Jean-Luc Mélenchon : sondages, idées fortes... Quel horizon pour l'élection présidentielle ?

Jean-Luc Mélenchon : sondages, idées fortes... Quel horizon pour l'élection présidentielle ? MELENCHON. Le leader de la France Insoumise a lancé sa campagne et publié un programme. Mais pour l'heure, Jean Luc-Mélenchon ne parvient pas à décoller dans les sondages pour la présidentielle 2022.

L'essentiel
  • Candidat pour la troisième fois à l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon ne parvient pas à faire décoller sa campagne. Le leader de la France insoumise s'affiche pourtant comme la première force de gauche. 
  • En effet, celui qui avait flirté avec la 3e place au premier tour en 2017 est crédité d'entre 8 et 10% des suffrages, ce qui serait le meilleur score, selon les sondages, à gauche de l'échiquier politique.
  • "Il faut une loi d'urgence sociale pour commencer". Jean-Luc Mélenchon a dévoilé officiellement son programme, jeudi 18 novembre. Il a notamment évoqué un moratoire pour l'hôpital, une aide à la jeunesse et une augmentation du SMIC. Plus de détails sur son programme ici.
Dernières actus

Nouveau sondage : 8% d'intentions de vote pour Jean-Luc Mélenchon

Si vous ne voyez pas l'image, cliquez ici

Chronique de campagne du 7 décembre. 18h03. Le dernier sondage, réalisé par Elabe pour BFMTV et L'Express et publié mardi 7 décembre, crédite Jean-Luc Mélenchon de 8% des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle 2022. Le représentant de la France Insoumise, qui souhaite réitérer sa bonne campagne de 2017 est encore loin des premières places : il ne semble pas encore en mesure de se faire une place pour le second tour de l'élection à la magistrature suprême. Jean-Luc Mélenchon compte tout de même s'imposer comme la personnalité de gauche en mesure de porter une dynamique, et cela passe par la mesure de l'opinion sur ses propositions.

Les sondages devraient finir par changer la donne à gauche, alors qu'aucun candidat déclaré - Anne Hidalgo pour le Parti socialiste, Yannick Jadot pour Europe Ecologie-Les Verts, Arnaud Montebourg qui a fondé son mouvement et Fabien Roussel, candidat du PCF - ne souhaite renoncer à la course à l'Elysée. Dans l'état actuel des choses, c'est à droite que semble s'opérer le match pour une qualification de second tour à l'élection présidentielle.

Pour son premier meeting, Jean-Luc Mélenchon démontre qu’il veut "faire l’union par la base"

Pour son premier meeting, Jean-Luc Mélenchon démontre qu’il veut "faire l’union par la base" - Jean-Luc Mélenchon ©

Chronique de campagne du 5 décembre. 16h30. La date du 5 décembre avait été cochée par l'extrême-gauche et l'extrême-droite. La raison ? Détourner l'attention et concentrer le débat au lendemain de l'annonce du vainqueur de la primaire des Républicains. Jean-Luc Mélenchon a eu la primeur des meetings dominicaux, s'exprimant avant (et non loin) d'Eric Zemmour, dimanche, pour (re)lancer une campagne qui ne décolle pas. Le cadre du sous-sol du quartier d'affaires de La Défense, un jour de pluie où les costards-cravate à mallettes n'arpentent pas l'esplanade devant la Grande Arche, n'est pas le plus chaleureux, mais les militants sont là : 4500 selon l'organisation, 3000 dans la salle principale, le reste dans une pièce attenante. L'engouement populaire, le leader de la France insoumise ne veut pas le mesurer aujourd'hui. Rendez-vous est pris le 20 mars pour "notre grande marche dans Paris". 

Arrivé 4e au premier tour de la présidentielle de 2017, il se pose en premier rempart contre l’extrême droite et affirme sa position en faisant état de la dimension sociale de son projet pour le pays : "La France, ce n’est pas l’extrême droite, la France, c’est la Sécurité sociale, c’est la santé publique, c’est l’émancipation, c’est l’école, c’est la recherche, c’est le partage." Taclant Eric Zemmour et Marine Le Pen, "les partisans du grand affolement à cause du 'grand remplacement'", Valérie Pécresse et Emmanuel Macron, "les amis du grand démantèlement à cause du grand rendement", Jean-Luc Mélenchon veut s'afficher comme le chef de file des "partisans du grand changement". Avec une première liste de mesures phares : une "loi d'urgence sociale" comprenant le blocage des prix de première nécessité, une hausse du Smic à 1400 euros nets ou encore l'instauration d'une "allocation études" d'un montant de 1000 euros par mois pour tous les étudiants. Jean-Luc Mélenchon s'est par ailleurs érigé en opposant au nucléaire.

Alors qu'il plafonne, dans les meilleurs des cas, à 10% dans les intentions de vote au premier tour de l'élection présidentielle, Jean-Luc Mélenchon veut élargir sa base et rassembler de nouvelles forces. C'est en ce sens que, dimanche, a été officiellement lancée l'Union populaire, un groupement de 200 personnes composé à 50% d'Insoumis et d'autres acteurs extérieurs pour la seconde moitié, tels Thomas Portes (ex-porte-parole de Sandrine Rousseau), Azzédine Taïbi (maire de Stains, Seine-Saint-Denis) ou encore... Jean-Marc Schiappa, historien et père de Marlène Schiappa. Pour autant, il déplore ne pas pouvoir s’allier avec l’écologiste Yannick Jadot et la socialiste Anne Hidalgo : "Puisqu’on ne peut pas faire l’union au sommet avec un programme commun, faisons-la par la base avec un programme commun."

Thomas Portes, ex-porte-parole de Sandrine Rousseau, rejoint la campagne de Jean-Luc Mélenchon

Thomas Portes, ex-porte-parole de Sandrine Rousseau, rejoint la campagne de Jean-Luc Mélenchon - Jean-Luc Mélenchon ©JEANNE ACCORSINI/SIPA

Chronique de campagne du 3 décembre. 12h44. Thomas Portes, président de l’observatoire national de l’extrême droite (ONED), a annoncé au Figaro qu'il rejoignait la campagne de Jean-Luc Mélenchon. Celui qui a été le porte-parole de l'écoféministe Sandrine Rousseau lors de la primaire des Verts après avoir été celui de "Génération.s", mouvement soutenant la candidature de Benoit Hamon en 2017 puis celle de Yannick Jadot en 2022, s'était fait connaitre de la scène politique française en rejoignant le Parti communiste français (PCF). Il ne rejette néanmoins pas en bloc ses précédentes expériences : gardant "beaucoup de respect" pour Yannick Jadot et pour "Génération.s", il ne ferme pas non plus la porte à Sandrine Rousseau, pensant "que des passerelles sont à construire avec toutes celles et ceux qui portent aujourd'hui des projets politiques radicaux, de gauche, et qui mettent les questions sociales et écologiques au même niveau". Même son de cloche vis-à-vis du PCF : il regrette aujourd'hui "que Jean-Luc Mélenchon et les communistes ne soient pas rassemblés, comme en 2012 et en 2017", soulignant "l'espoir" que cette union avait déclenché, "notamment chez les jeunes qui aujourd'hui ne votent pas" : il "pense" et "espère" à son tour que les deux mouvements parviendront "à se retrouver prochainement pour avoir une dynamique de campagne pour nous permettre de gagner."

Pourquoi le choix du Parlement de l'union populaire de Jean-Luc Mélenchon ? Si Thomas Portes qualifie le mouvement de "démarche qui permet de tisser des ponts entre le mouvement politique et les mouvements sociaux, syndicaux, associatifs tout en respectant leur autonomie" et "d'inclure des gens qui font de la politique au plus près du terrain, qui peuvent convaincre les citoyens d'aller voter", c'est la radicalité du projet du candidat qui a orienté son choix. "Je crois qu'il y a besoin de s'engager dans un projet de gauche qui peut être majoritaire et radical sur les questions sociales et écologiques", affirme le président de l'ONED.

Selon Alexis Corbière, les policiers travailleront dans de meilleures conditions avec Jean-Luc Mélenchon

Chronique de campagne du 19 novembre.13h40. Invité de la matinale de CNews, Alexis Corbière, député La France Insoumise (LFI) de la 7ème circonscription de Seine-Saint-Denis, a développé la vision de Jean-Luc Mélenchon pour la police, si le candidat LFI à la présidentielle 2022 venait à être élu. Pour lui, ça ne fait aucun doute : "Avec Jean-Luc Mélenchon et La France Insoumise les policiers travailleront dans de meilleures conditions." Le député a ainsi reconnu le travail difficile des policiers, et donc la nécessité d’améliorer leurs conditions de travail. Alexis Corbière a affirmé qu’avec LFI au pouvoir, 10 000 policiers seront recrutés en renforts. Par ailleurs, ce dernier estime que les policiers doivent être formés différemment pour ne pas les envoyer "directement au carton" et ainsi éviter toute "une série de dysfonctionnements". En cause, à ses yeux : le nombre trop faible de séances de formation et de tirs. 
Autre axe de travail, le rétablissement de la confiance entre la police et la population. "Il y a parfois trop de comportements qui selon moi ne font pas honneur à l’idée que je me fais de la police", a ainsi confié le député de Seine-Saint-Denis au micro de Laurence Ferrari. Alexis Corbière a dénoncé, une nouvelle fois, certains "propos discriminants, des attitudes violentes". Et de conclure : "Il y a des violences de policiers, ce sont des violences policières."

A la veille de la présentation de son programme, Mélenchon dévoile ses premières propositions

Chronique de campagne du 17 novembre. 21h02. Plus que quelques heures pour Jean-Luc Mélenchon avant de dévoiler son programme pour la présidentielle 2022. Ce mercredi, il a toutefois souhaité présenter les premières lignes de son programme, sur le plateau du 20 heures de TF1. Assez courte, son intervention aura soulevé plusieurs problématiques.

  • L'abrogation du pass sanitaire. Selon le candidat de La France insoumise, le pass sanitaire n'est désormais plus légitime dans notre société et sera directement supprimé, s'il est élu président de la République. D'après Jean-Luc Mélenchon, la mesure du gouvernement actuel "créee un faux sentiment de sécurité".
  • Répondre à la crise sanitaire. Comment envisager un retour à la normale pour les soignants ? "Il faut un moratoire sur la fermeture des lits d'hôpitaux", a affirmé Jean-Luc Mélenchon. Aussi, au sujet de la cinquième vague, le candidat LFI souhaite "rétablir le test gratuit à la fin de l'année", en argumentant que les tests servaient avant tout à savoir qui était malade, et non qui était vacciné. 
  • La lutte contre la pauvreté. C'est le chapitre le plus important du programme de Mélenchon. Sur le plateau de TF1, le politique a envisagé "une augmentation du SMIC, à 1400€ (...) et plus une seule retraite en dessous du SMIC". Quant à la "jeune génération", le candidat LFI a annoncé l'instauration d'une "allocation d'autonomie à 1 000 euros, à condition de ne pas être rattachés fiscalement à leur parent". 
  • "Ça suffit de maltraiter les gens", s'est exprimé le candidat. Pour ce dernier, une "loi d'urgence sociale" est nécessaire. Jean-Luc Mélenchon a notamment fustigé la trop grande présence des CDD en entreprise. Selon lui, la proportion doit réduire au profit de contrats moins précaires.

Un coup d'accélérateur pour la campagne de Jean-Luc Mélenchon ? 

Un coup d'accélérateur pour la campagne de Jean-Luc Mélenchon ?  - Jean-Luc Mélenchon ©

Chronique de campagne du 17 novembre. 16h12. "A 600 000 voix près, nous aurions été présents au second tour". Longtemps la France insoumise a ressassé les résultats du premier tour de la présidentielle de 2017. Arrivé en quatrième position avec 19,58% des voix, Jean-Luc Mélenchon a déroché, ce 23 avril 2017, un score inattendu. Alors, depuis, les ambitions élyséennes du député se sont confortées. S'il pensait surfer sur la vague du dernier scrutin présidentiel, le leader LFI est loin de son dernier score à en croire les enquêtes d'intentions de vote. 10% tout au plus, c'est ce qu'il recueillerait le 10 avril prochain. "Il y a eu une fuite de son électorat. Une bonne partie veut voter pour Yannick Jadot et une autre partie, plus anecdotique, va soit vers Fabien Roussel, soit vers Anne Hidalgo", a expliqué Paul Cébille, chargé d'étude à l'Ifop, auprès de 20 Minutes, évoquant "une image qui s’est beaucoup détériorée, et sur des items fondamentaux dans une élection présidentielle (personnalité inquiétante, peu proche des préoccupations et sans véritable stature présidentielle, ndlr)".

Patinant dans sa campagne, Jean-Luc Mélenchon veut donner un coup d'accélérateur. Après avoir dévoilé çà et là quelques-unes de ses propositions phares, le candidat à l'Elysée entend passer la seconde, en trois temps : d'abord, dans une interview au JT de TF1, mercredi 17 novembre à 20 heures, suivie, jeudi, de la sortie de livre programmatique "L'avenir en commun". Une réédition de son ouvrage de 2017, actualisé des idées pour le quinquennat à venir. Troisième temps fort : dimanche 5 décembre, un meeting est prévu à Paris autour de "l'Union populaire", un mouvement constitué de 200 personnes. Une date au lendemain de l'annonce du vainqueur du congrès des Républicains... et qui pourrait être la même que le meeting de début de campagne d'Eric Zemmour. Qu'importe, LFI veut accélérer à cinq mois du premier tour : "Après avoir mis en avant plusieurs mesures ces dernières semaines, c'est le moment de présenter la structure de notre programme, de notre vision pour le pays", a confié aux Echos Eric Coquerel, député de Seine-Saint-Denis.

Jean-Luc Mélenchon dévoile comment il veut financer le retour de la retraite à 60 ans

Jean-Luc Mélenchon dévoile comment il veut financer le retour de la retraite à 60 ans - Jean-Luc Mélenchon ©FREDERIC MUNSCH/SIPA

Chronique de campagne du 5 novembre.12h57. Invité de BFM Business ce jeudi 4 novembre, le candidat de La France Insoumise (LFI) à la présidentielle de 2022 a détaillé quelles méthodes il pourrait mettre en place afin de financer l'une des mesures figurant dans son programme électoral : le versement d'une pension à taux plein (au moins équivalente au Smic) à tout salarié ayant cotisé pendant 40 ans. Trois solutions sont proposées par le candidat Insoumis. "On n'a qu'à mettre le salaire des femmes au niveau de celui des hommes et les cotisations sociales payeront la différence", a d'abord expliqué le député des Bouches-du-Rhône. En alternative, il propose de créer "un million d'emplois en plus" : "S'il y a un million d'emplois de plus, on finance la retraite à 60 ans en 40 annuités", a-t-il notamment souligné. Troisième piste : "Une surcotisation de deux points sur tous les salaires au-delà de 3.400 euros".

Le candidat LFI a également justifié dans quelle mesure cet aspect de son programme était fondamental : "Il faut arrêter de faire passer pour un progrès ou une loi d'équilibre ce qui est revenir au système des retraites quand il a été créé pour la première fois en 1910", a-t-il d'abord plaidé, affirmant ensuite que "vous savez comme moi que travailler trop longtemps nuit à la santé et que nuire à la santé augmente la détresse dans la vie personnelle, augmente la maladie, augmente le chômage des seniors qui coûte aujourd'hui 3 milliards. Autrement dit, ce que vous n'avez pas payé en retraite, vous le payez en chômage, la belle affaire".

Taxé d'antisémitisme, Jean-Luc Mélenchon se défend

Chronique de campagne du 29 octobre. 20h00. Après des propos qu'il a tenus sur l'antenne de BFMTV jeudi 28 octobre, Jean-Luc Mélenchon a tenté d'éteindre la polémique naissante qui le taxait d'antisémitisme. En effet, après que l'extrait vidéo a commencé à circuler sur les réseaux sociaux, il n'a pas fallu longtemps avant que la sphère politique ne s'empare de ces propos : "J'ai longtemps vu en Jean-Luc Mélenchon celui qu'il a été : républicain, défenseur de nos valeurs communes. Mais avec ces propos aux références les plus abjectes, il a franchi les dernières limites. Rien, jamais, ne justifie de sombrer dans l'antisémitisme", avait réagi Christophe Castaner, le chef de file des députés LREM à l'Assemblée. Gilbert Collard du Rassemblement national (RN), a, lui, estimé que "le pire du pire" venait "d'être dit. Ainsi, le leader de la France insoumise, qui avait comparé l'assimilationnisme que défend Eric Zemmour avec le conservatisme constitutif, selon ses propos, du judaïsme, a réagi sur ses réseaux sociaux. 

Dans un long message diffusé sur son compte Facebook vendredi 29 octobre, le candidat à l'élection présidentielle a estimé qu'"'à chaque occasion l'accusation d'antisémitisme revient comme un refrain contre (lui) par les mêmes haineux", le tout "sans fondement, sans argument, à tout propos et surtout hors de propos. Jusqu'à la nausée". Et Jean-Luc Mélenchon d'ajouter : "On m'attribue, depuis, que j'aurais situé l'origine des idées d'extrême droite de Zemmour dans le judaïsme. C'est une stupidité !". Le leader de la France insoumise a par ailleurs admis qu'il s'était "mal exprimé puisqu'(il) a donné prise à des interprétations qui sont contraires à ce qu'(il) pense." Les proches de l'homme politique d'extrême-gauche ont quant à eux dénoncé un "Mélenchon Bashing". 

Jean-Luc Mélenchon veut légaliser le cannabis

Jean-Luc Mélenchon veut légaliser le cannabis - Jean-Luc Mélenchon ©

Chronique de campagne du 19 octobre. 12h16. C’est une position à laquelle il ne déroge pas. Jean-Luc Mélenchon est pour la légalisation du cannabis en France. Le candidat de La France insoumise l’a redit une nouvelle fois mardi 19 octobre 2021 sur BFM TV/RMC. "Oui (à la légalisation, ndlr) parce que c’est ce qu’il faut faire. Le reste a échoué", a-t-il assuré devant Jean-Jacques Bourdin, estimant que "la prohibition n’a rien donné". Le chef de file LFI regrette que pour des policiers "60 % des opérations de contact avec les gens, c’est pour voir s’ils ont des barrettes de shit dans les poches. C’est quand même un gâchis de temps et d’énergie".

Jean-Luc Mélenchon veut autoriser pour mieux contrôler, sur le même principe que l’alcool. "Si on avait interdit l’alcool, plus personne ne boirait rien ? Si, tout le monde boirait que des cochonneries. On a laissé l’alcool, on fait du très bon vin et on boit moins qu’avant. On a connu la période où ça pochtronnait (sic) sévère. Ca a été vaincu par la qualité et par le fait qu’on a combattu l’alcoolisme". En 2017 déjà, celui qui avait terminé quatrième de la présidentielle militait pour légaliser le cannabis.

Jean-Luc Mélenchon veut "fermer toutes les centrales" nucléaires

Jean-Luc Mélenchon veut "fermer toutes les centrales" nucléaires - Jean-Luc Mélenchon ©Gutner/SIPA

Chronique de campagne du 18 octobre. 15h35. Il veut, une nouvelle fois, écrire "l'avenir en commun". Cinq ans plus tard, même élection, même ambition, même parti, même candidat... et même livre-programme. Le 18 novembre prochain, les grands projets de Jean-Luc Mélenchon pour la France seront condensés dans un nouvel ouvrage. L'avenir en commun détaillera le cap que souhaite fixer le chef de file des Insoumis. Pour autant, le député de Marseille a déjà commencé à distiller ses propositions.

La dernière en date, annoncée lors d'un discours de clôture de la convention LFI à Reims dimanche 17 octobre, celle "d'arrêter l'EPR". Le nucléaire, Mélenchon veut y mettre fin. "Quand nous serons élus, nous fermerons toutes les centrales", a-t-il lancé, fustigeant l'ambition d'Emmanuel Macron de "mettre des centrales nucléaires partout sous forme de mini réacteur. Ils représentent une grave menace pour notre sécurité. [...] un mini-réacteur, quand il dysfonctionne, il fait des maxi dégâts". 

Alors, comment compenser les besoins en énergie ? Jean-Luc Mélenchon dit avoir "la certitude que la patrie est capable de produire à temps la quantité d'énergie nécessaire, par la sobriété, en assurant la diminution de nos consommations excessives, mais aussi par celle que l’on captera par la géothermie, l’éolien, l’hydrolien". Quid des salariés d'EDF qui seraient concernés par la fermeture ? "nous nous engageons à ce que le salaire de chacun soit garanti jusqu’à la retraite". 

Mélenchon réfute une alliance avec lesocialistes, mais reste ouvert à la discussion avec les autres partis

Chronique de campagne du 7 octobre. 14h55. Selon les sondages, il serait la première force de gauche. Jean-Luc Mélenchon, arrivé 4e de la présidentielle en 2017 avec près de 20 % des suffrages, s’affiche comme le leader d’un pan de l’échiquier politique aux candidatures diluées et dont, d’après les enquêtes d’opinion, très peu parviendraient à dépasser les 10 % au premier tour. Une seule serait vraisemblablement la plus à même de le faire : celle du leader de La France insoumise. Alors que la droite appelle à l’union face à Emmanuel Macron et l’extrême-droite, un accord à gauche pour une fusion des programmes semble loin d’être acquise. En tout cas, Jean-Luc Mélenchon a clairement fermé la porte à une alliance avec le Parti socialiste lors d’une conférence donnée à Sciences Po Paris mercredi 6 octobre 2021, balayant d’un revers de la main l’idée d’une coalition LFI/PS : "Ce qu’on me demande à moi Mélenchon, représentant d’un courant politique ‘Les Insoumis’ et qui avons eu les résultats que vous connaissez, c’est de renoncer à mes idées", rappelant en filigrane les 6,36 % de Benoit Hamon lors du dernier scrutin.

Rappelant qu’il a "fait l’effort, par acquit de conscience, de tendre la main" avec son "Front populaire" en 2018, Jean-Luc Mélenchon s’est dit ouvert à la discussion avec les autres formations politiques de gauche : "Si on pouvait régler le problème, si on avait la possibilité de faire des compromis qui nous fassent avancer dans une direction où en quelque sorte on ferait un bout du chemin, et pas tout le chemin, moi je veux bien discuter, mais on ne me l'a jamais proposé". En novembre 2020, Yannick Jadot, élu chef de file EELV pour la présidentielle, avait rejeté toute alliance en 2022 avec le leader des Insoumis, pointant des divergences "non négligeables" et "importantes". La donne aura-t-elle changé alors que chacun entend aller au bout dans la course à l’Elysée ?

Jean Luc Mélenchon veut un soutien rapide face à la hausse des prix de l’énergie

Chronique de campagne du 1er octobre. 11h45. Dans une longue interview accordée à L'Opinion ce vendredi 1er octobre, le candidat de la France insoumise à l'élection présidentielle tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme sur la misère sociale qui frappe la France. "On nous avait dit : La concurrence et la privatisation feront baisser les prix. C’est l’inverse : ils n’ont cessé d’augmenter. Les aléas dans le prix des matières premières sont loin d’être la seule explication" explique le candidat (...) Nous avons calculé que l’augmentation moyenne de la facture avait été de 500 euros dans les cinq dernières années. On peut rendre cette somme aux usagers en prenant seulement 10 % des bénéfices des fournisseurs. Ajoutez à cela la hausse des prix de l’alimentation, de l’électricité et la réforme à venir de l’indemnisation chômage : la misère va recruter large !"

Pour Jean-Luc Mélenchon, il est "temps de se préoccuper de l’insécurité sociale quand 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté et 8 millions ont besoin d’une aide alimentaire… Le candidat réclame des mesures d’urgence : l’augmentation du smic mais aussi le blocage des prix des produits de première nécessité et l’instauration d’un coefficient multiplicateur limité dans la grande distribution pour garantir l’accès à l’alimentation."

Premier tour : Jean-Luc Mélenchon relégué au cinquième rang ?

La première force de gauche ne se hissera-t-elle qu’en cinquième place au premier tour de l’élection présidentielle de 2022 ? C’est ce qu’établit, une nouvelle fois, un nouveau sondage mené par Harris Interactive pour le magazine Challenges. Dévoilé mardi 28 septembre 2021, il crédite Jean-Luc Mélenchon de 13% des suffrages, soit 2 points de plus que la semaine précédente. Le leader de la France insoumise se placerait surtout au même niveau qu’Eric Zemmour, ce dernier le dépassant même selon le candidat de la droite (entre 13 et 14% pour le polémiste). Malgré une entrée en campagne précoce, Jean-Luc Mélenchon ne décolle toujours pas dans les sondages.

Que retenir du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour ?

Chronique de campagne du 24 septembre. 15h55. Le débat était très attendu et a attiré près de 3,81 millions de téléspectateurs sur BFM TV mais que retenir de la prestation de Jean-Luc Mélenchon ? S'il ne voulait pas une guerre de "coqs", le candidat de la France insoumise n'a pas hésité à attaquer Eric Zemmour le qualifiant notamment de "danger" et de "raciste". Sur l'immigration, "la France est ce méli-mélo singulier grandiose qui a permis que des gens très différents fassent quelque chose de commun qui, à la fin, culmina avec l’idée extraordinaire des droits de l’homme", a expliqué Jean-Luc Mélenchon, défendant la "créolisation, un processus dans lequel personne ne domine l’autre." Pendant plus d'une heure, le débat est resté centrer sur le sujet de l'immigration, de l'insécurité et de l'islam. "Vous avez une vision de l’islam qui me fait sourire car visiblement vous n’y connaissez rien : toutes les religions donnent des consignes politiques inouïes. La France que vous voyez n’a jamais existé. Vous ne chasserez pas les musulmans" a notamment lancé le candidat de la France insoumise à Eric Zemmour.

Le député des Bouches-du-Rhône est également revenu sur les propos polémiques du polémiste sur les prénoms. "Quand quelqu’un appelle son fils Mohammed c’est souvent parce que le grand-père s’appelait comme ça, il n’y a pas de honte à donner le nom du prophète à quelqu’un, ça suffit vous insultez continuellement les musulmans, ça n’a pas de sens." Sur le reste des sujets, les désaccords ont également été nombreux. Jean-Luc Mélenchon veut abandonner le nucléaire dans les prochaines années alors qu'Eric Zemmour est contre. Le député souhaite "déployer l'hydroélectrique, redéployer les hydroliennes, l'énergie géothermique et améliorer la sobriété dans la consommation énergétique. Ça va mettre au travail des dizaines de milliers de gens".

Mélenchon à 8% au premier tour selon un nouveau sondage

 FREDERIC MUNSCH/SIPAChronique de campagne du 23 septembre, 15h35. A quelques heures du débat organisé par BFMTV entre Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour, un sondage Odoxa pour L'Obs indique que le leader de la France insoumise est en léger déclin dans les intentions de vote. Alors qu'un précédent sondage le créditait de plus de 10% des voix au premier tour, cette enquête place Mélenchon entre 7,65 et 8% des intentions de vote selon les scénarios. Dans l'hypothèse de la présence de Yannick Jadot chez les écologistes et de Xavier Bertrand à droite, Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 8% des suffrages, tout comme dans les scénarios "Sandrine Rousseau-Xavier Bertrand" et "Sandrine Rousseau-Valérie Pécresse". L'Insoumis passe à 7,5% en revanche dans le scénario Jadot-Pécresse. Eric Zemmour, lui se situe à 10% dans ce sondage.

En ce jour de confrontation avec le polémiste auteur de "La France n'a pas dit son dernier mort", Odoxa a aussi interrogé son panel sur plusieurs aspect du duel Mélenchon-Zemmour. Il apparaît que les sondés trouvent le tribun de gauche légèrement plus proche des gens que celui de droite (22% contre 15%), mais aussi plus "sympathique (18% contre 16%) tandis que Zemmour est jugé un peu plus compétent (17% contre 18%). Sur la capacité à gouverner, les deux quasi-candidats sont à égalité à 15%. Mais pour chacun de ces aspects, la proportion de sondés répondant "ni l'un ni l'autre" est toujours supérieure à 60% (et même 69% pour la capacité à gouverner). A la question de savoir duquel ils se sentaient le plus proche, les sondés ont répondu à 19% pour Mélenchon (54% chez les sympathisants de gauche), contre 19% pour Eric Zemmour. 63% ont répondu "ni l'un ni l'autre".

LIRE PLUS
En savoir plus

Jean-Luc Mélenchon est-il candidat à la présidentielle 2022 ?

Oui et depuis plusieurs mois ! Invité au JT de 20h de TF1 le dimanche 8 novembre 2020, Jean-Luc Mélenchon avait annoncé sa candidature soumise à une investiture populaire d'au moins 150 000 signatures en sa faveur, ce qu'il a obtenu assez facilement. "Aujourd'hui, seuls 500 élus le peuvent. Je soutiens l'idée que les citoyens puissent investir un candidat" avait-il justifié. Il lui reste à obtenir les parrainages de 500 élus locaux.

Que sont les résultats des derniers sondages pour Jean-Luc Mélenchon ?

Lors de la précédente élection en 2017, Jean-Luc Mélenchon était le 4e homme de la présidentielle avec 19,58% des voix. Retrouvez ici les derniers sondages cumulés par le média Contexte.

Quel est le programme de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle ?

Candidat depuis plusieurs mois, Jean-Luc Mélenchon est déjà en campagne. Sur son site de campagne, vous pouvez retrouver l'ensemble des propositions formulées jusque-là. Ce programme a été "co-écrit par des milliers de citoyens, il a été choisi par 7 millions d'électeurs en 2017 et a été actualisée pour tenir compte de 3 années de mobilisations sociales et de travail parlementaire" explique le site. Dans un entretien accordé au JDD samedi 11 septembre, le candidat LFI indique vouloir mettre le "social" au coeur de sa campagne. "On est en pandémie et les milliardaires se sont encore enrichis ! Nous avons des lois d'urgence sécuritaire, des lois d'urgence sanitaire : il est temps d'avoir une loi d'urgence sociale. Quand tant d'indicateurs sociaux virent au rouge, quand 10 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, on est bel et bien en état d'urgence sociale. Détresse psychologique, dégradation de la santé, destruction des services publics, explosion des trafics… Une partie de la société glisse vers le néant. Sans parler de l'impact social de la crise écologique" analyse-t-il. Cette loi d'urgence sociale que veut mettre en place le candidat Jean-Luc Mélenchon comporte "le blocage des prix sur les produits de première nécessité, l'augmentation du smic à 1 400 euros net et le report du remboursement des prêts garantis par l'État."

Sur le pass sanitaire, Jean-Luc Mélenchon s'est positionné comme un fervent opposant. S'il se dit favorable à la vaccination en tant que telle, il soutient régulièrement les manifestations. "Nous nous opposons au pass sanitaire parce qu'il est attentatoire à la liberté dans le monde du travail, dans la société, dans les rapports humains" avait-il lancé devant ses militants fin août. Jean-Luc Mélenchon qualifie plus généralement ce pass sanitaire et la gestion de la crise comme une "addition de sottises sans nom, dans une inefficacité totale et une brutalité absolue." Lors de son interview au JDD, le député est revenu sur son rejet du pass : "Faire croire que ses titulaires ne présentent plus de danger pour les autres, c'est faux ! Mais le pass sanitaire crée une société de contrôle généralisé. Fichage généralisé, contrôles intempestifs absurdes, etc. Je l'ai dit sur tous les tons et j'ai voté contre".

Jean-Luc Mélenchon n'est pas contre la vaccination, comme il aime le rappeler au JDD ce 11 septembre 2020. "Je suis souvent accusé de tout… Je n'ai jamais été antivaccin. Je suis pro-sciences. Mais "science sans conscience n'est que ruine de l'âme", dit Rabelais !" En revanche, il est contre l'obligation vaccinale des soignants : "Les syndicats et les personnels soignants me disent que c'est insupportable. Et aussi que c'est impossible à faire, sauf à aggraver la crise, de licencier ceux qui ne veulent pas être vaccinés. Cette mesure brutale est contre-productive ! Et puis faire des héros d'hier - les personnels soignants - les salauds d'aujourd'hui, c'est écœurant…", regrette-t-il.

Contemporain