Chauffage collectif : date de mise en route et température minimale

Chauffage collectif : date de mise en route et température minimale Comme chaque année, le chauffage collectif se fait attendre dès que les températures commencent à baisser. Existe-t-il une date légale de mise en route ? Et pour l'arrêt ? Qu'elles sont les différences avec le chauffage individuel ? On vous dit tout.

Chaque année, les locataires ou copropriétaires dont le système de chauffage est collectif se posent la même question : quand va-t-on pouvoir rallumer nos radiateurs ? Si le chauffage collectif possède de nombreux avantages comme celui du coût, mais aussi de l'entretien géré par le syndic, il a l'inconvénient d'avoir une date de mise en route et une date d'arrêt défini par le conseil syndical. Alors si le froid arrive en avance, il se peut que vous attendiez avec impatience la remise en route du chauffage collectif. Calendrier d'allumage, température maximale de chauffe, fonctionnement, avantages et inconvénients., etc. Voici ce qu'il faut savoir.

Quelle est la date de mise en route légale du chauffage collectif ?

La loi ne prévoit pas de date légale de remise en route du chauffage collectif en France. Une des raisons, la différence de températures entre les régions du nord et du sud. La date va donc varier en fonction des régions, mais aussi des immeubles. Dans la même ville, la date ne sera pas la même pour tous. C'est le syndic de copropriété, avec les habitants de l'immeuble qui choisissent la date de mise en route. Cela peut être décidé par le conseil syndical, ou encore par vote lors d'une assemblée générale de copropriété. Généralement, elle se situe aux alentour du 15 octobre, mais certains syndics poussent jusqu'à début novembre, voire mi-novembre pour remettre le chauffage collectif en route pour faire quelques économies. Renseignez vous auprès de votre syndic pour connaître la date exacte.

Quelle est la température minimale pour remettre en route le chauffage collectif ?

Une date de remise en route est définie, mais parfois, le froid s'installe plus tôt que prévu et les locataires et copropriétaires demandent une mise en route anticipée du chauffage collectif. Attention, des seuils de température pour la mise en route du chauffage collectif sont définis le code de la construction :

  • Dans les immeubles récents (permis de construire délivré après juin 2001), la température au centre des pièces ne doit pas descendre sous les  18°C ;
  • Dans les logements plus anciens, la température est fixée à 19 degrés.

Si la température est en dessous de ces seuil, le copropriétaire peut exiger du syndic qu'il intervienne pour remettre en route le chauffage plus tôt que prévu.

Oui, c'est tout à fait légal. On peut lire sur le site service-public.fr : "dans un logement chauffé, la moyenne des températures mesurées au centre de chaque pièce est réglementairement limitée à 19°C. En conséquence, un chauffage ne permettant pas de dépasser la température moyenne de 19°C dans le logement n'est pas considéré comme défaillant". Il se peut cependant que la température dépasse parfois les 19 degrés. Il est en effet pas toujours évident de bien régler la même température dans chaque appartement et chaque pièce.

Quand est coupé le chauffage collectif ?

Comme la date de remise en route, la date de fin du chauffage collectif n'est pas définie par la loi, mais généralement, la période s'étend jusqu'au 15 avril. Dans certaines régions plus fraîches, ou dans les immeubles avec beaucoup de personnes âgées, le chauffage collectif peut être coupé plus tardivement, juste avant les Saints de Glace en mai. Votre syndic de copropriété pourra vous indiquer la date de fin.

Peut-on demander de mettre le chauffage collectif plus tôt ou plus tard ?

Il est tout à fait possible de demander à votre syndic de copropriété, que vous soyez locataire, ou propriétaire :

  • d'allumer le chauffage plus tôt que ce qui est prévu si les seuils de température ne sont pas respectés ;
  • de retarder la remise en route, ou le couper plus tôt pour faire des économies ;
  • de le couper plus tard si les températures sont encore très froides mi-avril.

Mais le syndic n'a pas l'obligation de l'accepter (sauf pour les seuils de températures). En effet, comme sont nom l'indique, le chauffage est collectif, et vous n'êtes pas le seul à décider. Il va étudier les différentes demandes, mais aussi les températures extérieures et intérieures, et la situation budgétaire de l'immeuble.

Quelles sont les différences entre le chauffage collectif et le chauffage individuel ?

  • Avec le chauffage collectif, vous ne pouvez pas choisir votre fournisseur d'électricité, tout le monde a le même ;
  • Le chauffage peut être alimenté par une, ou plusieurs chaudières au gaz, électrique, bois ou pompes à chaleur. Vous ne choisissez pas le système ;
  • Les charges sont composées d'une part collective, et d'une part individuelle (la consommation) ;
  • Vous ne choisissez pas la date de mise en route ;
  • La maintenance est faite par le syndic de copropriété.