| "C'est avec les beaux sentiments qu'on fait de la mauvaise littérature." |
| André Gide |
L'avis de Anaïs (Pau)      |
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| "Adeline, je ne crois pas qu'il faille interpréter cette citation de cette manière. En effet, vous avez raison, quoique n'ayant pas lu le roman "Manon Lescaut", sa réputation le précède. De plus les exemples de chef-d'œuvre" remplis de beaux sentiments sont infinis. Je pense donc qu'André Gide ne faisait pas référence aux sentiments des personnages (il serait parfaitement ridicule de dire que pour qu'un livre soit réussi, il faille alors que les sentiments des protagonistes ne soit pas de "beaux sentiments"! pour quelle raisons? et de plus, il y a foule de contre exemples!). Je pense qu'il faisait référence aux sentiments de l'auteur. en effet, selon moi, il a voulu dire qu'un auteur emprunt de "beaux sentiments" incapable de mettre ceux ci de coté, est voué a faire de la mauvaise littérature. pour reprendre votre exemple de "manon lescault", le succès du livre, à mon avis ne réside pas tant dans les "beaux sentiments" de Des grieux, ni dans ceux de manon, mais plutôt dans le fait que ces "beaux, nobles, ou encore grands sentiments" sont ressentis par une prostituée et un voyou qui tue et vole. Et donc l'auteur de ce livre était tout sauf emprunt de "beaux sentiments" . Ceux ci conduisaient en effet les auteurs de l'époque a écrire parfois sur de telles passions, mais elles avaient presque toujours lieu entre 2 personnes qui étaient l'incarnation même de la noblesse et de la pureté d'âme (la vierge pauvre et naïve dévorant les livres et le beau et noble gentilhomme, bourré aux as et sous le contrôle de ses ainés...) ce qui n'est certainement pas le cas d'une prostitué et d'un voleur doublé d'un meurtrier, surtout au 18eme siècle ! ce livre a en effet "été jugé scandaleux a deux reprises, saisis, condamné et brulé. L’auteur publie en 1753, une nouvelle édition de Manon Lescaut revue, corrigée et augmentée d’un épisode important. Les qualités humaines du roman séduisirent rapidement le public et en feront la célébrité." (pris sur wikipédia). Ainsi de mon point de vue, ce sont les "beaux sentiments" de l'auteur, l'empêchant alors d'écrire un livre réaliste, accrocheur ou je ne sais quoi d'autre. Le public est toujours plus attirés par "les beaux sentiments" sortant de la "boue"(je n'émet aucun jugement de valeur, c'est une simple façon de parler) à mon avis que par ceux qui sortent du satin, et beaucoup ne sont tout simplement pas attirés par les "beaux sentiments". Or quel auteur dégoulinant de "beaux sentiment" et incapable d'en faire abstraction lors de l'écriture pourrait écrire sur de la boue (toujours une façon de parler) ou sur autre chose que sur ces 3 beaux sentiments" par lesquels il est obnubilé ? ce type d'auteur est voué a écrire encore et toujours sur le même type de sujet et sur la même sorte de trame, évidemment toujours moralisatrice. Or bonne littérature est bien loin de rimer avec morale. C'est a mon avis à cela qu'André Gide fait allusion dans cette citation. Cependant, n'ayant même pas lu "manon lescaut", il est fort possible que je me trompe du tout au tout." (19 janvier 2009) |
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| "Rien ne sert d'être vivant s'il faut que l'on travaille." |
| André Breton |
L'avis de Loïc Garcin (Rennes)      |
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| Arbeit macht frei |
| ""Le travail rend libre" pouvait-on lire au portique d'Auschwitz. Cette phrase, inscrite dans la phraséologie nazie depuis les années 30, était destinée à combattre l'idéologie socialiste d'un travail aliénant. Reprise aujourd'hui par le capital et notamment par notre président, elle sonne comme une justification de l'ordre, de l'autorité et du capital, et s'oppose radicalement à la théorie libératrice des individus prônée par Marx et que nous rappelle André Breton. Rien ne sert d'être vivant si c'est pour ne pas vivre notre propre vie, être aliénés, dépossédés de nous-mêmes par la dépossession de notre activité mise au service du capital et de l'ordre autoritaire." (16 janvier 2009) |
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| "La religion est l'opium du peuple." |
| Karl Marx |
L'avis de Nicolas Bersier (Suisse)      |
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| "Depuis que l'homme a conscience de la mort, il s'est inventé des religions pour tout expliquer. C'est un besoin dont il ne peut se passer. Abolir DIEU ne sert à rien, il sera remplacé par le parti qui, lui, sera tout autant vénéré." (15 janvier 2009) |
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| "Le premier symptôme de l'amour vrai chez un jeune homme, c'est la timidité, chez une jeune fille, c'est la hardiesse." |
| Victor Hugo |
L'avis de Jérôme Neveu (Lasarre)      |
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| "C'est pour sûr un mal-être qui conduit à un bonheur, à une extase... celui de se rapprocher de l'être aimée, de la humer, la toucher, la caresser, la posséder. L'amour, c'est ce serrement d'entrailles... C'est ce vide que suscite son absence... C'est ce bonheur irradiant que provoque un regard, un sourire... C'est ce silence qui emmène au septième au ciel .
Tu as tellement raison la dessus, au plus haut point... et c'est cet amour qui fait le plus mal !
Même les hommes les plus durs et endurcis ne peuvent rien contre le pouvoir d'une femme." (14 janvier 2009) |
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