La circulation des images est sans fin, des fragments de centaines de longs métrages se succèdent rapidement. Pendant toute la durée de cet essai autour du found-footage, ces fragments illustrent la narration en voix off du cinéaste, qui s'apparente à un journal intime couvrant la période d'avril à octobre 2016. Après s'être séparé de son partenaire, avec lequel il s'était installé dans une partie reculée de l'Alsace des années auparavant, le cinéaste y vit désormais isolé, sans voiture, sans travail, sans avenir. Il parle de cette existence solitaire, de sa dépression et de ses attaques de panique, de son obsession de regarder un grand nombre de films (à la fois bénédiction et malédiction), de la perte de son père, de la visite d'amis cinéastes portugais, des attentats terroristes de Nice, de la mort de Prince, des réfugiés en Méditerranée et du nettoyage de son appartement avant son déménagement prévu à Paris, qui offre la lumière au bout du tunnel . Le montage d'images et de voix off mené à un rythme effréné relie des crises personnelles et des événements mondiaux, devenant ainsi le document d'une partie de la vie et d'un pays en état d'urgence.

Ne croyez surtout pas que je hurle
Ne croyez surtout pas que je hurle

La circulation des images est sans fin, des fragments de centaines de longs métrages se succèdent rapidement. Pendant toute la durée de cet essai autour du found-footage, ces fragments illustrent la narration en voix off du cinéaste, qui s'apparente à...