prévoit la fermeture d'une classe de primaire à partir d'un seul cas de Covid-19. En cas de contamination au collège ou au lycée, en revanche, seuls l'élève positif et les élèves cas contacts non-vaccinés doivent s'isoler pendant une semaine (tout en poursuivant les cours à distance). Les classes de 6e font exception : comme elles comportent en majorité des élèves de moins de 12 ans, qui ne peuvent se faire vacciner, elles ferment de facto dès le premier cas de Covid, avec poursuite de l'enseignement à distance.  

Pour les 12-17 ans, une campagne de vaccination débute cette rentrée au sein des établissements, et doit s'étirer jusqu'aux vacances de la Toussaint. 600 000 tests salivaires sont prévus par semaine au sein des écoles primaires, pour 6 millions d'élèves. Le taux d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants sur 7 jours) du Covid-19 chez les 0-19 ans est multiplié par cinq par rapport à la précédente rentrée des classes de septembre, mais cette classe d'âge est bien plus testée que l'an dernier, d'où une plus forte probabilité de trouver des cas. La Société française de pédiatrie se veut rassurante : "Le variant Delta n'est pas responsable de formes plus sévères du Covid, ni chez les enfants, ni chez les nourrissons". En comparaison du reste de la population, les enfants développent d'ailleurs majoritairement des formes légères ou asymptomatiques. 

Le jour de la rentrée scolaire, Emmanuel Macron a quant à lui annoncé que 50 écoles de la ville de Marseille vont être sélectionnées pour servir de "laboratoire" : dès la rentrée 2022, les directeurs d'établissement choisiront leurs enseignants. Objectif affiché : que les enseignants adhèrent le mieux possible au projet de l'établissement et innover dans les méthodes d'éducation, notamment dans les quartiers difficiles.

Quels sont les chiffres clés de la rentrée scolaire de septembre 2021 ?

La rentrée des classes 2021-2022, qui a eu lieu le en présentiel le 2 septembre 2021 de la maternelle au lycée, a concerné quelque 12 millions d'élèves, et plus de 800 000 enseignants sont également sur le pont. 

Quel est le protocole anti-Covid de la rentrée ?

Fin août, le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a dévoilé le protocole d'une "rentrée la plus normale possible". Avec une info essentielle : "Il n'y aura pas de pass sanitaire à l'école". A la rentrée, c'est un protocole de niveau 2 qui prévaut pour l'ensemble de la France métropolitaine, de l'école primaire au lycée. En voici les détails, selon le ministère de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports (le protocole sanitaire pour les universités est à consulter plus bas) :   

  • Accueil : des cours en présentiel pour l'école primaire, le collège et le lycée
  • Protocole sanitaire à proprement parler : aération renforcée ; lavage des mains ; port du masque obligatoire à l'intérieur dès l'école élémentaire, pour les personnels comme pour les élèves ; limitation obligatoire du brassage par niveau ; plusieurs fois par jour, désinfection des surfaces les plus touchées, mais aussi désinfection des tables du réfectoire après chaque service
  • Activités physiques et sportives : elles sont autorisées à l'extérieur et à l'intérieur ; à l'intérieur toutefois, absence de sports de contact et distanciation adaptée en fonction de la pratique sportive. Distanciation de 2 mètres préconisée en règle générale.
  • Protocole de contact-tracing : dans les écoles, fermeture de la classe dès le 1er cas de contamination et poursuite de l'apprentissage à distance ; dans les collèges et lycées, les élèves cas contact à risque sans vaccination complète passent en apprentissage à distance pendant 7 jours tandis que les élèves cas contacts à risque justifiant d'une vaccination complète peuvent poursuivre les cours en présentiel. 
© Ministère de l'Education nationale

► Les (quatre) niveaux épidémiques métropolitains peuvent évoluer à l'échelle locale si la situation sanitaire le justifie

► Outre-Mer, la rentrée a eu lieu à La Réunion (niveau 2) et Mayotte ; avec une réouverture une dizaine de jours plus tard que prévu dans les Antilles française et pour une partie de la Guyane, fixée au 13 septembre. En Polynésie, les établissements scolaires ont été fermés fin août dans le cadre d'un reconfinement général 

► Consultez le protocole sanitaire à l'école sur le site du ministère

Le protocole sanitaire prévu pour les universités 

Quant à la rentrée dans les universités de l'Hexagone, pour les quelque 2,8 millions d'étudiants concernés, le mot d'ordre du gouvernement, répété par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal fin août : après les difficultés psychologiques constatées chez les jeunes étudiants forcés d'étudier à distance en 2020-2021, une rentrée "la plus normale possible" en 2021-2022. C'est donc un grand retour en présentiel qui est annoncé, sans limite de jauges dans les salles de classe. Les établissements ont toutefois la possibilité de dédoubler des groupes d'élèves, ou de retransmettre dans une autre salle un cours en amphi si les participants sont trop nombreux. 
Quant au protocole sanitaire à la rentrée dans les universités, il reste renforcé : masque à l'intérieur, consignes d'aération et nettoyage des locaux. Il n'y aura pas de pass sanitaire exigé, sauf pour les événements associatifs, de clubs sportifs ou les séminaires. Et dans les restaurants universitaires ? Eux sont pour l'heure affiliés à la restauration collective. Il ne faut donc pas de pass sanitaire pour y entrer, mais une distanciation peut être demandée entre les élèves pour limiter le brassage. 
En matière de vaccination, la même distinction que dans les collèges et lycées doit être opérée entre les élèves vaccinés et non-vaccinés : seuls les élèves négatifs au Covid-19 et vaccinés aux deux doses échappent à l'isolement / enseignement à distance d'une semaine préconisé en cas de contamination ou si l'on est cas contact. La première semaine de septembre, une grande session de vaccination est par ailleurs programmée sur les campus, en lien avec l'ARS (Agence régionale de santé). La ministre de l'Enseignement supérieur dit tabler sur 80% d'étudiants complètements vaccinés à la rentrée. 

Dans les écoles primaires 

La principale information à retenir concernant les règles sanitaires dans les écoles à la rentrée, en France métropolitaine, est la suivante : contrairement à ce qui est prévu pour les collèges, lycées et universités, la détection d'un cas positif de Covid y entraînera la fermeture de facto de toute la classe en présentiel pour 7 jours (avec poursuite de l'enseignement à distance).  

Dans les collèges

Pour ce qui est des collèges, la règle sanitaire principale à avoir en tête est qu'en cas d'identification d'un élève porteur du Covid-19, l'élève concerné et ses camarades cas contact non-vaccinés s'isolent pendant 7 jours et poursuivent les cours en distanciel. Leurs camarades vaccinés peuvent pour leur part rester en classe. 

Dans les lycées

Au lycée, la même règle centrale prévaut que pour les collèges, en cette rentrée de septembre 2021 : en cas de test positif d'un élève au Covid-19, l'élève en question rentre à la maison pendant 7 jours et bénéficie d'un enseignement à distance, tout comme ses camarades cas contacts non-vaccinés. Les cas contacts vaccinés sont eux autorisés à continuer en présentiel.

Dans les universités 

A l'université, l'information n°1 en matière de gestion des cas de covid est qu'un élève identifié comme contaminé au Covid-19 devra s'isoler sept jours, et que les cas contacts non-vaccinés devront l'imiter. Les élèves de la même classe vaccinés pourront a contrario continuer les cours en présentiel.

Le pass sanitaire est-il prévu dans les établissements scolaires ?

La tranche d'âge des jeunes de 12-17 ans n'a accès à la vaccination que depuis le 15 juin. L'application de l'extension du pass sanitaire aux mineurs a donc été reportée par le gouvernement au 30 septembre prochain pour la fréquentation des lieux culturels et de loisirs. Pourquoi parler de cette information dans un papier dédié aux écoles ? Parce que si les pass sanitaires ne seront pas de rigueur dans les établissements scolaires à la rentrée (voir plus bas), le pass sanitaire pourra en revanche être exigé lors de certaines sorties scolaires au sein d'espaces accueillant du grand public, comme les musées.  

Concernant la rentrée scolaire, c'est très clair, le ministre de l'Education l'a confirmé fin août : "pas de pass sanitaire dans les établissements scolaires". Depuis le début de l'épidémie, le gouvernement met un point d'honneur à préserver la scolarité des jeunes français. "Alors on ne va pas dire maintenant, si vous n'êtes pas vaccinés, d'autant que certains n'y peuvent rien, on va vous priver d'école", a insisté Jean-Michel Blanquer, qui a par ailleurs indiqué peu avant la rentrée qu'il ne jugeait "ni légitime, ni souhaitable, ni utile" d'exiger un pass sanitaire de la part des enseignants, préférant miser sur "une logique de confiance et de responsabilité". 

Si l'accès à l'école n'est pas conditionné à la présentation du pass sanitaire, le gouvernement a invité les élèves à se faire vacciner dans le courant de la rentrée. D'ailleurs, pour permettre à ceux qui n'auraient pas fait la démarche durant l'été, le Premier ministre a précisé dès la fin juillet : "Nous allons mettre le paquet dans les collèges et dans les lycées pour vacciner [...] à la rentrée et à cette occasion, nous proposerons aux professeurs qui n'ont pas encore été vaccinés de profiter de ce dispositif". Le but de la manœuvre ? Faire en sorte que la vaccination aille "vers les jeunes" et que la couverture vaccinale soit la plus large possible. 

Qui doit être dépisté, quand et comment ? 

La stratégie "tester, alerter, protéger" reste de mise. Le 27 août sur RTL, le ministre de l'Education nationale a rappelé que "600 000 tests salivaires [par semaine] vont être réalisés à l'école primaire. Notre objectif est d'avoir la vie la plus normale pour les enfants". Par ailleurs, si les tests qui ne bénéficient pas d'une ordonnance médicale vont devenir payants à la mi-octobre, Jean-Michel Blanquer a déclaré que cela ne serait pas le cas à l'école : "les tests que nous faisons en milieu scolaire sont gratuits, ça va de soi. Pour les sorties scolaires, je vais faire en sorte que cela le soit" promet-il. Il y aura "autant d'autotests que nécessaire" dans le secondaire, a-t-il par ailleurs précisé. 

Qui doit être vacciné, quand et comment ?

"57 % des 12-17 ans sont déjà vaccinés" (d'au moins une dose) et "environ 90 % des professeurs" sont sur le point d'avoir un schéma vaccinal complet, a rappelé le ministre fin août. Une grande campagne de vaccination (non-obligatoire) est prévue pour cette rentrée scolaire de septembre, dans les collèges et les lycées ainsi qu'auprès des enseignants de ces établissements. L'installation de 6 000 à 7 000 centres de vaccination, à raison d'un par établissement (collège ou lycée), est prévue pour la rentrée scolaire, sait-on depuis l'été. Objectif selon Blanquer : avoir vacciné l'immense majorité des 12-17 ans et des adultes des établissements, pas seulement les professeurs, notamment sur septembre et octobre". Concrètement, explique le ministre, les chefs d'établissement donnent un papier aux élèves, qui doivent, eux, ramener une autorisation parentale.  

Il n'y a pas pour autant d'obligation vaccinale, ni pour les élèves, ni pour les enseignants (ces derniers étant moins de 10% à être non-vaccinés selon le ministère). Si l'accès aux établissements scolaire n'est pas conditionné à la vaccination, une distinction est bien établie entre les vaccinés et les non-vaccinés au collège et au lycée : lorsqu'est détecté un cas positif dans une classe au collège ou au lycée, les adolescents non-vaccinés rentrent à la maison pour 7 jours et ceux qui sont vaccinés restent en cours. Dans les écoles primaires, en revanche, une classe ferme à partir d'un cas de contamination, sans que des distinctions soient établies entre écoliers ayant reçu le vaccin ou non. Pour les universités, la même distinction que dans les collèges et lycées s'opère entre élèves vaccinés et non-vaccinés en cas de test positif et donc d'existence de cas contacts au Covid-19, avec poursuite des cours en présentiel pour les premiers et semaine d'isolement et de cours à distance pour les seconds. Enfin, un adolescent non-vacciné ne peut pas participer aus sorties scolaires dans des lieux accueillant du public (musée, cinéma...).  

Quel niveau de circulation du Covid constate-t-on chez les enfants ?

D'après le bilan publié courant août par Santé publique France (un organisme public dépendant du ministère de la Santé), soit avant la rentrée scolaire, le taux d'incidence (nombre de cas pour 100 000 habitants) a marqué une forte augmentation chez les 0-9 ans et les 10-19 ans par rapport au mois précédent. Le 23 août sur France Inter, l'épidémiologiste Arnaud Fontanet a par ailleurs estimé que les enfants représenteront "la moitié des nouvelles infections" à l'automne, pour deux raisons selon lui : 

  • Le variant Delta, plus contagieux
  • Les jeunes sont "une population beaucoup plus à risque puisque c'est la seule non vaccinée"

Si les moins de 12 ans ne peuvent pas encore bénéficier de la vaccination à grande échelle, les mineurs de 12-17 ans représentent quant à eux la tranche d'âge la moins vaccinée de France : ils étaient 32,4% à l'être complètement au 19 août, selon Santé publique France. Ce qui peut toutefois rassurer, pour l'heure : les enfants sont moins touchés par des formes graves de la  maladie.

Consultez en temps réel les dernières données de Santé publique France dans notre page dédiée au Covid chez l'enfant