Grève SNCF : comment expliquer la faible mobilisation du jeudi 17 septembre ? 

Grève SNCF : comment expliquer la faible mobilisation du jeudi 17 septembre ?  GREVE SNCF - Le dernier appel à la grève de la CGT-Cheminots s'est terminé vendredi 18 septembre 2020 à 7h55. Les rares perturbations de trafic ne concernaient que les Intercités, TER, RER et Transilien gérés par la SNCF.

[Mis à jour le 18 septembre 2020 à 11h52] Les syndicats CGT, FSU, Solidaires et les organisations de jeunesse FIDL, MNL, UNL et étudiante Unef ont appelé à une journée de grève et de manifestations un peu partout en France jeudi 17 septembre 2020, condamnant la politique sociale du gouvernement et contestant le "chantage à l'emploi, l'allongement du temps de travail et la baisse des salaires". 

Mais les perturbations de trafic étaient faibles dans les transports assurés par la SNCF : seul le le trafic des trains régionaux (TER, Intercités) et du quotidien en Île-de-France (RER et Transilien) était perturbé. Malgré l'appel à la grève rejoint par la CGT-RATP, la grève à la RATP faisait état de son côté d'un trafic normal. 

Le secrétaire général de la CGT-Cheminots Laurent Brun avait confessé en amont aux journalistes : "Je n'imagine pas qu'on sera débordés par les masses descendant dans les rues. Pour les cheminots, c'est une triple reprise : la reprise six mois après une grève reconductible dure - ce n'est quand même pas évident de refaire une journée de grève après une telle implication, - une reprise après les vacances et une reprise après le confinement."

Pour l'exécutif, le motif et la période choisis pour faire la grève apparaissaient illisibles. Interrogé sur Europe 1, le ministre délégué aux Transports Jean-Baptiste Djebbari est paru bien circonspect quant à cette grève alors que le gouvernement a annoncé un soutien financier de 5 milliards d'euros à la SNCF dans le cadre de son plan de relance. Une semaine avant, lors de l'appel de la CGT, il avait dénoncé une "grève par habitude" à la SNCF.