Compiègne

Compiègne Longtemps appréciée des monarques puis de Napoléon Ier et Napoléon III, la ville de Compiègne a conservé un château aux lignes classiques et à la décoration intérieure riche. Lieu de fêtes (Louis XIV et surtout Napoléon III y ont donné des réceptions fastueuses), lieu de détente (la chasse dans la forêt voisine était l'activité de prédilection) et lieu de pouvoir (ce fut l'un des seuls châteaux où le roi tenait son conseil), le château de Compiègne a été le théâtre de nombreux événements.

Aujourd'hui la moitié des pièces du château reflètent l'époque du Second Empire. Certaines abritent les collections de plusieurs musées. Ainsi on pourra visiter le musée du Second Empire, celui de l'Impératrice et celui de la Voiture et du Tourisme.

Si l'époque impériale est à l'honneur au château, une promenade dans le centre-ville nous fait passer au temps du Moyen-Age. Quelques traces témoignent encore de la tragique capture de Jeanne d'Arc, venue aider les Compiégnois à repousser les Anglo-bourguignons le 23 mai 1430.

Enfin, le XXe siècle a également inscrit Compiègne dans les livres d'Histoire. C'est à quelques kilomètres du centre-ville, dans une clairière, que fut signée l'armistice de la Première Guerre mondiale. Plus tard, Hitler, souhaitant laver cet affront, fera rejouer la même scène au gouvernement de Pétain.

Histoire de la ville

On situe l'apparition de Compiègne avec la création d'une ville Carlopolis selon la volonté de l'empereur Charles le Chauve à la fin du IXe siècle. La bourgade se développe sous les Carolingiens.

Au XIVe siècle se noue un événement tragique. Jeanne d'Arc, fidèle à Charles VII, est capturée à Compiègne le 23 mai 1430, alors qu'elle était venue repousser les Anglo-bourguignons assiégeant la ville. Au XVe siècle, la population diminue fortement et la ville est en partie détruite suite à plusieurs sièges.

De la fin du XVe au XVIIIe siècle, les souverains aiment venir à Compiègne. Ils s'adonnent à la chasse, ils organisent de grandes fêtes. Par exemple,  Louis XIV mis sur pied la grande parade militaire du Camp de Coudun, avec l'ambition d'éblouir toute l'Europe. C'est Louis XV qui décide de se faire construire un palais digne de ce nom. En 1770, il y accueille Marie-Antoinette d'Autriche pour la présenter au dauphin, le futur Louis XVI. Plus tard, en 1810, Napoléon Ier y rencontre l'archiduchesse Marie-Louise d'Autriche, nièce de la reine Marie-Antoinette. Napoléon III en fait son pied-à-terre favori. Il y donne de grandes fêtes, les « séries », où est conviée une centaine de personnes qui reste au château environ une semaine.

Au XXe siècle, Compiègne est choisie pour des événements majeurs. Le 11 novembre 1918, l'armistice est signé entre les Alliés et les Allemands dans le wagon du Maréchal Foch. Vingt-deux ans plus tard, Hitler rejoue cette scène de l'armistice, cette fois-ci ce sont les Allemands qui dictent les conditions. Compiègne est en partie détruite par le feu des combats en juin 1940. Durant l'Occupation, un camp de transit et d'internement est installé à Royallieu, dans les environs de Compiègne. La ville n'a pas tourné le dos à sa vocation militaire ; on y trouve encore aujourd'hui l'Ecole d'Etat-Major et la Direction centrale du Service national.

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VOYAGE À COMPIÈGNE

Carte d'identité

Population (2010): 40 517 habitants

Superficie : 53 km²

Nom des habitants : Compiégnois, Compiégnoises

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QUE VOIR À COMPIÈGNE

Monuments

La clairière de l'armistice se trouve à quelques kilomètres de Compiègne, sur la sur la D546 reliant Rethondes à Compiègne.

Musées

A la fois musée et domaine national, le château de Compiègne fut la demeure d'agrément de plusieurs souverains et d'empereurs. Si on peut y voir les luxueux appartements de Napoléon Ier et de Marie-Louise, les autres pièces reflètent surtout l'époque où Napoléon III et l'impératrice Eugénie aimaient y venir pour se détendre. Le couple avait l'habitude d'y donner de grandes fêtes, les fameuses « séries de Compiègne ». Ils conviaient une centaine d'invités qui venait au château par un train spécial et y logeait pendant une semaine ! Parties de chasse, jeux, bals et concerts constituaient les principales activités pendant ces « séries ».

Une aile du château héberge le musée de la Voiture et du Tourisme qui retrace l'histoire des moyens de locomotion des premiers attelages au début de l'automobile. Vieux attelages, traîneaux de tous les pays, berlines d'apparat dans un état de conservation exceptionnel, évolution de la bicyclette, premières automobiles constituent les grandes étapes de la visite. Bien qu'un peu à l'étroit pour présenter ses collections et que la visite ne s'effectue que sur demande, ce musée vaut le détour et plaira aux petits comme aux grands.

Dans le centre-ville de Compiègne, le musée Vivenel a vu le jour grâce à un Compiégnois féru d'art, Antoine Vivenel. Sa collection d'objets égyptiens et ses vases grecs constituent l'attrait principal du musée. Grâce aux différents objets exposés découverts lors de fouilles, on survole également l'histoire de la ville depuis le Néolithique. 

Itinéraires

Notre parcours à la découverte des monuments de Compiègne commence par l'hôtel de ville de Compiègne. Cet édifice gothique flamboyant du XVIe siècle est doté d'un beffroi qui renferme l'une des plus anciennes cloches communales de France, « la Bancloque ». Sur sa façade, on peut voir la statue équestre de Louis XII et quelques personnages de l'histoire de Compiègne. Au sommet du beffroi, 3 jacquemarts dits Picantins ont été sculptés, représentant les trois ennemis de la France au XVIe siècle : Flandrin le Flamand, Langlois l'Anglais et Lansquenet l'Allemand. Ces derniers frappent de petites cloches pour marquer les heures.

A côté du beffroi, la porte de l'Arsenal, restaurée entièrement en 1876, s'inspire du portail de l'avant-cour de l'Arsenal de Paris. Elle conduit au musée de la Figurine historique qui abrite plus de 100 000 figurines.

Détruite lors de la Seconde Guerre mondiale, la place a été reconstruite par l'architecte Jean Philippot. Au centre, s'élève la statue de Jeanne d'Arc réalisée par Etienne Leroux (1880), rappelant sa capture à Compiègne en mai 1430.

Pour continuer sur l'histoire de la Pucelle d'Orléans, rendez-vous dans l'église St Jacques voisine. C'est ici qu'elle se recueillit le matin de sa capture. L'église possède une décoration intérieure faite de marbre et de boiserie, qui s'explique par les dons du roi Louis XV.

Suivez ensuite la rue des Lombards et pénétrez dans les rues médiévales de la ville. Voyez les jolies maisons à pans de bois. A l'angle, la Vieille Cassine du XVe siècle tient encore debout. Le mot cassine signifie, en picard, une maison d'aspect plutôt rustique. Plus loin dans la rue, vous passerez devant l'ancien grenier à sel. C'est là qu'on s'occupait de l'administration et de la récolte de la gabelle, cette ancienne taxe sur le sel.

Descendez ensuite jusqu'à la rue Jeanne d'Arc, passez devant l'hôtel Dieu Saint-Nicolas. Saint-Louis y avait ouvert un hospice pour les malades pouvant accueillir plus d'une centaine de personnes. Ces bâtiments du Moyen-Age sont aujourd'hui utilisés pour des réceptions. A deux pas de là se trouve l'agréable Parc de Songeons. Il jouit d'une belle vue sur l'Oise. En plein cœur de celui-ci, on découvre avec surprise une série d'arcades ; celles-ci proviennent de l'ancien cloître du couvent des Jacobins.

Enfin vous pouvez terminer par une petite visite du musée Vivenel logé dans l'ancien Hôtel de Songeons.

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