DNS Leak : Tester et sécuriser sa connexion VPN pour éviter les fuites
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Vous avez sûrement installé un VPN pour une bonne raison. Protéger votre vie privée, naviguer sans laisser de traces, c'est l'objectif. Malgré tout, il arrive que certaines informations passent encore entre les mailles du filet.
Une connexion sécurisée ne suffit pas toujours. Même avec un VPN actif, vos requêtes peuvent passer par des serveurs qui ne respectent pas votre confidentialité. Ces fuites restent souvent invisibles, et beaucoup les ignorent complètement. Ces incidents ne relèvent pas de la théorie, mais posent un risque réel. Votre fournisseur internet, votre employeur ou un pirate peut l’exploiter.
Comprendre ces phénomènes permet de naviguer avec plus de sérénité. Il ne s’agit pas seulement de technologies compliquées ou de jargon technique, mais d’un aspect négligé de votre vie numérique quotidienne. Chaque requête que vous envoyez peut avoir un impact sur vos données personnelles.
Ces situations concernent tous les utilisateurs, qu’ils soient débutants ou familiers avec les rouages de la sécurité en ligne. Prendre conscience du risque est la première étape pour rester réellement protégé.
Fuite DNS : Comprendre le problème
Pour combattre un problème, il faut d’abord mesurer ses implications. Une fuite DNS est un problème de sécurité courant. Elle annule l’un des principaux avantages de votre VPN qui est votre anonymat. Pour la corriger, il faut d’abord comprendre les trois éléments clés suivants.
1. Le rôle du DNS et de votre FAI
Quand vous tapez une adresse de site web, votre appareil a besoin de la trouver sur Internet. Il utilise le DNS à cette fin. Le DNS fonctionne comme un traducteur. Il convertit le nom du site (par exemple exemple.com) en une adresse IP numérique dans un langage que les ordinateurs comprennent.
Par défaut, ce traducteur est celui fourni par votre fournisseur internet (FAI). Chaque fois que vous visitez un site, votre appareil envoie une requête DNS à votre FAI pour lui demander l'adresse. Votre FAI enregistre donc l’historique de tous les sites que vous cherchez.
2. Le rôle d'un VPN et où se situe le problème
Un VPN a pour but de chiffrer votre connexion et de masquer votre activité. Il canalise tout votre trafic internet, y compris vos visites de sites web, à travers un serveur sécurisé. Votre FAI ne voit alors qu’un flux de données chiffrées vers le serveur VPN. Il ne peut pas voir les sites que vous consultez.
Une fuite DNS se produit lorsque ce mécanisme échoue. Bien que votre navigation web soit protégée par le tunnel du VPN, les requêtes DNS (les questions pour trouver les adresses des sites) échappent à ce dernier. Elles partent directement, sans protection, vers les serveurs DNS de votre opérateur. Votre FAI est informé de tous les sites que vous consultez, même avec un VPN actif. L’anonymat est compromis.
3. Les causes principales d'une fuite DNS
Plusieurs facteurs techniques expliquent ces fuites. Des nuances existent entre Windows et macOS :
- Les configurations manuelles :
Si vous avez un jour défini manuellement des serveurs DNS (comme ceux de Google, 8.8.8.8) dans les paramètres réseau de Windows ou dans Préférences Système > Réseau sur Mac, vous avez créé une voie privilégiée. L’ordinateur peut l’utiliser et court-circuiter le VPN.
- Les "aides" système trop intelligentes :
Windows est particulièrement connu pour des fonctionnalités comme la Résolution intelligente des noms multi résidents. Conçue pour la vitesse, elle contacte plusieurs serveurs DNS en parallèle et contourne souvent le VPN. MacOS a un comportement réseau différent et généralement moins sujet à ce type de fuite "agressive". Mais, il n’est pas immunisé pour autant.
- La connexion VPN instable :
Une coupure brève du VPN peut causer une fuite sur tout système. L’appareil envoie des requêtes par le chemin normal avant que la protection ne se rétablisse.
- Un fournisseur VPN de faible qualité :
C’est l’une des causes les plus communes d’une fuite DNS. Un VPN gratuit ou mal conçu peut être dans l'impossibilité de faire passer vos requêtes par son tunnel. Cela peut arriver quel que soit votre navigateur ou système.
Voir aussi : notre comparateur de prix des offres VPN
Bon à savoir : Un antivirus standard ne détecte pas une fuite DNS. Il combat les logiciels malveillants, et non ce type d'erreur de configuration réseau. C'est une faille de confidentialité, ce qui est complètement différent d’une infection.
Maintenant que le problème est clair, la prochaine étape est le diagnostic. Il est essentiel de tester votre configuration actuelle pour savoir si vous êtes concerné.
Comment tester une fuite DNS ?
Une fuite DNS est silencieuse, vous ne verrez pas de message d’erreur. La seule façon de savoir si votre VPN vous protège vraiment est de tester activement votre connexion. Ce diagnostic est simple, rapide et identique que vous utilisiez Windows ou MacOS.
Pourquoi et quand faut-il tester sa connexion ?
Ne supposez jamais que votre configuration est sécurisée, vérifiez-la. Faites un test dans ces situations :
- Après l’installation d’un nouveau VPN : C’est votre contrôle qualité initial.
- Après une mise à jour majeure du système : Une mise à jour de Windows (comme les grandes mises à jour semestrielles) ou de macOS peut réinitialiser des paramètres réseau.
- Après avoir changé de réseau : Si vous basculez régulièrement du Wi-Fi domestique à un hotspot shield public, habituez-vous à retester la configuration.
Astuce : Un test régulier est l’hygiène numérique de base avec un VPN. Faites-le une fois par mois pour vérifier la stabilité de votre protection.
Les étapes pour tester des DNS leak
Passons à présent l'action. Cette méthode est universelle et fonctionne sur tous les systèmes d’exploitation.
Première étape : Établir la référence sans VPN
Pour tester si vous avez une fuite DNS, commencez par déconnecter complètement votre VPN. Une fois que c'est fait, ouvrez ensuite votre navigateur habituel (Chrome, Firefox, Safari, etc.) et rendez-vous sur un site fiable comme ipleak.net ou dnsleaktest.com.
Lancez l'analyse de votre connexion et vous verrez alors apparaître une liste de serveurs DNS.
Ces adresses appartiennent le plus souvent à votre fournisseur d’accès internet. Notez quelques noms ou adresses caractéristiques que vous voyez à l'écran.
Cette première analyse représente votre connexion « normale » sans VPN. Elle vous offre un point de référence pour la suite.
Deuxième étape : Tester avec le VPN
Une fois la première étape effectuée, reconnectez votre VPN et choisissez un serveur dans un autre pays, par exemple aux États-Unis, en Allemagne ou au Japon. Ensuite, rechargez entièrement la page du test pour repartir sur cette nouvelle base et relancez l’analyse. Quelques secondes suffisent pour obtenir le résultat complet.
Attention : Pour un résultat valable, vous devez absolument comparer un test SANS VPN et un test AVEC VPN. Un test isolé n’a pas de sens.
Troisième étape : Analyser et comparer les résultats
Votre connexion VPN passe ou échoue à ce contrôle technique. Voici comment interpréter les résultats :
Résultat SAIN (Aucune fuite) :
Le test avec VPN est radicalement différent du test sans VPN. Vous ne voyez plus du tout les serveurs de votre FAI notés à la première étape. À la place, vous voyez des serveurs DNS appartenant à votre fournisseur VPN, souvent localisés dans le pays que vous avez sélectionné.
Exemple : Votre FAI est en France, vous vous connectez à un serveur VPN au Canada. Les serveurs DNS listés appartiennent à "vpnprovider.com" et sont géolocalisés à Toronto.
Résultat AVEC FUITE (DNS Leak) :
Le test avec VPN montre toujours les serveurs DNS de votre opérateur (ceux de l’étape 1).
Pire, vous pouvez voir un mélange : certains serveurs de votre VPN et ceux de votre FAI apparaissent ensemble.
Bon à savoir : Ces sites testent seulement la configuration de votre connexion. Ils ne stockent pas votre historique de navigation. Vous pouvez les utiliser en toute confiance.
Comment éviter les DNS leak avec un VPN ?
Vous avez détecté une fuite DNS ? Il est temps d’agir. Nous allons vous donner toutes les clés pour configurer votre VPN et votre système afin de protéger vos requêtes DNS. Les solutions vont du plus simple au plus technique, et vous pouvez les appliquer progressivement.
Choisir un VPN avec une protection intégrée
La première étape consiste à s’assurer que votre VPN est fiable. La qualité du fournisseur fait la majeure partie du travail. Vérifiez toujours que le service propose une protection anti-fuites DNS. Cette fonction force vos requêtes à rester dans le tunnel sécurisé et les empêche de passer par un serveur public ou votre opérateur.
Avec les meilleurs VPN, vos requêtes passent uniquement par leurs serveurs DNS privés. Vos données restent donc à l’abri. Et pour éviter toute mauvaise surprise, n'oubliez pas d'activez le Kill Switch. Cette fonction coupe automatiquement l’accès à Internet en cas de déconnexion du tunnel VPN, évitant toute transmission de requêtes DNS non protégées..
Quelles sont nos recommandations ?
Si vous souhaitez bénéficier d’une protection maximale et simplifier la configuration, rien de mieux qu'un VPN payants. Nous vous recommandons certains VPN reconnus pour leur fiabilité et leur sécurité :
- NordVPN
- Surfshark
- CyberGhost
- ExpressVPN
- Proton VPN
Ces services offrent non seulement une protection solide contre les fuites DNS, mais aussi des fonctionnalités supplémentaires.
Configurer correctement votre logiciel VPN
Un VPN performant reste inefficace s’il est mal configuré. Mis à part l’activation du Kill Switch, vérifiez également la protection contre les fuites DNS. Cette option est parfois intégrée dans le Kill Switch ou disponible sous un nom spécifique dans les options de sécurité.
Choisissez les protocoles recommandés, comme OpenVPN (TCP/UDP) ou WireGuard, car ils gèrent mieux la sécurité DNS que les anciens protocoles.
Ajustements sur Windows
Windows est conçu pour la performance, parfois au détriment de la confidentialité. Deux réglages sont essentiels pour éviter les fuites DNS.
Le premier concerne IPv6. Si votre VPN ne prend pas en charge IPv6, une fuite IPv6 est possible, même lorsque le trafic IPv4 est correctement protégé.. Rendez-vous dans Paramètres > Réseau & Internet > Modifier les options de la carte, cliquez-droit sur votre connexion, Propriétés, et décochez “Protocole Internet version 6 (TCP/IPv6)”.
Le second concerne la Résolution intelligente des noms multi résidents. Cette fonction peut contourner le VPN. Elle se désactive en éditant le registre, mais c’est risqué. Si votre VPN possède une protection DNS solide, cette manipulation n’est généralement pas nécessaire.
Ajustements sur macOS
MacOS est moins sujet aux fuites, mais une vérification est toujours utile. Dans Préférences Système > Réseau, sélectionnez votre connexion active et cliquez sur Avancé. Entrez ensuite dans l’onglet DNS et assurez-vous qu’aucun serveur n’est renseigné manuellement. Le but est de faire en sorte que votre VPN gère automatiquement les requêtes DNS via son application.
Vérifiez que le VPN est actif et refaites un test rapide pour confirmer que tout le trafic DNS passe par ses serveurs.
Vérification de votre navigateur
Le navigateur peut être un dernier point de fuite, donc ne l'oubliez pas. Certaines fonctionnalités comme DNS over HTTPS (DoH) peuvent entrer en conflit avec votre VPN si celui-ci ne gère pas ses propres requêtes DNS chiffrées.. Mais ils peuvent aussi entrer en conflit avec votre VPN. Idéalement, configurez DoH pour utiliser le DNS du système, donc celui du VPN.
Sachez également que la technologie WebRTC qu'on utilise pour les appels vidéo, peut révéler votre IP réelle. Pensez à installer une extension telle que WebRTC Leak Prevent pour bloquer cette fuite.
Bon à savoir : certains antivirus intègrent un filtrage DNS ou une protection réseau. Si une fuite persiste, désactivez temporairement ces fonctions pour vérifier le résultat.