Déductions d'impôt : définition, pensions alimentaires... Tout savoir

Déductions d'impôt : définition, pensions alimentaires... Tout savoir DEDUCTION IMPOT 2021. Vous vous interrogez sur les dispositifs qui vous permettraient d'alléger votre ardoise fiscale ? Les déductions d'impôt en font partie.

Vous êtes dans les starting-blocks pour remplir votre déclaration de revenus ? Une fois que vous aurez vérifié les revenus préremplis par l'administration fiscale, n'oubliez pas vos éventuelles déductions d'impôt ! Elles sont indispensables. Et pour cause, elles vous permettent de réduire le montant du revenu global à déclarer au fisc. Vous souhaitez en savoir davantage sur les dépenses qui vous permettent de bénéficier d'une déduction d'impôt ? Consultez notre article dédié et vous maîtriserez cette notion sur le bout des doigts. 

En quoi consiste une déduction d'impôt ? Définition

La déduction d'impôt est un avantage fiscal. Il intervient avant le calcul de votre impôt sur le revenu. Le principe est simple : au titre de certaines dépenses que vous avez engagées au cours de l'année d'imposition, vous pouvez retrancher un certain montant du montant global de revenu à déclarer, qui servira, in fine, au calcul de l'impôt sur le revenu. 

Quelle est la différence entre la déduction d'impôt et la réduction d'impôt ? Et le crédit d'impôt ?

Comme expliqué précédemment, la déduction d'impôt intervient en amont du calcul de l'impôt. C'est un avantage fiscal qui permet de réduire le montant de revenu global à déclarer. La réduction et le crédit d'impôt, eux, arrivent a posteriori. Il s'agit là aussi d'avantages fiscaux, mais qui viennent réduire le montant de l'impôt sur le revenu dont vous devez vous acquitter auprès de l'administration fiscale. Le crédit d'impôt a cette spécificité qui est que l'avantage fiscal peut donner lieu à un remboursement du fisc, ce qui n'est pas le cas de la réduction et de la déduction d'impôt. 

Vous avez compris le principe ? Poursuivez votre lecture pour connaître les différentes déductions d'impôt existantes ! 

Comment déduire les pensions alimentaires ? Pension alimentaire et déduction alimentaire 

Les pensions alimentaires que vous versez à un ex-conjoint pour un enfant mineur sont déductibles. Vous continuez à verser une pension alimentaire à un enfant majeur, en difficultés financières en raison de la crise sanitaire ? Les sommes versées peuvent, elles aussi, être déduites, à condition que votre enfant ne soit pas rattaché à votre foyer fiscal. Pour les enfants majeurs, la déduction est plafonnée à 5 959 euros. Pour ce faire, rendez-vous en page 4 du formulaire classique n°2042 de déclaration de revenus. 

A noter : si vous avez hébergé votre enfant majeur en 2020, sans toutefois l'avoir rattaché, vous pouvez déduire 3 542 euros, sans justificatifs ! Ce forfait correspond à la part déductible au titre du loyer et de la nourriture. Vous devrez la proratiser si l'hébergement n'a duré qu'une partie de l'année. 

Quelle déduction d'impôt pour l'aide aux parents ? 

Vous versez une pension alimentaire à vos parents dans le besoin ? Les sommes sont déductibles, sans plafond, dès lors qu'elle couvre les besoins essentiels. Ayez à l'esprit que vous devrez être en capacité de prouver ceci, à l'aide de factures (quittance de loyer, facture d'énergie...). Si vos parents hébergent à votre domicile, un forfait de 3 542 euros peut être déduit au titre de l'année 2020. 

Vous payez les frais d'hébergement en maison de retraite de vos parents ? Ces sommes peuvent être déduites en totalité, en page 4 du formulaire 2042. 

Quelle déduction d'impôt pour l'épargne retraite ? Perp et PER

En page 4 du formulaire 2042, le fisc spécifie le montant maximal de cotisations déductibles au titre de l'épargne retraite, si vous êtes détenteur d'un Perp ou d'un PER individuel. Vous ne devez donc pas indiquer le montant réel des versements que vous avez effectués sur votre produit d'épargne retraite. Il correspond à 10% du revenu professionnel, dans la limite de huit fois le plafond de la Sécurité sociale, soit 32 419 euros au titre de l'année 2020. 

Quid du télétravail ? Quelle déduction d'impôt ? 

Des mesures exceptionnelles ont été engagées au titre de l'année 2020. Le ministère de l'Economie a récemment annoncé des mesures spécifiques pour les frais professionnels résultant du télétravail. "Les allocations versées par l'employeur couvrant des frais de télétravail à domicile (...) seront toujours exonérées d'impôt sur le revenu", a fait savoir Bercy dans un communiqué. "Elles peuvent prendre la forme : d'indemnités, de remboursements forfaitaires, de remboursements de frais réels". Concrètement, quel avantage pour le contribuable ? On résume : 

  • Pour des allocations forfaitaires : elles sont exonérées "dans la limite de 2,5€ par jour de télétravail à domicile, soit une exonération de 50 € pour un mois comprenant 20 jours de télétravail". "L'allocation spéciale forfaitaire sera présumée exonérée dans la limite annuelle de 550 €", peut-on lire. Attention : cela ne comprend que les frais professionnels, et non les frais courants nécessités par l'exercice du télétravail (déplacement, restauration). 
  • Pour la déduction des frais réels : "ils pourront être déduits à hauteur des montants mentionnés ci-dessus", explique-t-on, soit 550 euros maximum par an. "Le contribuable conserve, alors, la possibilité de les déduire pour leur montant exact si cela est plus favorable". 

Dans le détail, c'est l'employeur qui devra transmettre les informations au fisc. "Les salariés pourront s'en assurer au moment de déclarer leurs revenus 2020, en vérifiant les montants préremplis par rapport à :  leurs bulletins de paie ou l'attestation fiscale annuelle délivrée par leur employeur", explique Bercy. Vous avez une question spécifique sur la déduction des frais réels ? Consultez notre dossier dédié : 

Les dons aux associations sont-ils déductibles ? 

Les dons aux associations donnent bien lieu à un avantage fiscal, mais il s'agit là d'une réduction d'impôt, et non d'une déduction d'impôt. La réduction est de 75% dans la limite de 1 000 euros pour les dons aux associations fournissant des repas gratuits, comme les Restos du cœur ou la Fondation Abbé Pierre. Pour les autres structures à but philanthropique, la réduction est de 66%, dans la limite de 20% du revenu imposable.