Prise pour voiture électrique : quels sont les différents types ?

Prise pour voiture électrique : quels sont les différents types ? PRISE VOITURE ELECTRIQUE. Pour l'achat d'une voiture électrique, différents critères sont à prendre en compte. En parallèle de la puissance et du modèle de véhicule, il est essentiel de s'attarder sur les capacités et le type de recharge. Il existe en effet plusieurs modèles de prise.

Afin d’assurer l’autonomie d’une voiture électrique, il convient de s’informer sur la compatibilité de l’alimentation. On distingue différentes catégories de prises : Green’up, types 1 à 3 et combo CCS. 

Qu’est-ce qu’une prise domestique ?

La prise domestique bénéficie d’une compatibilité optimale avec l’ensemble des véhicules électriques, voire hybrides. Le dispositif ne nécessite aucun aménagement particulier, exception faite d’un contrôle de l’installation et d’une éventuelle mise aux normes par un professionnel. Cette solution s’avère pratique pour un usage immédiat. Cependant, le temps de charge est très long. Pour des raisons de sécurité, une prise domestique possède une puissance limitée à 10 A (ampères), soit une moyenne de 2 kW (kilowatts). La charge lente est également moins adaptée aux derniers véhicules dont la batterie excède les 50 kW.

Comment fonctionne la prise Green'up ?

Dans son fonctionnement et sa présentation, la prise Green’up présente des similarités avec une prise domestique. S’il s’agit toujours d’un dispositif à charge lente, elle permet d’accroître la capacité à 3 kW pour une puissance effective de 14 A. En considérant les caractéristiques de la batterie et de la voiture électrique, cela réduit le temps de charge de près de 30 %. L’emploi d’une prise Green’up nécessite une connexion avec un câble spécifique. De plus, son installation requiert l’intervention d’un technicien.

A quoi correspond une prise de type 1 ?

La prise de type 1 fonctionne à partir d’une alimentation électrique de 110 volts. Elle est peu répandue en Europe, mais elle est largement démocratisée en Asie et en Amérique. Elle présente une puissance de 7,4 kW, et permet de réaliser une charge lente ou accélérée, mais non rapide.

A quoi correspond une prise de type 2 ?

La prise de type 2 est le standard européen pour la recharge des véhicules électriques. Elle fonctionne à partir d’un courant alternatif, et peut dégager une puissance comprise entre 3 et 43 kW. Tout dépend des limites techniques de la batterie et de l’installation. Le dispositif équipe aussi bien les bornes de recharge publiques que les wallbox à installer chez soi.

A quoi correspond une prise de type 3 ?

La prise de type 3 pour voiture électrique est un ancien standard. Il subsiste quelques modèles sur des bornes publiques. Cependant, ils sont remplacés par les prises de type 2. La compatibilité n’est plus assurée. Certaines marques proposent néanmoins des adaptateurs pour s’y connecter.

Qu’est-ce que la prise combo CCS ?

Au même titre que la prise de type 2, la prise combo CCS (Combined Charging System) constitue un autre système standard européen. Elle autorise une charge à pleine puissance en prenant en compte deux versions différentes. La prise combo CCS 1.0 affiche une puissance maximale de 80 kW, soit 200 A. Quant à la prise combo CCS 2.0, elle peut atteindre 350 kW, ce qui équivaut à 500 A. Cette dernière version intègre le protocole "Plug and Charge" pour identifier le véhicule et payer avant sa recharge.

Quel est le prix d’une prise pour une voiture électrique ?

Selon le modèle choisi, le coût d’une prise pour voiture électrique varie sensiblement. A titre indicatif, celui d'une borne murale (ou wallbox) est estimé entre 500 et 1 500 euros. Le prix d’une prise de type 2 est compris entre 200 et 300 euros. Celui d'une prise Green’up se situe entre 100 et 200 euros. La disparité des prix dépend principalement de la pose par un professionnel, du matériel et de la longueur du câblage. Il convient ensuite de déterminer le coût de la consommation énergétique pour recharger son véhicule électrique. Selon la puissance requise et le tarif au kWh (kilowattheure), on se trouve entre 1,50 et 2,50 euros en heures creuses et 1,90 et 3 euros en heures pleines. Ces estimations s’appuient sur une puissance de 10 à 20 kWh pour 100 kilomètres.