Bien hérité : les dépenses de travaux sont-elles déductibles ?

Bien hérité : les dépenses de travaux sont-elles déductibles ? Un bien immobilier acquis lors d'une succession peut être alternativement revendu, utilisé comme résidence principale ou secondaire, ou loué. Les conséquences fiscales dépendent de son usage.

Plusieurs possibilités s’offrent au bénéficiaire d’un bien hérité : vous pouvez tout à fait décider de garder le bien après avoir réglé les frais de succession, et l’utiliser comme votre résidence principale ou secondaire si vous en êtes l’unique héritier. Vous pouvez tout aussi bien le revendre, après avoir effectué quelques travaux d’embellissement si le bien le nécessitait. Vous pouvez également choisir de conserver le bien en tant que propriétaire bailleur, et d’en faire une résidence locative, là aussi après avoir réalisé quelques travaux.

Sachez cependant qu’en matière d’impôts, le fait d’avoir effectué des travaux dans un bien hérité ne vous garantira pas forcément une déduction de charges. Tout dépendra de la raison pour laquelle vous avez effectué lesdits travaux dans le bien immobilier.

Si le bien acquis lors d’une succession n’est pas loué nu, et ne permet donc pas de dégager des revenus fonciers, il ne sera pas possible de déduire ni les travaux d’amélioration, ni les travaux de réparation et d’entretien, sauf si vous vous engagez auprès de l’administration fiscale via la complétude du formulaire n°2044. Un bien hérité qui ne génère aucun revenu locatif ne donne pas droit à une déduction des charges par le biais du régime réel (en l’occurrence des travaux de quelque nature que ce soit).

Si les travaux ont été effectués dans le but de revendre le bien, ou d’y habiter, il ne sera donc pas possible de les déduire. Si, en revanche, vous réalisez des travaux dans l’optique d’une location nue de votre bien hérité, alors vous pourrez déduire les charges, et donc les travaux, de vos revenus fonciers, à condition que les travaux aient été payés au cours de l’année d’imposition. Il peut s’agir de travaux d’amélioration, mais aussi de travaux de réparation et d’entretien. Les travaux de construction, de reconstruction ou d’agrandissement ne sont jamais déductibles.