Synopsis - En trente ans, la psychiatrie publique a fermé 50 000 lits. Morts ou désocialisés, de nombreux patients ont fait les frais de cette politique. Ainsi, un tiers des sans-abri souffrirait aujourd'hui de pathologies mentales. "On a confondu la réforme de l'asile avec la destruction de l'asile", regrette le docteur Hervé Bokobza. Rue, foyer, hôpital et prison, les parcours se suivent et se ressemblent. "On juge des gens et on s'aperçoit, une fois qu'ils sont arrivés en détention, qu'ils ont des maladies mentales", résume le vice-président du tribunal de grande instance de Paris.