Johnny Hallyday : sa vie, ses femmes, ses succès, sa mort... Biographie du Taulier

Johnny Hallyday : sa vie, ses femmes, ses succès, sa mort... Biographie du Taulier Johnny Hallyday restera, même après sa mort, l'un des chanteurs français les plus populaires. Portrait d'un rockeur qui a marqué des générations.

Jean-Philippe Smet, alias Johnny Hallyday, naît le 15 juin 1943 dans le neuvième arrondissement de Paris. Quelques mois après sa naissance et la séparation de ses parents, il part vivre chez sa tante paternelle Hélène Mar. Cette dernière est une ancienne danseuse et actrice de cinéma qui va lui faire découvrir le monde du spectacle. Jean-Philippe est donc un enfant de la balle qui prend des cours de danse et de guitare, puis se voit confier quelques petits rôles dans des spots publicitaires. Dans le 9e arrondissement de Paris où la famille s'est installée en 1957, le jeune adolescent devient l'ami de deux autres futurs chanteurs, Jacques Dutronc et Eddy Mitchell. C'est à cette époque qu'il se découvre une passion pour le rock'n'roll porté par le grand Elvis, interprète du film "Lovin' you". Il va alors s'inspirer et reprendre les chansons du King dans différents lieux de la capitale : la Trinité, le Golf Drouot, l'Orée du Bois, le Robinson-Moulin-Rouge…

Ces diverses expériences lui permettent fin 1959 de faire une apparition à l'émission de radio Paris Cocktail et de se faire remarquer par le directeur artistique de Vogue, Jacques Wolfsohn. Ce dernier lui offre son premier 45 tours le 14 mars 1960 sous le nom de Johnny Hallyday (emprunté au mari de sa cousine) et qui comprend les deux titres "Laisse les filles" et "T'aimer follement". Mais c'est son deuxième disque "Souvenirs, souvenirs", sorti trois mois plus tard, qui marque le véritable début de sa carrière.

Et la biographie de Johnny Hallyday est riche en succès. S'il semble au début timide, notamment lors de sa première télévision à L'Ecole des vedettes où il est parrainé par Line Renaud, le jeune homme de 17 ans parvient peu à peu à affirmer son âme de rocker. Cette même année 1961, Johnny quitte Vogue pour Phillips. C'est un nouveau départ. Avec Johnny Stark comme manager, il apprend à travailler sa voix et s'entoure des meilleurs musiciens. Il réveille la jeunesse française avec "Viens danser le twist", son premier disque d'or qui l'amène jusque sur les planches de l'Olympia, qu'il occupe pendant près d'un mois à l'automne. Puis les succès vont se succéder : "Retiens la nuit", "Pas cette chanson", "L'idole des jeunes", "Elle est terrible" et "Da doo ron ron"... Il revient ensuite sur le grand écran en 1963 dans "D'où viens-tu Johnny ?". C'est sur le tournage du film qu'il rencontre la chanteuse Sylvie Vartan, avec qui il formera le couple phare de la génération "Salut les Copains !". L'année suivante, Johnny part faire son service militaire en Allemagne.

Son mariage avec Sylvie à son retour en avril vient renforcer son image de modèle pour la jeunesse française. Il part enregistrer "Pour moi la vie va commencer" à Nashville, la capitale américaine du country. Pourtant, le chanteur a du mal à gérer l'ampleur de son succès. La chanson "Noir c'est noir, il n'y a plus d'espoir" reflète le mal-être qu'il ressent à l'époque et qui l'amène à faire une tentative de suicide. Le chanteur reprend le dessus avec la naissance de son fils David le 14 août 1966, puis grâce aux nombreuses tournées en Europe, Afrique et Amérique Latine. Les tubes continuent à s'enchaîner au début des années 1970, avec entre autres "Que je t'aime", "Oh ma jolie Sarah" et "Toute la musique que j'aime". En 1975, il part s'installer avec sa famille à Los Angeles, mais son couple bat de l'aile et il finit par divorcer cinq ans plus tard.

Johnny et ses premiers tubes

Les années 1980 sont pour Johnny l'occasion de chanter les textes de nouveaux artistes de la chanson française comme Michel Berger, qui lui écrit en 1985  "Le chanteur abandonné" et "Quelque chose de Tennessee" ; et Jean-Jacques Goldman qui signe "Je te promets" et "Laura" l'année suivante. Cette dernière chanson est dédiée à sa fille Laura, née de sa liaison avec l'actrice Nathalie Baye. Johnny Hallyday intéresse aussi beaucoup la presse à scandale pour ses relations amoureuses : en 1990, il épouse Adeline, la fille de son ami Long Chris, de qui il divorcera quelques années plus tard pour se marier à nouveau en 1996 avec une jeune mannequin, Laetitia.

En attendant, Johnny sort de nombreuses compilations et enchaîne les concerts gigantesques, qui en font une véritable bête de scène. Il s'offre ainsi le Parc des Princes en 1993 pour ses cinquante ans, Bercy en 1995, Las Vegas en 1996, le Stade de France en 1998 et la Tour Eiffel en 2000, pour un concert gratuit réunissant pas moins de 400 000 spectateurs. En 1997, il est l'un des rares chanteurs à se voir remettre la médaille de Chevalier de la Légion d'Honneur des mains du président Jacques Chirac. "Sang pour sang" crée l’événement en 1999 avec des ballades écrites par son fils David. Son succès ne l'empêche pas de participer à des actions de solidarité, aux côtés de Line Renaud et Pascal Obispo dans la lutte contre le sida ("Noël Ensemble" en 2000). En 2002 sort le double album "A la vie à la mort", qui marque son retour dans la chanson après deux années de pause consacrées au cinéma (Love Me de Laetitia Masson entre autres). Il contient le titre "Marie" et vient amorcer sa tournée des stades organisée l'année suivante pour ses soixante ans, et qui s'achève avec le Parc des Princes.

Après quarante-trois ans de collaboration avec Universal, Johnny décide de quitter sa maison de disques et sort "Ma Vérité" en janvier 2006 avant de signer chez Warner. Le 5 avril, il est à l'affiche du film "Jean-Philippe" de Laurent Tuel, dans lequel il incarne son propre rôle aux côtés de Fabrice Luchini. Un avant goût de sa tournée "Flashback Tour 2006", qui sera pour lui l'occasion de repasser dans les principales salles françaises qui ont pu faire son succès pendant ses 46 ans de carrière.

Le retour au blues

En 2007, avec le "Cœur d'un homme", Johnny réalise enfin son rêve : enregistrer un disque aux influences blues. Produit aux Etats-Unis, le disque rencontre un énorme succès auprès du public. Il doit ensuite faire face à quelques problèmes de santé : il est notamment opéré d'un cancer en 2009. Rétabli après une longue convalescence, il sort son 47e album studio "Jamais seul" en 2011. Il fête ses 70 ans sur scène en juin 2013 et on le retrouve au cinéma en 2014 devant la caméra de Claude Lelouch dans "Salaud, on t'aime", aux côtés de son grand ami Eddy Mitchell. Lors de l'été 2015, il fait la tournée de quelques festivals avec les "Vieilles canailles". En 2016, il continue avec le "Rester vivant tour" puis récidive avec les "Vieilles canailles" en 2017.

Les femmes de Johnny Hallyday

Tout au long de sa vie, son image aura été indissociable des (nombreuses) femmes qu'il a fréquenté. Dans les années 60, c'est avec Sylvie Vartan qu'il s'affiche : le couple se marie le 12 avril 1965 et mettent au monde un enfant, David Hallyday, le 14 août 1966. Ils divorcent en 1980. Johnny se remarie l'année suivante avec Babeth Étienne, dite Babeth, à Los Angeles. Un mariage célébré à Los Angeles et qui ne durera qu'une année. En 1983, il rencontre Nathalie Baye, avec qui il s'installe à L'Etang-la-Ville dans les Yvelines. De leur amour naît Laura Smet, le 15 novembre 1983. Le couple se sépare en 1986, quatre ans avant un nouveau mariage pour Johnny Hallyday, avec Adeline Blondieau. Ils divorcent le 11 juin 1992, se remarient le 19 avril 1994 et re-divorcent le 9 mai 1995. Pour de bon. C'est ensuite que le Taulier rencontrera celle avec qui il vivra jusqu'à sa mort : Laeticia Hallyday.

Johnny et Laeticia Hallyday

Le 25 mars 1995 en boîte de nuit à Miami, Johnny Hallyday fait la rencontre d'une jeune mannequin, de 32 ans sa cadette : Laeticia Boudou. Un an plus tard, le 25 mars 1996, ils se marient devant le maire de la ville, Nicolas Sarkozy, à Neuilly-sur-Seine. Le couple adoptera deux petites filles vietnamienne : Jade, née le 3 août 2004 et Joy, le 27 juillet 2008. Ensemble, Laeticia et Johnny Hallyday traverseront toutes les étapes de la vie, plus ou moins faciles. La jeune femme occupe une place prépondérante dans la vie de son rockeur de mari, y compris dans sa vie artistique. Jusqu'au dernier souffle de Johnny Hallyday, Laeticia sera à ses côtés. 

La mort de Johnny Hallyday

Au début de l'année 2017 et en pleine tournée des "Vieilles Canailles", Johnny Hallyday révèle à tous qu'il est atteint d'un cancer des poumons. Il décède dans la soirée du 5 décembre 2017 des suites de son cancer, dans sa maison de Marnes-la-Coquette. Dès l'annonce de sa disparition, dans la nuit du 5 au 6 décembre, l'émotion submerge la France. Les hommages se comptent par millions et la presse, les politiques ou le public salue unanimement la carrière immense du Taulier. Pendant des jours, on ne parle que de ça.

Le 9 décembre 2017, un hommage populaire lui est rendu en l'église de la Madeleine, à Paris : une cérémonie immense qui rassemble près d'un million de personnes et qui est suivie à la télévision, en direct, par plus de 15 millions de téléspectateurs. Johnny Hallyday repose désormais sur l'île de Saint-Barthélemy, dans le caveau familial, un projet concrétisé par Laeticia Hallyday, sa dernière épouse, vivement critiquée à ce sujet.

L'inhumation critiquée de Johnny

"Johnny repose enfin dans sa dernière demeure". Dans une publication postée sur son compte Instagram, Laeticia Hallyday a annoncé que le cercueil du chanteur venait d'être transféré dans son caveau définitif, sur l'île de Saint-Barthélemy, où il reposait déjà depuis sa mort, en décembre 2017. "C'était le choix d'un homme libre, qui a trouvé ici la paix à laquelle il aspirait. Les démarches ont été accomplies avec professionnalisme, dans le respect de ses volontés. Je remercie de tout mon cœur tous ceux qui y ont contribué", ajoute la veuve du Taulier dans la même publication, en légende d'une photo de Johnny.

Une inhumation concrétisée après des mois d'hésitations et de tensions, Laura Smet, première fille de l'artiste, s'y étant vivement opposée. "Depuis le décès douloureux de mon père, je n'ai malheureusement jamais été consultée sur la question de sa sépulture, Laeticia ayant fait seule le choix de la sépulture actuelle dont elle connaissait parfaitement les conditions... J'ai découvert dans la presse l'été dernier le projet de transfert. J'ai immédiatement donné mon accord sur le principe de l'exhumation si tous les héritiers définissent ensemble les détails de cette exhumation, mon sang coule dans ce caveau et ce sujet est tellement intime, personnel et prioritaire. A ce jour, à part de vagues informations, aucun détail précis ne m'a été donné sur cette exhumation", écrivait Laura Smet.

Et d'ajouter : "Faire son deuil lorsqu'on a été empêchée de voir son père dans les derniers moments est une chose terrible dont je ne me remettrai jamais. Imaginer son père exhumé dans l'improvisation serait un nouvel affront à sa mémoire. Je ne peux m'y résoudre et je ne me laisserai pas instrumentalisée". Un message à charge contre les décisions de Laeticia Hallyday, qui avait contraint la veuve du Taulier de ralentir son projet de transfert du cercueil dans le caveau familial. Après des mois de négociations, c'est désormais chose faite, quelques semaines seulement après les hommages rendus à Johnny Hallyday pour les deux ans de sa mort.

Un musée Johnny Hallyday ?

Les nombreux fans de Johnny auront-ils bientôt un endroit pour rendre hommage à leur idole à Paris ? Alors que le chanteur est enterré bien loin de son pays d'origine, sur l'île de Saint-Bathélémy, l'idée d'un musée Johnny-Hallyday a été évoquée par sa veuve, Laeticia Hallyday. En ce 5 décembre, jour qui marque le deuxième anniversaire de la mort de l'artiste, un tel endroit pourrait faire partie des idées en projet. Laeticia Hallyday confie dans les colonnes du Journal du Dimanche avoir conservé de nombreuses archives sur son époux. Archives qui pourraient, un jour, se retrouver dans un lieu entièrement dédié à Johnny Hallyday.

"J'adorerais ! J'ai le contenu. Et si Paris lui consacrait un jour un lieu, pour que les fans puissent aller écouter sa musique, voir et toucher des choses ? J'ai respecté le souhait de mon mari d'être enterré à Saint-Barth, mais c'est très loin. Il y a plein d'endroits à Paris qui portent son empreinte, de l'Olympia à Bercy. Et le square de la Trinité bien sûr, parce que c'est là où tout a commencé pour lui. Il y a une dizaine d'années, quand il jouait au Théâtre Édouard-VII, il m'y avait emmenée. Il était très fier de me montrer sa rue, de me raconter que c'est là qu'il avait rencontré Eddy Mitchell, qu'ils échangeaient des disques d'Elvis Presley. Ce quartier était son ancrage", explique Laeticia Hallyday.

Johnny, "L'Idole des Jeunes" en spectacle

En plus de ce projet de musée imaginé par Laeticia Hallyday, la vie du Taulier sera célébrée sur les planches, dans un spectacle baptisé "L'idole des Jeunes". C'est au Casino de Paris que se joue ce show, un "concert hommage à Johnny Hallyday", du 18 décembre 2019 au 26 janvier 2020. "'L'idole des jeunes' est une célébration de la carrière hors norme de l'artiste Johnny Hallyday. L'odyssée musicale de la plus grande idole française du XXe et XXIe siècle. Le public va être transporté dans toutes les étapes et les époques de ses 50 ans de carrière. Près de trente personnes sur scène vont reprendre les tubes que tous les Français ont fredonnés sur cinq générations. Ce live show, composé de cinq chanteurs et deux chanteuses, de musiciens live et de danseurs va célébrer la légende de la star éternelle dans le cœur du public", promet le communiqué de l'événement.

L'album de Johnny en tête des ventes

Depuis la mort de Johnny, les années passent mais le souvenir reste. En témoignent les chiffres impressionnants des ventes de son deuxième disque posthume, baptisé "Johnny" s'impose à la tête des acquisitions physiques cette semaine. L'album live des Vieilles Canailles, enregistré lors de l'un de ses derniers concerts avec Jacques Dutronc et Eddy Mitchell, est troisième dans le classement du Snep (Syndicat national de l'édition phonographique). "Ça veut dire que personne ne l'a remplacé et puis il n'y a pas grand chose d'autre en ce moment en chanson francophone, mis à part Céline Dion (2e des ventes physiques) et Jean-Louis Aubert (4e). En attendant la sortie de l'album de Renaud", analyse Christian Eudeline, auteur de "L'encyclopédie Johnny", interrogé par l'AFP.

Il faut dire que sa disparition n'aura rien altéré à l'engouement des fans pour Johnny. Depuis sa mort le 5 décembre 2017, le Taulier a vendu plus de 2,7 millions de disques. Un chiffre principalement gonflé par le premier album posthume de l'artiste, "Mon pays c'est l'amour", écoulé à 780 000 exemplaires en une semaine. Un record. Un an plus tard, le 25 octobre 2019 marquait la sortie attendue d'un second disque posthume intitulé sobrement "Johnny". Yvan Cassar, ancien directeur artistique de l'artiste affirmait au Parisien que cette orchestration était un souhait de longue date. "Mille fois il m'a parlé d'orchestre. J'ai l'impression que vingt ans plus tard, on va au bout de cette histoire. Et c'est joli." Dans cet opus de 12 titres, ce souhait a donc été réalisé grâce à la reprise live de la voix du chanteur, accompagnée de 70 musiciens du London symphonie Orchestra, ainsi que 42 voix choristes de l'ensemble London Voices. 

Un pari risqué, mais qui n'a visiblement pas manqué de convaincre immédiatement les fans du Taulier, en témoigne la première semaine de vente, où déjà 100 000 exemplaires avaient été écoulés, selon les chiffres de Franceinfo. Ce qui pour la maison de disque Universal, signifie déjà une réédition. Dans "Johnny", les premières notes de l'orchestre nous plongent dans un univers cinématique prenant, pour ensuite s'accorder avec le premier titre "Que je t'aime". Cette réorchestration symphonique initiée par Yvan Cassar revisite également d'autres grands classiques du chanteur emblématique : "Diégo, libre dans sa tête", premier single du disque, "Quelque chose de Tennessee", "Sur ma vie", "L'envie", "Sang pour sang", "Vivre pour le meilleur", "Marie", "Le chanteur abandonné", "Requiem pour un fou", "M'arrêter là" et "Non je ne regrette rien"... Pour le plus grand bonheur des fans de l'artiste français. Et d'Universal.

"Johnny", un album qui pose question

Le deuxième album posthume de Johnny Hallyday était donc un succès annoncé. Le but de cette sortie, à peine deux ans après la mort du Taulier ? "Redécouvrir la voix de Johnny et l'interprète unique qu'il était", fait valoir Yvan Cassar dans les colonnes de Ouest-France. Le projet a été initié par la maison de disque Universal. "Cet album je l'ai fait pour les gens qui l'aiment, pour le public, pour Johnny (...) Ces chansons on les a jouées ensemble (...) je pense qu'il aurait été content", martelait Yvan Cassar à RTL.

Mais derrière la sortie de ce nouvel album posthume, un an après "Mon pays c'est l'amour", c'est la question du juteux business que représente Johnny, même (et surtout ?) après sa mort qui pose question à certains fans. Car le succès de "Johnny" semble inévitable : 100 000 exemplaires avait été mis en vente le jour de sa sortie selon Europe 1, ce qui est "très rare aujourd'hui", à l'ère du streaming. Une aubaine pour la maison de disque. D'autant plus que le premier album posthume de Johnny Hallyday, "Mon pays c'est l'amour", sorti en octobre 2018 (chez Warner cette fois), s'était écoulé à quelque 2 millions d'exemplaires.

Qui est Yvan Cassar, créateur de "Johnny" ?

Pianiste, arrangeur, directeur musical... Il a côtoyé les plus grands artistes français, et aura passé près de vingt ans aux côtés de Johnny Hallyday. Mais qui est Yvan Cassar, qui célèbre les deux ans de la mort du Taulier avec un album posthume, "Johnny" ? C'est lui qui est à l'origine de la sortie de ces douze titres du chanteur et de leur réorchestration en version symphonique, à Londres. À 52 ans, Yvan Cassar est compositeur, arrangeur et directeur musical, et a collaboré avec de grands noms de la chanson française, dont Johnny Hallyday, Mylène Farmer ou Claude Nougaro. Originaire de Rennes, il a orchestré plusieurs des concerts de Johnny, notamment son Stade de France en 1998 ou son show à la Tour Eiffel en 2000. Il a également participé à plusieurs albums, dont "Le coeur d'un homme" (2007) ou "L'attente" (2012). 

À l'approche des deux ans de la mort du Taulier, il dévoile donc "Johnny", sorti chez Universal. "Je voulais des voix où Johnny me faisait rêver, où il était beau. L'idée de cet album c'est de rendre hommage au chanteur qu'il était", confie Yvan Cassar à France Bleu. Et de renchérir : "Moi, je suis musicien et j'ai pensé à la relation que j'avais avec Johnny. Cet album est devenu une envie parce qu'on en avait parlé et qu'on avait jamais pu le réaliser. Je voulais être fidèle à ce qu'il m'avait dit sur les arrangements de ces titres. Je voulais qu'il se retourne en se disant que c'est beau." 

Les Vieilles Canailles à l'honneur

Comment un hommage à Johnny pourrait-il être complet sans ses compères de toujours, Eddy Mitchell et Jacques Dutronc ? Ensemble, ils formaient les Veilles Canailles. À l'occasion du deuxième anniversaire de la mort du Taulier, l'un des concerts des trois rockeurs, enregistré à Bercy en 2014, est sorti en CD et DVD le 8 novembre 2019. En plus de cette sortie, France 3 proposait une soirée événement : la chaîne publique a diffusé ce show lors d'un prime spécial baptisé "Les Vieilles Canailles, histoire d'un concert mythique", le même jour que la sortie de l'enregistrement en CD et DVD, le 8 novembre 2019.

Sylvie Vartan salue Johnny

L'ex-femme du Taulier a elle aussi pris part aux hommages pour les deux ans de la mort de Johnny. C'est au Rex, à Paris, que la chanteuse a salué sa mémoire, mercredi 23 et jeudi 24 octobre 2019, puis le 13 novembre à Genève. Un "concert-hommage" à Johnny, orchestré par celle qui a partagé la vie du rockeur pendant 15 ans. "Ce sera un véritable hommage autour de Johnny. Je chanterai les chansons qui ont marqué les sixties et les seventies, et qui ont aussi cimenté notre passion. Nous étions les enfants du rock (...) Je raconterai notre parcours musical et personnel. Ce sera un hommage familial : David se joindra à moi. Johnny était un symbole pour tellement de monde. Il a vraiment marqué son temps. Avec ce spectacle, je veux le rendre inoubliable à un moment de sa vie où il était solaire", confiait Sylvie Vartan à l'AFP, avant de conclure : "Je n'arrive pas à réaliser que Johnny est parti."

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