Retraité(e) et journaliste bénévole, puis-je bénéficier de l'avantage fiscal ?

Retraité(e) et journaliste bénévole, puis-je bénéficier de l'avantage fiscal ? Retraité(e), vous faites du journalisme bénévolement. Vous vous demandez si cette activité doit figurer dans votre déclaration de revenus pour profiter de l'abattement fiscal réservé aux journalistes.

Journalisme ou non, le bénévolat est un travail accompli gratuitement et sans obligation de la part de l'intéressé. Il n'y a donc aucune raison de déclarer cette activité dans votre déclaration de revenus annuelle. De même, vous ne bénéficierez pas de l'abattement fiscal réservé aux journalistes qui s'élève à 7 650 euros, pour les revenus inférieurs à un plafond qui peut varier d'une année à l'autre. Celui-ci profite en effet aux personnes qui peuvent répondre à un certain nombre de critères.

Pour bénéficier de l'abattement fiscal réservé aux journalistes, il faut exercer la profession de journaliste ou assimilé, comme le détaille la page 8 de la notice 2041 GP, en activité principale. L'employeur doit être rattaché à une convention collective de presse. La carte de presse, elle, n'est pas obligatoire. Cependant, elle peut constituer un justificatif en cas de réclamation ou de contestation des services fiscaux.

Un abattement encadré

L'application de cet abattement fiscal doit être réalisée lors de la déclaration de revenus. Il faut d'abord indiquer le montant de l'abattement (7 650 euros) dans la case 1GA "abattement forfaitaire". Ensuite, il faut déduire ce montant des traitements et salaires déjà déclarés par votre employeur. Si vous avez plusieurs employeurs, il vous faudra déduire ce montant au prorata des différents salaires.

Si vous effectuez une activité de correspondant local de presse, vous devrez déclarer vos revenus au titre des "bénéfices non-commerciaux non-professionnels". Vous pourrez ensuite choisir le régime "ultra-simplifié" ou "micro BNC" (formulaire 2042 C) si vos revenus sont inférieurs à un plafond fixé chaque année. Vous profiterez alors d'une déduction de 34% sur ces revenus. Si vous dépassez le plafond fixé, vous devrez opter pour le régime de la déclaration contrôlée qui vous permet de déduire vos frais réels.