George Walker Bush : biographie courte, dates, citations

BIOGRAPHIE DE GEORGE WALKER BUSH - Homme politique américain, George Walker Bush est né le 6 juillet 1946 à New Haven, Connecticut (Etats-Unis). Président des États-Unis de 2001 à 2009.

Biographie courte de George Walker Bush - George W. Bush, homme politique de la droite républicaine américaine, est le 43ème président des Etats-Unis. Ancien gouverneur du Texas, il est élu à deux reprises à la Maison Blanche en 2000 et 2004. Il est le fils de George H. W. Bush, 41ème président des Etats-Unis.

Une carrière d’industriel

George W. Bush naît dans le Connecticut mais passe la plus grande partie de son enfance au Texas, où il part vivre avec sa famille à l’âge d’à peine 3 ans. En 1961, il est envoyé à la Philips Academy d’Andover, une école privée réputée où son père a été dans sa jeunesse. Il obtient ensuite une licence d’histoire à l’université de Yale en 1968. Lors de son service militaire la même année, il évite de peu d’aller servir au Viêt Nam en s’engageant comme pilote dans la Garde nationale. Bush achève ensuite ses études par un MBA de gestion des entreprises à la prestigieuse Harvard Business School en 1975.

Bush se lance alors dans les affaires et marche sur les traces de son père en fondant une compagnie pétrolière. L’entreprise « Arbusto Energy » voit ainsi le jour en 1978. Elle devient par la suite la « Bush Exploration » et connaît une série de rachats pendant les années qui suivent à cause des crises pétrolières.

En 1989, il achète avec plusieurs de ses proches l’équipe de baseball des Texas Rangers, ce qui le rendra très populaire au Texas.

Une entrée en politique sur les traces de son père

Parallèlement à ses activités dans les affaires, George W. Bush commence à s’intéresser à la politique. Il s’était déjà présenté en 1978 à la Chambre des représentants mais sans réussir à se faire élire.

Après avoir participé à la campagne menant son père à la présidence des Etats-Unis en 1988, George Bush junior part en campagne et se fait élire gouverneur du Texas en 1994. Membre du Parti républicain, Bush se démarque dès lors par sa politique conservatrice qui l’amène notamment à défendre et user de la peine de mort. C’est également un fervent défenseur de la religion chrétienne à laquelle il appartient. En effet, pour faire face à son problème d’alcoolisme en 1986, il avait trouvé refuge dans la religion et est depuis un « Born again Christian » qui prie plusieurs fois par jour et cite la Bible dans ses discours. Il est réélu en 1998, mais quitte sa fonction de gouverneur fin 2000 afin de se présenter aux élections présidentielles du 7 novembre 2000.

George W. Bush se présente alors face au démocrate Al Gore et, au soir des élections, il obtient moins de voix que lui. Suite à un recomptage manuel des bulletins de vote et à un feuilleton judiciaire qui tiendra en haleine le pays pendant plusieurs semaines, Bush est cependant élu Président des Etats-Unis, car il obtient plus de voix que son concurrent de la part des grands électeurs.

La mobilisation autour du 11 septembre

Une fois à la Maison Blanche, George W. Bush met en place les premières pierres de sa politique libérale. Son programme comprend notamment des actions dans le domaine de l’éducation, de la fiscalité avec un plan de baisse des impôts, et des mesures conservatrices qui découragent l’avortement mais soutiennent l’usage de la peine de mort.

Les attentats terroristes qui surviennent le 11 septembre 2001 bouleversent ce schéma. Le gouvernement Bush, qui donne alors la priorité à « la guerre contre le terrorisme », est porté par une opinion favorable aussi bien dans son pays qu’à l’international. Le Président engage une politique de sécurité définie dans le Patriot Act et dirige une opération militaire contre le régime taliban en Afghanistan, soupçonné de protéger les membres d’Al Qaida responsables des attentats.

Les Talibans sont alors renversés, mais la guerre anti-terroriste contre « l’axe du mal » continue. En novembre 2002, les Nations Unies acceptent d’envoyer des experts en désarmement pour inspecter les installations irakiennes, sur la demande de Bush. En effet, ce dernier suspectait le dictateur Saddam Hussein d’être lié à des organisations terroristes et de posséder des armes de destruction massive. Ne jugeant pas l’intervention de l’ONU efficace, Bush entre en guerre contre l’Irak le 20 mars 2003.

Une politique étrangère contestée

La victoire est remportée très rapidement par le camp américain qui cesse officiellement les hostilités le 1er mai 2003. Cependant, la résistance irakienne est plus active que jamais et l’après-guerre continue de faire des victimes.
 
Bien que bénéficiant du soutient du Royaume Uni et de l’Espagne, George Bush est vivement critiqué à l’international pour avoir déclenché la guerre sans avoir l’aval de l’ONU. Cela l’aura rendu très impopulaire notamment en France, en Allemagne, en Russie, en Chine mais également dans les pays du Proche et du Moyen-Orient. Par ailleurs, à cause de l’enlisement du conflit, les élections démocratiques promises aux irakiens ne seront mises en place qu’en janvier 2005.

En plus de l’intervention contestée en Irak, plusieurs éléments de la politique de Bush sont contestés par la scène internationale, notamment son refus de ratifier le protocole de Kyoto et son soutien appuyé à Israël dans le cadre du conflit israélo-palestinien.

La politique intérieure

Réélu en 2004 autour des thèmes de la sécurité et de la lutte anti-terroriste, George Bush renforce sa politique conservatrice en s’opposant au mariage homosexuel et à la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Il durcit la répression des clandestins aux frontières, notamment celles avec le Mexique, mais met parallèlement en place un programme de travail temporaire pour les immigrés installés sur le territoire américain, à condition qu’ils maîtrisent l’anglais.

Bush poursuit également sa politique libérale en mettant en œuvre de nouvelles baisses d’impôts et en assouplissant la loi sur la pollution de l’air par les industries. Afin de réduire la dépendance énergétique de son pays, il encourage enfin le développement des énergies alternatives au pétrole en prévoyant notamment la construction de centrales nucléaires.

Bien que critiqué sur le plan international, George Bush continue à fédérer lors de son deuxième mandat une grande partie de l’opinion publique américaine. Victime d’une baisse de popularité pour sa mauvaise gestion de l’ouragan Katrina, qui a dévasté les Etats du Sud en septembre 2005, il réussit à retrouver une opinion favorable en mettant en œuvre la reconstruction et en tirant les enseignements de cette catastrophe lors du passage de l’Ouragan Rita quelques jours plus tard.

George Walker Bush : dates clés

6 juillet 1946 : Naissance de George W. Bush
George W. Bush naît le 6 juillet 1946 à New Haven, dans l’Etat du Connecticut. Son père George Herbert Walker Bush et sa mère Barbara lui donneront par la suite cinq frères et sœurs. Lorsqu'il sera élu président en 2000 et 2004, Bush mettra souvent en avant la famille, valeur conservatrice par excellence, dans sa politique.
17 janvier 1995 : George W. Bush est élu gouverneur du Texas
George W. Bush se présente aux élections de l'Etat du Texas en 1994. En plus d'être le fils du président des Etats-Unis sortant, il est alors connu en tant qu'industriel mais également en tant que président du club de base-ball des Texas Rangers. Il gagne l'élection, battant contre toute attente le gouverneur démocrate en place Ann Richards, pourtant très populaire.
20 janvier 2001 : George W. Bush devient le 43ème président des Etats-Unis
Lors des présidentielles du 7 novembre 2000, Bush est opposé au républicain Al Gore. A l'issue d'un décompte des voix qui dure plusieurs semaines, George W. Bush est désigné président des Etats-Unis d'Amérique le 20 janvier 2001, après un recours à la Cour Suprême qui le donne gagnant à 5 juges contre 4. Le candidat républicain remporte donc l'élection avec 50 459 211 voix et 271 grands électeurs contre 51 003 394 voix et 266 grands électeurs pour son opposant démocrate.
11 septembre 2001 : Attentats de New York
Quatre avions de ligne américains sont détournés par des pirates de l'air. Deux d'entre eux s'écrasent contre les tours du World Trade Center, orgueil de la "skyline" new-yorkaise, qui s'effondrent. Le troisième s'écrase sur le Pentagone et le quatrième au sol. Plus de 3 000 personnes sont tuées lors de ces attentats suicide qui plongent le monde dans une "nouvelle guerre" : un affrontement jusque-là inconnu entre des groupes terroristes intégristes puissamment armés et financés et les pays occidentaux au premier rang desquels la puissance américaine.
20 mars 2003 : Les Etats-Unis entrent en guerre contre l'Irak
Suite aux attentats du 11 septembre 2001, George W. Bush décide de mener un combat contre le terrorisme et lance une opération militaire de grande ampleur en Irak le 20 mars 2003, 48h après avoir posé un ultimatum à Saddam Hussein. Officiellement, le but de cette intervention est de mettre en place un régime démocratique dans ce pays pour montrer l'exemple et à long terme aboutir à la paix au Moyen-Orient.
3 novembre 2004 : Réélection de George W. Bush
Le président républicain George Bush l'emporte au terme d'une campagne disputée face à son rival démocrate John Kerry avec 286 grands électeurs contre 252 à son adversaire. George Bush Senior avait, lui, été battu en 1992 par le démocrate Bill Clinton lors de sa deuxième candidature.
29 août 2005 : Katrina dévaste la Nouvelle-Orléans
L'ouragan Katrina dévaste et innonde le sud de la Louisiane et du Mississippi. La Nouvelle-Orléans est particulièrement frappée suite à l’apparition de brèches sur les digues des lacs voisins. Malgré une évacuation partielle du territoire les jours précédents, des milliers personnes sont pris au piège, notamment dans le stade du Superdôme. Le pillage crapuleux ou de nécessité ajoute au sentiment de désordre dans les quartiers privés d’eau courante, d’électricité et de ravitaillement. Faute de pouvoir faire baisser le niveau des eaux et face aux risques d’épidémie, le gouvernement décide d’évacuer entièrement les zones sinistrées. Le bilan établi un mois plus tard fait état de 1132 morts, tandis que les dégâts sont estimés à 125 milliards de dollars.

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