Aide aux travailleurs précaires : Pôle emploi, demande et conditions

Aide aux travailleurs précaires : Pôle emploi, demande et conditions AIDE TRAVAILLEUR PRECAIRE. L'aide aux travailleurs précaires constitue une garantie mensuelle de revenus. Le premier versement est attendu le 5 février. Qui peut y prétendre ? On répond à vos questions.

Annoncée l'an dernier par le gouvernement, l'aide aux travailleurs précaires s'adresse aux extras de la restauration, saisonniers et permittents, qui remplissent des conditions d'activité (lire plus bas). Elle constitue en réalité une garantie de revenus mensuelle minimum de 900 euros. Son montant dépend donc des éventuels autres revenus que vous percevez.  En raison de difficultés à Pôle emploi, le premier versement de l'aide aux travailleurs précaires, au titre des mois de novembre et décembre, a dû être repoussé au vendredi 5 février. Pour rappel, elle aurait dû être versée le 15 janvier dernier. Qui se charge du versement ? Quelles sont les démarches à faire ? Linternaute.com répond à vos questions.

Comment faire une demande auprès de Pôle emploi ?

Vous n'avez aucune démarche à entreprendre. Le versement sera assuré de manière automatique aux demandeurs d'emploi par Pôle emploi. Comme le précisait initialement le décret, la prime pour les mois de novembre et décembre aurait dû être versée en une seule fois le 15 janvier 2021. Cette échéance a toutefois été repoussée en raison de difficultés de Pôle emploi à s'adapter. Il faudra attendre le 5 février pour percevoir le premier versement. 

Touche-t-on forcément 900 euros avec l'aide aux travailleurs précaires ?

Le gouvernement souhaite garantir un minimum de ressources à 900 euros par mois. Comme expliqué précédemment, cela ne signifie pas que vous allez percevoir une aide de 900 euros. Pôle emploi va prendre en compte l'ensemble de vos ressources (revenus d'activité, allocations), et viendra apporter une aide différentielle, si nécessaire, afin que vous puissiez avoir un revenu minimum global de 900 euros par mois. En clair, si vous avez 200 euros d'aides mensuelles, Pôle emploi apportera le complément de 700 euros.

L'aide aux travailleurs précaires, c'est pour qui ? Conditions

La garantie de ressources annoncée par Jean Castex et Elisabeth Borne s'adresse aux travailleurs qui alternent des périodes de travail et de chômage, comme les saisonniers, les intermittents, les extras de la restauration et les intérimaires. Il s'agit d'une réponse exceptionnelle pour (...) ceux qu'on appelle les permittents de l'événementiel ou d'autres secteurs, inscrits à Pôle emploi et qui ont vu cette année leurs revenus baisser drastiquement", a abondé le Premier ministre. En voici les conditions : 

  • Vous devrez avoir travaillé plus de 60% du temps en 2019, au moins 138 jours, peut-on lire dans le décret du 30 décembre.
  • En raison de la crise sanitaire, vous n'avez pas pu "travailler suffisamment en 2020 pour recharger [vos] droits" au chômage
  • Vous avez un revenu "sous forme d'allocations, de revenu d'activité ou de revenu minimum qui n'excède pas 900 euros", a-t-on précisé lors d'un point de presse auquel l'AFP a assisté, l'aide visant à permettre d'atteindre ces 900 euros nets. Dans le décret, il est précisé que les personnes qui touchent le RSA sont concernées. 

En outre, le dispositif se veut "incitatif" en cas de reprise d'emploi. En clair, si vous retrouvez un emploi, le revenu issu de la reprise d'emploi ne sera comptabilisé qu'à hauteur de 40% pour calculer la prime. A noter : "La prime n'est pas versée aux bénéficiaires de l'aide à la reprise ou à la création d'entreprise (ACRE)", peut-on lire dans le décret.

Pendant combien de temps va-t-elle être versée ?

La garantie de revenu minimum a vocation à s'appliquer pour les mois de novembre, décembre, janvier et février, a fait savoir Jean Castex. Ces travailleurs précaires "sont souvent employés dans des secteurs qui ont été quasiment ou totalement mis entre parenthèses pendant la crise sanitaire" et l'idée est ainsi de leur apporter un soutien financer "pendant le trou d'air" que subissent ces secteurs, jusqu'au "retour à l'activité normale", a fait savoir le ministère lors d'un point presse, ajoutant qu'il n'y avait pas d'"enveloppe fermée" pour ce dispositif.