Mylène Demongeot : Des Sorcières de Salem à Camping, biographie de l'actrice

Mylène Demongeot : Des Sorcières de Salem à Camping, biographie de l'actrice Actrice et productrice française, Mylène Demongeot est apparue dans de nombreux films à succès français. Retour sur sa vie.

Biographie de Mylène Demongeot - Née le 29 septembre 1935 à Nice, Marie-Hélène Demongeot alias Mylène Demongeot fait ses débuts très jeune et accède à la notoriété dès 1956, grâce au film "Les Sorcières de Salem". Son charme et son physique avantageux ont fait d'elle un sex-symbol dans les années 1960. Statut qui fut renforcé avec le rôle d'Hélène dans la saga "Fantomas" aux côtés de Jean Marais et de Louis De Funès. Quelques années plus tard, l'actrice s'essaye à la production et réduit considérablement ses apparitions cinématographiques. Dans les années 2000, Mylène Demongeot est au générique de films à succès, tel que "Camping".

Jeunesse et début

Fille d'un père français et d'une mère russe, Mylène Demongeot a un demi-frère, Léonide Ivantoff, né du mariage précédent de sa mère. Ses parents vivant à Paris, elle vit d'abord chez sa grand-mère paternelle à Nice. Ses parents la rejoignent lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale en 1939. Après cela, elle part habiter avec sa famille à Paris. Elle y apprend le piano avec deux pianistes français : Marguerite Long et Yves Nat, et s'inscrit au cours Simon, puis prend des cours avec Marie Ventura. En 1953, tout en ayant des petits rôles au cinéma, elle pose pour des photos de publicité, où elle rencontre en 1956 le photographe Henry Coste, dont elle tombe amoureuse. C'est grâce à l'une des photos de ce dernier que Mylène est repéré par Raymond Rouleau, cherchant alors son "Abigail", pour son film "Les Sorcières de Salem". Ce rôle lui apporte le succès à 21 ans, en 1957.

La carrière de Mylène Demongeot

Mylène Demongeot Fantomas
Mylène Demongeot et Jean Marais dans Fantomas © DALMAS/SIPA

A cette époque, face à la populaire Brigitte Bardot, Mylène Demongeot se démarque grâce à la diversification de ses emplois. Elle tourne en particulier pour des productions étrangères : "Bonjour tristesse" de Preminger en 1958 et en Italie, où elle rencontre le succès grâce au péplum "La bataille de Marathon" (1959). Ses prestations dans des films dramatiques tels que "L'inassouvie" et "Le cavalier noir" ne sont pas remarquées, à cause d'une image qui lui est souvent collée de "blonde sensuelle". Le public la préfère dans des films comme "Les trois mousquetaires" ou la saga "Fantomas". En 1966, sur un tournage pour la télévision, elle rencontre le réalisateur Marc Simenon, fils de l'écrivain Georges Simenon. Ils se marient le 16 septembre 1968. Afin de l'aider dans ses productions, elle met de côté sa carrière professionnelle. Le 24 octobre 1999, ce dernier décède accidentellement. Elle retourne donc sur les plateaux de cinéma et en parallèle donne de sa personne à des associations. Les années 2000 et 2010 sont prolifiques pour l'actrice, obtenant des rôles dans des films à succès tels que "36 quai des Orfèvres" et la trilogie "Camping". Elle a également participé à l'émission de radio de Philippe Bouvard "Les grosses têtes" sur RTL, entre septembre 2013 et juin 2014.

Son rôle dans Camping 

De 2006 à 2016, Mylène Demongeot joue dans la trilogie comique "Camping" de Fabien Onteniente. Aux côtés notamment de Franck Dubosc, Gérard Lanvin, Antoine Duléry et Mathilde Seignier, elle joue le rôle de Laurette Pic, femme de Jacky, interprété par Claude Brasseur. Un couple qui a ses habitudes depuis des années dans le camping, connu de tous et faisant office de papa et maman pour tout le monde. Montrant une vie de camping caricaturale mais un mode de vie simple, le film est un succès au box office. Elle sera aussi présente dans le deuxième volet en 2010 et dans le troisième volet en 2016. 

Mylène Demongeot Camping
Mylène Demongeot dans Camping, aux côtés de Claude Brasseur, Mathilde Seignier et Antoine Duléry © NANA PRODUCTIONS/SIPA

Mylène Demongeot : distinctions, théâtre et publications

En 2007, Mylène Demongeot est faite Commandeur de l'Ordre des Arts et des Lettres, puis Chevalier de la Légion d'honneur en 2017. Elle reçoit le prix de la meilleure interprète pour "Les Sorcières de Salem" au Festival international du film de Karlovy Vary (République Tchèque) en 1957 et, pour l'ensemble de sa carrière, le prix Reconnaissance des cinéphiles 1994, par l'association "Souvenance de cinéphiles" de Puget-Théniers (Alpes-Maritimes).

Mylène Demongeot a joué dans 10 pièces de théâtre dont "Salomé" d'Oscar Wilde, mise en scène par Francis Sourbié, au théâtre Mouffetard. Elle a publié trois autobiographies : "Tiroirs secrets" en 2001, "Mylène Demongeot : Mémoires de cinéma – Une vie et des films" en 2011 et "L'Amour fou" en 2019. Elle a également écrit des récits, essais et préfaces.

Mylène Demongeot arnaquée, elle perd sa fortune

Dans son récit "Très chers escrocs…", sorti en 2019, elle raconte que son gestionnaire de comptes l'a escroquée, en lui flouant une somme de deux millions d'euros. Avec cet argent, il faisait des prêts à d'autres personnalités du cinéma comme par exemple Isabelle Adjani ou encore Samy Naceri. L'actrice est donc ruinée et révèle par la suite qu'elle vit dans un 35m² à Paris, tout en comptant ses sous.

Mylène Demongeot face à la maladie

En janvier 2020, Mylène Demongeot révèle sur ses réseaux sociaux "que 2019 a été pour moi une année difficile. J'ai lutté contre un cancer. Aujourd'hui, je tiens à vous faire part de ma complète guérison", s'affichant transformée, les cheveux courts. L'actrice était déjà très stressée à cause de l'arnaque qu'elle a subi, elle se montre ainsi courageuse face à tous ces problèmes, et à la douleur qu'elle a vécu en silence. 

Son courage face à l'alcool

En 2008, en collaboration avec Isabelle Sokolow, Mylène Demongeot publie "Le Piège, l'alcool n'est pas innocent". Dans son récit, elle révèle que sa relation avec Marc Simenon n'était pas si rose. En effet, son mari, décédé depuis, avait un problème d'alcool. A la suite d'un échec, le réalisateur tombe dans la boisson, puis cela empire de plus en plus. Dans son carnet de note, l'actrice témoigne : "Cette nuit, je me suis réfugiée derrière la penderie du grenier. J'ai peur. Je tremble. Je suis fatiguée. Je veux dormir. Toute la nuit il me harcèle, m'accable de reproches. C'est lui, l'homme que j'aime tant ? Ce monstre agressif qui me fait si peur ?". Elle le supplie de se calmer mais rien n'y change, elle lui lance donc un ultimatum : s'il ne se soigne pas, il ne la reverra plus. Les années suivantes sont ponctuées d'espoirs, de rechutes et d'hospitalisations. 

Les maris de Mylène Demongeot

En 1958, Mylène Demongeot se marie avec Henry Coste, puis ils divorcent en 1968. Le 16 septembre 1968, elle se marie avec Marc Simenon, avec Henri Salvador et Marcel Achard en témoins. Mylène Demongeot n'a par ailleurs jamais eu d'enfants. "Je ne suis pas du tout maternelle, les enfants, je trouve ça ennuyeux" disait-elle à Ici Paris en mai 2019.

Mylène Demongeot et Marc Simenon
Mylène Demongeot et Marc Simenon © GREGOIRE/SIPA

Cinéma français