Jean-Luc Mélenchon : sondages, idées fortes... Quel horizon pour l'élection présidentielle ?

Jean-Luc Mélenchon : sondages, idées fortes... Quel horizon pour l'élection présidentielle ? MELENCHON. Pour la présidentielle 2022, Jean-Luc Mélenchon est de nouveau candidat pour porter les couleurs de la France insoumise. Les sondages le créditent pour l'heure d'un score plus faible que lors de la précédente élection présidentielle.

L'essentiel
  • Jean-Luc Mélenchon est candidat à la présidentielle depuis novembre dernier et a lancé sa campagne assurant qu'il n'entendait pas faire d'union avec les autres candidats à gauche.
  • Les sondages créditent Jean-Luc Mélenchon d'entre 9 et 13% des intentions de vote pour le premier tour de cette présidentielle 2022.
  • Jean-Luc Mélenchon axe son programme présidentiel sur l'urgence climatique et sur la mise en place d'un grand plan "d'urgence sociale" avec notamment l'augmentation du Smic à 1400 euros net. Plus de détails sur son programme ici.
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Nouveau sondage : Jean-Luc Mélenchon crédité de 8% des intentions de vote

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Chronique de campagne du 22 octobre. 10h23. Le dernier sondage, réalisé par Ipsos pour Le Monde et publié vendredi 22 octobre, crédite Jean-Luc Mélenchon de 8% des intentions de vote pour le premier tour de la présidentielle 2022, qu'importe les scénarios du candidat de droite. Le candidat de la France Insoumise, qui souhaite réitérer sa bonne campagne de 2017 est encore loin des premières places : il ne semble pas encore en mesure de se faire une place pour le second tour de l'élection à la magistrature suprême. Jean-Luc Mélenchon compte tout de même s'imposer comme la personnalité de gauche en mesure de porter une dynamique, et cela passe par la mesure de l'opinion sur ses propositions.

Les sondages devraient finir par changer la donne à gauche, alors qu'aucun candidat déclaré - Anne Hidalgo pour le Parti socialiste, Yannick Jadot pour Europe Ecologie-Les Verts, Arnaud Montebourg qui a fondé son mouvement et Fabien Roussel, candidat du PCF - ne souhaite renoncer à la course à l'Elysée. Dans l'état actuel des choses, c'est à droite que semble s'opérer le match pour une qualification de second tour à l'élection présidentielle.

Jean-Luc Mélenchon veut légaliser le cannabis

Jean-Luc Mélenchon veut légaliser le cannabis - Jean-Luc Mélenchon ©

Chronique de campagne du 19 octobre. 12h16. C’est une position à laquelle il ne déroge pas. Jean-Luc Mélenchon est pour la légalisation du cannabis en France. Le candidat de La France insoumise l’a redit une nouvelle fois mardi 19 octobre 2021 sur BFM TV/RMC. "Oui (à la légalisation, ndlr) parce que c’est ce qu’il faut faire. Le reste a échoué", a-t-il assuré devant Jean-Jacques Bourdin, estimant que "la prohibition n’a rien donné". Le chef de file LFI regrette que pour des policiers "60 % des opérations de contact avec les gens, c’est pour voir s’ils ont des barrettes de shit dans les poches. C’est quand même un gâchis de temps et d’énergie".

Jean-Luc Mélenchon veut autoriser pour mieux contrôler, sur le même principe que l’alcool. "Si on avait interdit l’alcool, plus personne ne boirait rien ? Si, tout le monde boirait que des cochonneries. On a laissé l’alcool, on fait du très bon vin et on boit moins qu’avant. On a connu la période où ça pochtronnait (sic) sévère. Ca a été vaincu par la qualité et par le fait qu’on a combattu l’alcoolisme". En 2017 déjà, celui qui avait terminé quatrième de la présidentielle militait pour légaliser le cannabis.

Jean-Luc Mélenchon veut "fermer toutes les centrales" nucléaires

Jean-Luc Mélenchon veut "fermer toutes les centrales" nucléaires - Jean-Luc Mélenchon ©Gutner/SIPA

Chronique de campagne du 18 octobre. 15h35. Il veut, une nouvelle fois, écrire "l'avenir en commun". Cinq ans plus tard, même élection, même ambition, même parti, même candidat... et même livre-programme. Le 18 novembre prochain, les grands projets de Jean-Luc Mélenchon pour la France seront condensés dans un nouvel ouvrage. L'avenir en commun détaillera le cap que souhaite fixer le chef de file des Insoumis. Pour autant, le député de Marseille a déjà commencé à distiller ses propositions.

La dernière en date, annoncée lors d'un discours de clôture de la convention LFI à Reims dimanche 17 octobre, celle "d'arrêter l'EPR". Le nucléaire, Mélenchon veut y mettre fin. "Quand nous serons élus, nous fermerons toutes les centrales", a-t-il lancé, fustigeant l'ambition d'Emmanuel Macron de "mettre des centrales nucléaires partout sous forme de mini réacteur. Ils représentent une grave menace pour notre sécurité. [...] un mini-réacteur, quand il dysfonctionne, il fait des maxi dégâts". 

Alors, comment compenser les besoins en énergie ? Jean-Luc Mélenchon dit avoir "la certitude que la patrie est capable de produire à temps la quantité d'énergie nécessaire, par la sobriété, en assurant la diminution de nos consommations excessives, mais aussi par celle que l’on captera par la géothermie, l’éolien, l’hydrolien". Quid des salariés d'EDF qui seraient concernés par la fermeture ? "nous nous engageons à ce que le salaire de chacun soit garanti jusqu’à la retraite". 

Mélenchon réfute une alliance avec lesocialistes, mais reste ouvert à la discussion avec les autres partis

Chronique de campagne du 7 octobre. 14h55. Selon les sondages, il serait la première force de gauche. Jean-Luc Mélenchon, arrivé 4e de la présidentielle en 2017 avec près de 20 % des suffrages, s’affiche comme le leader d’un pan de l’échiquier politique aux candidatures diluées et dont, d’après les enquêtes d’opinion, très peu parviendraient à dépasser les 10 % au premier tour. Une seule serait vraisemblablement la plus à même de le faire : celle du leader de La France insoumise. Alors que la droite appelle à l’union face à Emmanuel Macron et l’extrême-droite, un accord à gauche pour une fusion des programmes semble loin d’être acquise. En tout cas, Jean-Luc Mélenchon a clairement fermé la porte à une alliance avec le Parti socialiste lors d’une conférence donnée à Sciences Po Paris mercredi 6 octobre 2021, balayant d’un revers de la main l’idée d’une coalition LFI/PS : "Ce qu’on me demande à moi Mélenchon, représentant d’un courant politique ‘Les Insoumis’ et qui avons eu les résultats que vous connaissez, c’est de renoncer à mes idées", rappelant en filigrane les 6,36 % de Benoit Hamon lors du dernier scrutin.

Rappelant qu’il a "fait l’effort, par acquit de conscience, de tendre la main" avec son "Front populaire" en 2018, Jean-Luc Mélenchon s’est dit ouvert à la discussion avec les autres formations politiques de gauche : "Si on pouvait régler le problème, si on avait la possibilité de faire des compromis qui nous fassent avancer dans une direction où en quelque sorte on ferait un bout du chemin, et pas tout le chemin, moi je veux bien discuter, mais on ne me l'a jamais proposé". En novembre 2020, Yannick Jadot, élu chef de file EELV pour la présidentielle, avait rejeté toute alliance en 2022 avec le leader des Insoumis, pointant des divergences "non négligeables" et "importantes". La donne aura-t-elle changé alors que chacun entend aller au bout dans la course à l’Elysée ?

Jean Luc Mélenchon veut un soutien rapide face à la hausse des prix de l’énergie

Chronique de campagne du 1er octobre. 11h45. Dans une longue interview accordée à L'Opinion ce vendredi 1er octobre, le candidat de la France insoumise à l'élection présidentielle tire une nouvelle fois la sonnette d'alarme sur la misère sociale qui frappe la France. "On nous avait dit : La concurrence et la privatisation feront baisser les prix. C’est l’inverse : ils n’ont cessé d’augmenter. Les aléas dans le prix des matières premières sont loin d’être la seule explication" explique le candidat (...) Nous avons calculé que l’augmentation moyenne de la facture avait été de 500 euros dans les cinq dernières années. On peut rendre cette somme aux usagers en prenant seulement 10 % des bénéfices des fournisseurs. Ajoutez à cela la hausse des prix de l’alimentation, de l’électricité et la réforme à venir de l’indemnisation chômage : la misère va recruter large !"

Pour Jean-Luc Mélenchon, il est "temps de se préoccuper de l’insécurité sociale quand 10 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté et 8 millions ont besoin d’une aide alimentaire… Le candidat réclame des mesures d’urgence : l’augmentation du smic mais aussi le blocage des prix des produits de première nécessité et l’instauration d’un coefficient multiplicateur limité dans la grande distribution pour garantir l’accès à l’alimentation."

Premier tour : Jean-Luc Mélenchon relégué au cinquième rang ?

La première force de gauche ne se hissera-t-elle qu’en cinquième place au premier tour de l’élection présidentielle de 2022 ? C’est ce qu’établit, une nouvelle fois, un nouveau sondage mené par Harris Interactive pour le magazine Challenges. Dévoilé mardi 28 septembre 2021, il crédite Jean-Luc Mélenchon de 13% des suffrages, soit 2 points de plus que la semaine précédente. Le leader de la France insoumise se placerait surtout au même niveau qu’Eric Zemmour, ce dernier le dépassant même selon le candidat de la droite (entre 13 et 14% pour le polémiste). Malgré une entrée en campagne précoce, Jean-Luc Mélenchon ne décolle toujours pas dans les sondages.

Que retenir du débat entre Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour ?

Chronique de campagne du 24 septembre. 15h55. Le débat était très attendu et a attiré près de 3,81 millions de téléspectateurs sur BFM TV mais que retenir de la prestation de Jean-Luc Mélenchon ? S'il ne voulait pas une guerre de "coqs", le candidat de la France insoumise n'a pas hésité à attaquer Eric Zemmour le qualifiant notamment de "danger" et de "raciste". Sur l'immigration, "la France est ce méli-mélo singulier grandiose qui a permis que des gens très différents fassent quelque chose de commun qui, à la fin, culmina avec l’idée extraordinaire des droits de l’homme", a expliqué Jean-Luc Mélenchon, défendant la "créolisation, un processus dans lequel personne ne domine l’autre." Pendant plus d'une heure, le débat est resté centrer sur le sujet de l'immigration, de l'insécurité et de l'islam. "Vous avez une vision de l’islam qui me fait sourire car visiblement vous n’y connaissez rien : toutes les religions donnent des consignes politiques inouïes. La France que vous voyez n’a jamais existé. Vous ne chasserez pas les musulmans" a notamment lancé le candidat de la France insoumise à Eric Zemmour.

Le député des Bouches-du-Rhône est également revenu sur les propos polémiques du polémiste sur les prénoms. "Quand quelqu’un appelle son fils Mohammed c’est souvent parce que le grand-père s’appelait comme ça, il n’y a pas de honte à donner le nom du prophète à quelqu’un, ça suffit vous insultez continuellement les musulmans, ça n’a pas de sens." Sur le reste des sujets, les désaccords ont également été nombreux. Jean-Luc Mélenchon veut abandonner le nucléaire dans les prochaines années alors qu'Eric Zemmour est contre. Le député souhaite "déployer l'hydroélectrique, redéployer les hydroliennes, l'énergie géothermique et améliorer la sobriété dans la consommation énergétique. Ça va mettre au travail des dizaines de milliers de gens".

Mélenchon à 8% au premier tour selon un nouveau sondage

 FREDERIC MUNSCH/SIPAChronique de campagne du 23 septembre, 15h35. A quelques heures du débat organisé par BFMTV entre Jean-Luc Mélenchon et Eric Zemmour, un sondage Odoxa pour L'Obs indique que le leader de la France insoumise est en léger déclin dans les intentions de vote. Alors qu'un précédent sondage le créditait de plus de 10% des voix au premier tour, cette enquête place Mélenchon entre 7,65 et 8% des intentions de vote selon les scénarios. Dans l'hypothèse de la présence de Yannick Jadot chez les écologistes et de Xavier Bertrand à droite, Jean-Luc Mélenchon obtiendrait 8% des suffrages, tout comme dans les scénarios "Sandrine Rousseau-Xavier Bertrand" et "Sandrine Rousseau-Valérie Pécresse". L'Insoumis passe à 7,5% en revanche dans le scénario Jadot-Pécresse. Eric Zemmour, lui se situe à 10% dans ce sondage.

En ce jour de confrontation avec le polémiste auteur de "La France n'a pas dit son dernier mort", Odoxa a aussi interrogé son panel sur plusieurs aspect du duel Mélenchon-Zemmour. Il apparaît que les sondés trouvent le tribun de gauche légèrement plus proche des gens que celui de droite (22% contre 15%), mais aussi plus "sympathique (18% contre 16%) tandis que Zemmour est jugé un peu plus compétent (17% contre 18%). Sur la capacité à gouverner, les deux quasi-candidats sont à égalité à 15%. Mais pour chacun de ces aspects, la proportion de sondés répondant "ni l'un ni l'autre" est toujours supérieure à 60% (et même 69% pour la capacité à gouverner). A la question de savoir duquel ils se sentaient le plus proche, les sondés ont répondu à 19% pour Mélenchon (54% chez les sympathisants de gauche), contre 19% pour Eric Zemmour. 63% ont répondu "ni l'un ni l'autre".

Quelles sont les propositions de Mélenchon avant son débat ce soir face à Zemmour ?

Chronique de campagne du 23 septembre. 16h54. Ce 23 septembre, Jean-Luc Mélenchon débattra avec le polémiste Eric Zemmour sur l'antenne de BFM TV. Les deux hommes débattront sur plusieurs sujets comme l'immigration, le pouvoir d'achat ou encore l'environnement. Sur l'immigration, le candidat propose de suspendre le règlement de Dublin. Cet accord autorise les États européens à renvoyer un demandeur d’asile vers le pays par lequel il est entré, faisant peser de lourdes responsabilités sur les territoires qui concentrent les arrivées comme la Grèce ou l'Italie. Sur la sécurité, le député défend le démantèlement des BAC (brigade anti-criminalité) et propose de réhabiliter la police de proximité, lancée par Lionel Jospin quand Jean-Luc Mélenchon était ministre.

Sur le pouvoir d'achat, le candidat Mélenchon est ambitieux et souhaite mettre en place une loi d'urgence sociale. Dans cette dernière, le député propose notamment l'augmentation du SMIC de 16% et la revalorisation du point d'indice pour les fonctionnaires. Enfin, en ce qui concerne l'environnement, la France insoumise souhaite instaurer la "planification écologique". Il prévoit d'inscrire dans la Constitution ce qu'il appelle la "règle verte", à savoir "ne pas prélever sur la nature davantage que ce qu'elle peut reconstituer ni produire plus que ce qu'elle peut supporter".

Un débat organisé entre Mélenchon et Zemmour

Chronique de campagne du 20 septembre. 17h11. Eric Zemmour voulait un débat avec Marine Le Pen, la candidate du Rassemblement national voulait une simple discussion... Les deux ne se rencontreront finalement pas, du moins dans l'immédiat. Après ce refus, Jean-Luc Mélenchon avait lancé une invitation sur Twitter pour rencontrer le polémiste. "S'il y a un survivant au pique-nique Le Pen et Zemmour, il pourrait accepter un débat avec moi. Comme ça on entendra enfin une réplique argumentée à leurs délires". Dans une interview accordée au JDD, le candidat de la France insoumise avait relancé une nouvelle fois l'invitation. "Comme Mme Le Pen est aux abonnés absents… Et mieux vaut l'original qu'une pâle copie. Oui, il faut lui disputer pied à pied le terrain des idées"

Ce dimanche, BFM TV a annoncé qu'Eric Zemmour avait accepté un débat avec le député des Bouches-du-Rhône ce jeudi 23 septembre à 20h45. Jean-Luc Mélenchon et Éric Zemmour seront tour à tour questionnés et débattront des grands sujets d’actualité qui sont au cœur de la campagne présidentielle: sécurité, économie, santé, écologie, immigration, société…

La tribune de Mélenchon après la rupture du contrat entre l'Australie et la France

Chronique de campagne du 17 septembre. 15h35. Après l'annulation du contrat entre l'Australie et la France pour l'acquisition de plusieurs sous-marins, Jean-Luc Mélenchon, candidat de la France insoumise pour la présidentielle 2022 a laissé une tribune, réclamant à la France d'arrêter de suivre le pas des Etats-Unis. "L’annulation par l’Australie de l’accord d’achat de douze sous-marins français est un camouflet venu des USA. La portée économique sera lourde. Mais la signification géopolitique est décisive" explique-t-il dans un premier temps. "Humilié, notre pays est prié de s’aligner (...) Il peut être rassuré (Biden NDLR) ! La France a aussitôt obtempéré : elle honorera son engagement dans la zone indopacifique, tout en misant sur une « stratégie européenne » dans la région."

"La France ne doit pas attendre. L’humiliation ici infligée à notre pays rappelle que la compétition militaire avec la Chine ne sert que les intérêts des USA. Ils veulent conserver leur suprématie. Et c’est là une grave menace, car cette confrontation renforcera, en Chine et en Russie, les tendances nationalistes et autoritaires. La recherche d’un ennemi extérieur accompagne souvent celle d’un ennemi intérieur. Ces constats s’appliquent à la France et l’Europe" regrette Jean-Luc Mélenchon. "L’heure est à des coopérations exigeantes face aux défis communs de l’humanité : changement climatique, pandémies, surarmement, épuisement des ressources. La France doit renouer avec une diplomatie non-alignée. Il ne s’agit pas de s’isoler mais de choisir souverainement les termes de notre interdépendance avec le monde" conclut-il.

Jean-Luc Mélenchon officiellement en campagne le 16 et 17 octobre

Actu de campagne du 15 septembre. 14h35. Il s'est déclaré candidat en novembre 2020 au JT de TF1 en se soumettant à une "investiture populaire", mais malgré plusieurs déclarations et des propositions déjà faites, Jean-Luc Mélenchon n'est pas encore officiellement en campagne. Pas encore, mais bientôt. En effet, le leader de la France insoumise se lancera dans la course à la présidentielle 2022 le 16 et 17 octobre prochain au parc des expositions à Reims lors de la convention de l’union Populaire. "Elle rassemblera des signataires Mélenchon 2022, des animateurs de groupes d’actions sur Action Populaire tirés au sort ainsi que des invités. Les personnes tirées au sort devront ensuite s’inscrire rapidement via un formulaire en ligne pour confirmer leur présence".

Un meeting sera prévu dès le dimanche 17 octobre à 9h30 avec un accès libre pour pouvoir y assister. Le député des Bouches-du-Rhône devrait de nouveau mettre en avant son programme pour la présidentielle 2022, basé sur celui de 2017 mais "actualisé" avec les événements de ces dernières années. Jean-Luc Mélenchon souhaite notamment instaurer une loi d'urgence sociale, priorité selon lui, avec l'augmentation du Smic ou encore le blocage des prix sur les produits de première nécessité.

En savoir plus

Jean-Luc Mélenchon est-il candidat à la présidentielle 2022 ?

Oui et depuis plusieurs mois ! Invité au JT de 20h de TF1 le dimanche 8 novembre 2021, Jean-Luc Mélenchon avait annoncé sa candidature soumise à une investiture populaire d'au moins 150 000 signatures en sa faveur, ce qu'il a obtenu assez facilement. "Aujourd'hui, seuls 500 élus le peuvent. Je soutiens l'idée que les citoyens puissent investir un candidat" avait-il justifié. Il lui reste à obtenir les parrainages de 500 élus locaux.

Que sont les résultats des derniers sondages pour Jean-Luc Mélenchon ?

Lors de la précédente élection en 2017, Jean-Luc Mélenchon était le 4e homme de la présidentielle avec 19,58% des voix. Retrouvez ici les derniers sondages cumulés par le média Contexte.

Quel est le programme de Jean-Luc Mélenchon pour la présidentielle ?

Candidat depuis plusieurs mois, Jean-Luc Mélenchon est déjà en campagne. Sur son site de campagne, vous pouvez retrouver l'ensemble des propositions formulées jusque-là. Ce programme a été "co-écrit par des milliers de citoyens, il a été choisi par 7 millions d'électeurs en 2017 et a été actualisée pour tenir compte de 3 années de mobilisations sociales et de travail parlementaire" explique le site. Dans un entretien accordé au JDD samedi 11 septembre, le candidat LFI indique vouloir mettre le "social" au coeur de sa campagne. "On est en pandémie et les milliardaires se sont encore enrichis ! Nous avons des lois d'urgence sécuritaire, des lois d'urgence sanitaire : il est temps d'avoir une loi d'urgence sociale. Quand tant d'indicateurs sociaux virent au rouge, quand 10 millions de personnes vivent en dessous du seuil de pauvreté, on est bel et bien en état d'urgence sociale. Détresse psychologique, dégradation de la santé, destruction des services publics, explosion des trafics… Une partie de la société glisse vers le néant. Sans parler de l'impact social de la crise écologique" analyse-t-il. Cette loi d'urgence sociale que veut mettre en place le candidat Jean-Luc Mélenchon comporte "le blocage des prix sur les produits de première nécessité, l'augmentation du smic à 1 400 euros net et le report du remboursement des prêts garantis par l'État."

Sur le pass sanitaire, Jean-Luc Mélenchon s'est positionné comme un fervent opposant. S'il se dit favorable à la vaccination en tant que telle, il soutient régulièrement les manifestations. "Nous nous opposons au pass sanitaire parce qu'il est attentatoire à la liberté dans le monde du travail, dans la société, dans les rapports humains" avait-il lancé devant ses militants fin août. Jean-Luc Mélenchon qualifie plus généralement ce pass sanitaire et la gestion de la crise comme une "addition de sottises sans nom, dans une inefficacité totale et une brutalité absolue." Lors de son interview au JDD, le député est revenu sur son rejet du pass : "Faire croire que ses titulaires ne présentent plus de danger pour les autres, c'est faux ! Mais le pass sanitaire crée une société de contrôle généralisé. Fichage généralisé, contrôles intempestifs absurdes, etc. Je l'ai dit sur tous les tons et j'ai voté contre".

Jean-Luc Mélenchon n'est pas contre la vaccination, comme il aime le rappeler au JDD ce 11 septembre 2020. "Je suis souvent accusé de tout… Je n'ai jamais été antivaccin. Je suis pro-sciences. Mais "science sans conscience n'est que ruine de l'âme", dit Rabelais !" En revanche, il est contre l'obligation vaccinale des soignants : "Les syndicats et les personnels soignants me disent que c'est insupportable. Et aussi que c'est impossible à faire, sauf à aggraver la crise, de licencier ceux qui ne veulent pas être vaccinés. Cette mesure brutale est contre-productive ! Et puis faire des héros d'hier - les personnels soignants - les salauds d'aujourd'hui, c'est écœurant…", regrette-t-il.

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