Tupac Shakur : biographie d'un rappeur devenu une légende

Tupac Shakur : biographie d'un rappeur devenu une légende BIOGRAPHIE DE 2PAC. Rappeur et acteur américain, après sa mort, Tupac est devenu une icône du rap américain. Biographie.

2Pac, de son nom de naissance Lesane Parish Crooks, est né dans le quartier de Brooklyn à New York, le 16 juin 1971 et mort assassiné le 13 septembre 1996 à Las Vegas. Sa mère faisait partie des Black Panthers, mouvement révolutionnaire afro-américain. Elle a passé quelques mois en prison avant la naissance de son fils, pour avoir participé à l'explosion de bombes dans plusieurs quartiers de New York. Quelques temps après l'avoir mis au monde, elle rebaptise son fils Tupac 'Shakur' Amaru en hommage au révolutionnaire chilien, Tupac Amaru, signifiant "serpent brillant" et Shakur, "reconnaissant en Dieu". Tupac passe son enfance avec sa mère, son demi-frère et sa demi-sœur, baladé de foyer en foyer.

A 12 ans, il découvre son inclination pour les matières artistiques en intégrant un groupe de théâtre à Harlem, le "127th Street Repertory Ensemble". En 1986, lorsque sa famille s'installe à Baltimore, il poursuit son apprentissage à la "Baltimore School for the Arts". Il y étudie la comédie, la danse ainsi que la musique et se découvre un talent pour l'écriture. Cette formation l'enthousiasme et devient populaire grâce à son humour. Là-bas il y rencontre celle qui deviendra une fidèle amie : Jada Pinkett. Cependant, moins de six mois après son arrivée, sa famille déménage à nouveau pour Marin City. A la suite de cet épisode, il ne remettra plus les pieds dans un établissement scolaire.

La biographie de 2Pac est d'autant plus importante, car est devenu l’une des figures les plus importantes de l’histoire du gangsta rap de la côte Ouest. Assassiné à l’âge de 25 ans, son décès prématuré l’a fait entrer dans la légende. Aujourd’hui, il reste un symbole pour toute une génération. Il est reconnu comme le plus grand vendeur de l’histoire du rap, avec plus de 75 millions d’albums vendus à travers le monde. Les nombreux albums posthumes et "Greatest hits", parus après sa mort donc, ne démentent pas ce succès.

La naissance de 2Pac

Sous le pseudonyme de MC New York, Tupac Shakur découvre le rap et commence à écrire. Il fréquente des gangs dès l’âge de 17 ans et commence à vendre de la drogue pour mieux s’intégrer. Il consacre le reste de son temps libre à sa nouvelle passion : l’écriture. Suite à une audition, il intègre le groupe "Digital Underground". Tout d’abord danseur au sein de la formation, il pose finalement sa voix sur le projet "This is an E.P Release". C’est le début de sa carrière de rappeur.

Repéré par des producteurs, Tupac se voit proposer un contrat. Sous le nom d’artiste "2Pac", il sort son premier album solo qu’il intitule "2Pacalypse Now". Les titres "When My Homies Call" et "Brandy's Got A Baby" sont ses premiers tubes. Parallèlement à sa carrière de rappeur de la côte ouest, il tourne son premier film "Juice". Le 16 février 1993, il publie son deuxième opus, "Strictly 4 my N.I.G.G.A.Z", qui confirme son succès. On le retrouve aussi à l’affiche de "Poetic justice" de John Singleton, un thriller dans lequel il donne la réplique à Janet Jackson.

Tupac dans le film "Poetic Justice"
Tupac dans le film "Poetic Justice" © Anonymous/AP/SIPA

Tupac et la guerre des gangs

Malgré un début de carrière encourageant, 2Pac connaît de nombreux démêlés avec la justice qui à la fois ternissent son image, mais participent à sa notoriété. En octobre 1991, il engage des poursuites civiles et demande 10 millions de dollars d'indemnisation contre des policiers municipaux d'Oakland. En 1992, à cause de son album "2Pacalypse Now", contenant des chansons sur le meurtre de policiers, un adolescent qui l'écoutait tue un policier d'Etat du Texas, provoquant un tollé médiatique. Le 22 août 1992, après un festival à Marin city et 1 heure de dédicaces, il y des échauffourées. Tupac sort une arme, la fait tomber, son frère la ramasse et tire 3 à 6 balles. Un enfant de 6 ans est tué. Les policiers placent en garde à vue les deux frères et sont libérés sans inculpation. En 1995, la mère de l'enfant intente un procès civil et reçoit entre 300 000 et 500 000 dollars par la maison de disques. En octobre 1993, Tupac Shakur a de nouveau une altercation avec des policiers, ceux-ci étant hors service au moment des faits, mais finalement les accusations des deux parties sont abandonnées. En novembre 1993, une fan porte plainte pour viol contre Tupac et plusieurs de ses amis. Après avoir admis avoir eu eu des rapports sexuels oraux consentis précédemment, la jeune femme retourne voir Tupac dans sa chambre d'hôtel.

Celui-ci l'aurait obligé à subir un gang bang. Shakur réfute cet événement, bien qu'il ait des souvenirs flous de cette nuit. Reconnu coupable, il est condamné à un an et demi d'emprisonnement. La veille du procès en 1994, il se rend dans un studio pour enregistrer de nouveaux morceaux avec The Notorious B.I.G, un rappeur de la côte Est, avec son manager Freddie Moore et un ami rappeur "Stretch" Walker. Alors qu’il arrive dans le hall du studio, Tupac est victime d’un braquage. Il se fait tirer dessus à cinq reprises mais s’en sort. Il reproche alors fortement à deux membres de Bad Boy records, les rappeurs Puff Daddy et The Notorious B.I.G, de cacher la véritable identité des truands. De cette histoire naît l’une des querelles les plus sanglantes de l’histoire du gangsta rap. Le 30 novembre 1995, son ami "Stretch" est assassiné au volant de sa voiture, par plusieurs balles dans le dos.

Le lendemain de cet épisode, Tupac est condamné en appel à quatre ans de prison pour son implication dans l'affaire de viol donc nous avons parlé plus haut. Alors qu’il purge sa peine, il publie un nouvel opus, "Me against the world", dont est extrait le titre "Dear mama". L’album est l’une des meilleures ventes de l’histoire du rap, mais Tupac est toujours en prison. C’est Marion "Suge" Knight, le directeur du label Death Row Records, qui vient à sa rescousse. En échange de la signature de 2Pac avec son label, il verse une caution de 1,4 millions de dollars et permet à ce dernier de sortir de prison.

De nouveau en 1994, il est condamné à 15 jours de prison, des journées de travaux avec une entreprise de génie civil, des travaux d'intérêt général et une amende de 2000 dollars, pour avoir attaqué Allen Hughes, un des producteurs du film "Menace to Society", lors d'un tournage de clip.

Tupac et Thug Life

Tupac
Tupac © LASH/SIPA

En 1993, Tupac crée le groupe "Thug Life", composé d'amis et de son demi-frère Mopreme. Le 26 septembre 1994, le groupe sort l'album "Thug Life : Volume 1", qui sera leur seul disque. Tupac détourne le terme "Thug Life", qui signifie "vie de voyou", en acronyme "The Hate U Give Little Infants Fucks Everybody" ("La haine que vous transmettez aux enfants nous détruit tous"). Ce terme pour Tupac est une philosophie de vie. "Thug Life" désigne une personne qui part de rien, surmonte tous les obstacles sur son chemin et réussit à atteindre son but.

Ainsi, les personnes aisées et riches ne sont pas concernées, puisqu'elles n'ont pas vraiment besoin de lutter pour survivre. Le rappeur utilise très souvent cette expression, à tel point qu'elle est automatiquement relié à lui. Celui-ci l'a d'ailleurs fait tatouer sur son ventre. Toutefois, il ne souhaite pas que son acronyme soit relié à une vie de criminel, malgré la traduction littérale, lui-même ne se considérant pas comme tel. 

L'ode à sa mère de 2Pac : "Dear mama"

"Dear mama" est une chanson qui apparaît dans le troisième album solo de Tupac, "Me against the World". La chanson est restée en tête du Hot R&B/Hip-Hop Songs durant une semaine, du Billboard Hot Rap Songs pendant cinq semaines et acquiert la neuvième place du Hot 100. Le 13 juillet 1995, elle est certifié disque de platine. Elle est considérée comme la plus belle chanson de 2Pac, faisant d'elle la plus respectée, et fait partie des plus grandes chansons de hip-hop. De fait, parmi les chansons de Tupac, "Dear mama" est celle qui a obtenu le plus de succès.

Le succès de "All eyez on me" & "California love"

Le 13 février 1996, il publie le premier double album de l'histoire du rap, "All Eyez on me", sur lequel on retrouve le hit "California love", avec Dr Dre en featuring. Il est considéré comme l'un des plus influents de l'histoire du hip-hop et l'un des plus importants des années 1990. L'album est composé de tous un tas de featurings, tels que Snoop Dogg, Thug Life et son autre groupe Outlawz. Dès sa sortie, l'album reçoit les louanges de la critique. Il est la deuxième meilleure vente parmi les albums de 2Pac. Deux mois après sa sortie, il est certifié 5x platine, en 1998 9x platine et en 2014, 10x platine, disque de diamant. En 1997, "All Eyez on Me" remporte le prix du "Meilleur album R'n'B/Soul ou Rap" au Soul Train Music Award, puis Tupac gagne le prix du "Meilleur artiste Rap/Hip-Hop" de l'American Music Award, la même année. 

"California love" est un des deux singles de ce double album, en feat avec Dr Dre. A sa sortie, elle connaît un fort succès et fut numéro 1 au Billboard Hot 100 pendant deux semaines. Le clip, où Chris Tucker et George Clinton sont présents, parodie le film "Mad Max : Au-delà du dôme du tonnerre". Elle fut aussi souvent reprise dans des films et des séries comme "Les Simpson". En 2004, elle est classée 355e sur 500 par le magazine Rolling Stone dans "Les 500 plus grandes chansons de tous les temps selon Rolling Stone".

Le titre clash "Hit 'Em up" de 2Pac

Tupac règle souvent ses comptes en rimes et en musiques, notamment avec The Notorious B.I.G. S'ensuit une campagne de délation qui trouve son apogée dans le titre "Hit'Em Up", un des titres les plus haineux et virulents du rap (diss song). Il pousse la provocation jusqu'à affirmer qu'il a eu une aventure avec la femme du rappeur, la chanteuse Faith Evans : "You claim to be a playa but I fucked your wife !". Désormais, la guerre est prononcée entre les rappeurs de la côté Ouest (Death Row Records), représentés par 2Pac, et les rappeurs de la côté Est (Bad Boy Records), représentés par The Notorious B.I.G.

2Pac : un acteur prometteur

Tupac Shakur débute sa carrière d'acteur en 1991 dans "Tribunal fantôme". Mais c'est en 1992 dans "Juice" et en 1993 dans "Poetic Justice" qu'il se fait remarqué. Par la suite, il apparaît dans plusieurs films, pratiquement tous sortis après son décès, dans "Bullet" en 1996 avec Mickey Rourke, dans "Gridlock'd" avec Tim Roth en 1997 et dans "Flics sans scrupules" en 1997, où il joue le rôle d'un détective aux côtés de James Belushi. 

Qui sont les femmes de Tupac ?

Les femmes et Tupac, c'est une grande histoire d'amour. Dans ses textes, le rappeurs les évoque souvent, dès le début de sa carrière. On lui prête plusieurs relations durant sa vie, notamment avec Madonna ou Whitney Houston. Mais Tupac n'a été marié qu'une seule fois : avec Keisha Morris. C'est en prison que le couple se marie, alors que le rappeur purge sa peine pour son implication dans l'affaire de viol dont nous avons parlé plus tôt. Le 4 avril 1995, Tupac et Keisha Morris s'unissent donc à la prison de Dannemora, dans le comté de Clinton, près de New York. Le couple divorcera en 1996, mais restera proche jusqu'à l'assassinat de l'artiste, quelques mois plus tard.

L'assassinat mystérieux de Tupac

Le 7 septembre 1996, Tupac et Suge Knight se rendent à Las Vegas pour assister au match de boxe de Mike Tyson. Après le match et une bagarre avec un membre du gang américain Crips, Tupac et son producteur prennent une voiture pour se rendre au club 662, ils sont suivis par une autre voiture où se trouve le garde du corps de 2Pac. A 23h14, une voiture blanche s'arrête du côté passager de la voiture du rappeur et les occupants tirent une rafale de coups de feu. Touché à quatre reprises, Tupac est blessé mortellement à la poitrine. Transporté à l'hôpital de Las Vegas, il est opéré mais décède sept jours plus tard, le 13 septembre 1996. Le lendemain, après autopsie, son corps est incinéré, puis une partie de ses cendres auraient été mélangées avec du cannabis et fumées par les membres de Outlawz. 

Tupac

De cet épisode subsistent de nombreuses zones d’ombre, notamment à cause du peu d'avancée dans l'enquête par la police. Le rappeur The Notorious B.I.G, qui est son ennemi, est d'abord suspecté, mais il est également assassiné dans les mêmes circonstances quelques mois plus tard. Suge Knight fut longtemps suspecté d'avoir orchestré le meurtre. Cette accusation revient sur le devant de la scène en 2018-2019, par le producteur Don Sikorski. Lors de ses recherches pour le film "City of Lies", il est tombé sur un document qui est une retranscription d'une discussion entre des agents du FBI et l'acteur Tom Sizemore. Ce dernier affirme que c'est bien Suge Knight qui a commandité le meurtre et qu'il était prêt à porter un micro et le faire parler. Mais le dossier en est resté là. De plus, Phil Carson, ancien chef du FBI à Los Angeles, pointe du doigt la corruption existante parmi la LAPD. Ce qui expliquerait pourquoi l'enquête n'a pas évolué. Un des témoignages d'un proche de Tupac n'a d'ailleurs pas été pris en compte.

En effet, Yaki Kadafi, membre des Outlawz, était présent lors du meurtre et a indiqué ensuite à la police qu'il pouvait identifier les assassins. Mais il n'y a pas eu de suite et il fut tué d'une balle dans la tête deux mois plus tard. Un ancien membre du gang américain des "Crips" serait un des deux meurtriers de Tupac, d'après un ancien détective de la police. Du nom de Duane "Keffe D" Davis, celui-ci aurait avoué à la police en 2010 qu'il était présent à l'avant de la voiture blanche. Il ajoute lors d'un documentaire en 2018, que les coups de feu ont été tirés depuis le siège arrière de la voiture, par son neveu Orlando Anderson. Une révélation qui peut être perçu comme la fin d'un long mystère. Pourtant, le principal concerné est décédé en 1998 d'une fusillade et, malgré toutes ces nouvelles informations, la police locale a décidé de laisser l'enquête ouverte. Plusieurs autres théories prétendent que le rappeur aurait commandité sa mort et serait toujours vivant.

"Changes" : le titre posthume de 2Pac

Tupac a enregistré la chanson "Changes" en 1992 mais ne l'avait pas terminée. Elle a été remixé en 1997-1998 et est le premier single du best-of "Greatest Hits". A sa sortie, elle fut très populaire, étant à la première place des meilleures ventes de single aux Pays-Bas et en Norvège, et elle fut même diffusée sur les radios généralistes de Grande-Bretagne. En 2000, elle a été nommée dans la catégorie "Best Rap Solo Performance" aux Grammy Awards, devenant la seule chanson nommée à titre posthume. A travers cette chanson, Tupac retrace les problèmes auxquels il a fait face au cours de sa vie, tels que la brutalité policière, le racisme, la guerre des gangs et leur violence et la drogue. 

La légende du " Prince noir "

Peu après son décès, le label du chanteur publie son dernier opus "Don Killuminati : the 7 day theory" sous le pseudonyme de Makaveli. Désormais, la mère de Tupac veille sur l'héritage de son fils et exploite son patrimoine sur de nombreux projets. Dix albums post mortem complètent la discographie du chanteur et témoigne de son génie artistique : les compilations "Greatest hits" (1998) et "The prophet" (2003), les albums d'inédits "Still I rise" (1999), "Until of the end of time" (2002), "Better dayz" (2002) et "Loyal to game" produit par Eminem (2005), le disque de remixes "Nu Mixx Klazzics" (2003), la bande originale du documentaire sur sa vie "Resurrection" (2003), le live "2Pac live" (2004) et un album tribute "Pac's Life".

Films et séries sur Tupac

Depuis sa mort, Tupac est devenu une légende du rap. Son image et son expression "Thug life" sont souvent reprises, nourrit aussi par le mystère entourant son assassinat. De fait, bon nombre de films, séries et documentaires ont été fait sur le rappeur. De 1997 à 2011, 15 documentaires ont été réalisé sur Tupac. En 2017, un film retraçant sa vie, de son enfance à sa mort, est produit et s'intitule "All eyez on me", du même nom que son quatrième album. Il apparaît également en 2009 dans le film sur son ennemi, "Notorious B.I.G", interprété par Anthony Mackie. La première saison de la série télé "Unsolved" ("Classé sans suite") porte sur les enquêtes des meurtres de Tupac et The Notorious B.I.G. La série, présente sur Netflix, eut beaucoup de succès et impressionne notamment pour la ressemblance évidente entre l'acteur qui interprète Tupac, Marcc Rose, et l'icône du rap. 

Ressemblance Tupac et Marcc Rose
Tupac à gauche et Marcc Rose à droite © FrankWiese/AP/SIPA & BirdieThompson/AdMedia/SIPA

La bibliothèque de 2Pac

L'image de gangster lui collant souvent à la peau, beaucoup n'ont pas imaginé que son oeuvre fut influencé par d'innombrables lectures. Tupac possédait une grande bibliothèque et lisait souvent, ces lectures étant assez éclectiques. En effet, Machiavel, Maya Angelou, Shakespeare, Salinger avaient autant leurs places sur l'étagère du rappeur que Winnie Mandela, Richard Wright et "Traité du zen et de l'entretien des motocyclettes" de Robert Pirsig. Cette formidable bibliothèque était caché chez l'ancienne amie de Tupac, Leila Steinberg, jusqu'à ce que l'auteur Michael Eric Dyson la découvre. Cette découverte brise ainsi l'image courante des rappeurs incultes, qui ne sont destinés qu'à côtoyer la violence et explique de fait le talent de parolier de Tupac. Ce goût pour la lecture, il l'a eu grâce à sa mère qui lui faisait lire le New York Times. Cela lui a aussi permis d'éviter les gangs lors de son adolescence, et de prendre plutôt des cours de théâtre. 

Citations de 2Pac

  • "Quand je vais mourir, je veux devenir une légende vivante" ("All eyez on me", 1996)
  • "Et bien qu'étant accro au crack, maman. Tu as toujours été une reine noire, maman. J'ai finalement compris que pour une femme seule ce n'est pas facile d'élever un homme" ("Dear Mama", 1995)
  • "Je me demande pourquoi nous prenons à nos femmes / Pourquoi nous violons nos femmes, nous haïssons nos femmes / Je crois qu'il est temps de tuer pour nos femmes / temps de guérir nos femmes, d'être vrai envers nos femmes / Et si nous ne le faisons pas, nous aurons une race de bébés / Qui haïra les dames, qui font les bébés / Et à moins qu'un homme ne puisse en faire un / Il n'a aucun droit de dire à une femme quand et où en faire un / Alors, les vrais hommes vont-ils se lever ? / Je sais que vous en avez assez, mesdames, mais gardez la tête haute." ("Keep Ya Head Up", 1993)