Alain Prost : biographie courte, dates, citations

Alain Prost : biographie courte, dates, citations BIOGRAPHIE DE ALAIN PROST - Coureur automobile français, il remporta à quatre reprises le championnat du monde des pilotes de Formule 1.

Biographie courte de Alain Prost - Alain Prost naît le 24 février 1955 à Lorette. Pilote de karting, de Formule 3000 puis de F1, il  est engagé dès 1979 comme pilote professionnel. Il remporte une cinquantaine de Grand prix tout au long de sa carrière de pilote et est le premier français à devenir Champion du monde. En effet, celui que l'on surnomme "Le professeur" décroche à quatre reprises le titre suprême : en 1985, 1986, 1989 et 1993.

Alain Prost jeune : ses débuts

Dès l'enfance, Alain Prost pratique plusieurs sports et souhaite devenir professeur de gymnastique ou footballeur professionnel. A 14 ans, lors de vacances en famille sur la Côte d'Azur, il découvre le karting. Il remporte la course improvisée, tout en ayant le bras dans le plâtre. C'est ainsi qu'il va se tourner vers ce sport. Il va concourir dès son adolescence et devient ainsi en 1973 champion d'Europe junior et champion de France junior. Il remporte le titre de champion de France senior de karting l'année suivante. En 1975, il remporte le Volant Elf et en 1977, les championnats d'Europe Formule Renault. Il décroche ensuite en 1979 les titres de champion de France et d'Europe de Formule 3, et le Grand prix de Monaco de Formule 3 (la Formule 3 étant considéré comme une porte ouverte à la Formule 1). A la fin de cette même année, il fait ses premiers tours de roue en Formule 1 sur une McLaren. Attirant l'attention de Teddy Mayer, le directeur de l'écurie, celui-ci le recrute pour la saison suivante. 

C'est lors du Grand Prix d'Argentine, le 13 janvier 1980, qu'Alain Prost dispute sa première course, et crée la surprise en terminant au sixième rang. Au fil des courses, il va devenir l'un des pilotes les plus prometteurs de sa génération, bien qu'il ait un mauvais matériel. Cela a pour conséquence de nombreux échecs, tels qu'en Afrique du Sud où il se blesse au poignet à cause d'une rupture mécanique, lors d'une séance d'essais qualificatifs. Changeant de voiture, il continue d'être aux sixième ou septième rangs, il est parfois obligé d'abandonner pour problèmes mécaniques. A la fin de la saison, il résilie son contrat de deux ans et signe avec l'écurie française Renault-Elf. 

La période Renault F1 d'Alain Prost

Avec ce nouveau contrat, Alain Prost doit prouver la valeur du nouveau moteur V6 à technologie turbocompressée. Il a pour coéquipier le français René Arnoux. Il vit un début compliqué, où il ne termine pratiquement jamais ses courses, ce qui dans un même temps remet en question ce nouveau moteur. Il change ensuite de voiture, une monoplace RE30 plus légère et aérodynamique. Alain Prost remporte sa première victoire avec celle-ci, il gagne en effet le Grand Prix de France sur le circuit de Dijon-Prenois. Il atteint ensuite la deuxième place du Grand prix d'Allemagne et remporte deux victoires : une aux Pays-Bas et une en Italie.

Bien qu'il soit un des principaux favoris pour le titre mondial, Alain Prost connaît une deuxième saison à la fois compliquée et oppressante : il alterne entre réussite et déception. De plus, son année est marquée par une rivalité avec son coéquipier René Arnoux, mais également par la mort de Gilles Villeneuve et la fin de carrière de Didier Pironi. Le climat est tendu.

Lors de sa troisième saison chez Renault en 1983, Prost se voit attribuer une nouvelle voiture, la monoplace RE30C. Il a de nouveau espoir de réussir mais cet espoir dérive vers la déception, perdant deux courses au Brésil et aux Etats-Unis. Il enchaîne ensuite les victoires, en commençant par un hat trick (lorsque, lors d'un Grand Prix, un pilote réussit la pole position, le meilleur tour en course et la victoire) au Grand Prix de France, puis en Belgique, en Grande-Bretagne et en Autriche. Il perd en revanche lors du Grand Prix d'Europe et également lors du Grand Prix automobile d'Afrique du Sud, à cause d'une défaillance de son turbocompresseur, qui provoque sa colère. Alain Prost décide donc de se séparer de Renault et retourne à l'écurie de McLaren.

Bien qu'il y ait eu séparation sans titre mondial, le pilote automobile a créé sa réputation grâce à Renault, avec neuf victoires, dix-sept podiums, dix pole positions, huit meilleurs tours en course et une place de vice champion du monde. 

Alain Prost : champion du monde 

Lorsqu'il retrouve l'écurie McLaren, Alain Prost remarque qu'il y a eu beaucoup de changements. C'est devenue une écurie montante, possédant de nombreuses victoires. Son nouveau coéquipier n'est autre que Niki Lauda, avec qui il s'entend parfaitement, ensemble ils vont tester la nouvelle monoplace MP4/2. Les tests sont positifs, les deux pilotes étant dominants lors des essais d'intersaison. Sa nouvelle collaboration avec McLaren commence par un succès, où il s'impose au Grand Prix du Brésil. De même pour le Grand Prix en Afrique du Sud, où, malgré un problème technique, Prost fait une remontée spectaculaire et gagne la deuxième place face à son coéquipier qui remporte la première, sans opposition. Les deux coéquipiers rencontrent succès sur succès et dominent donc le championnat, grâce à leur efficace monoplace MP4/2. Ils connaissent toutefois une baisse de régime lors de la tournée en Amérique du Nord mais reprennent vite leurs esprits en Europe. Alain Prost doit souvent laisser la victoire à Lauda, celui-ci remportant le titre mondial de 1984. Bien que déçu, il est heureux pour son coéquipier et affirme : "Il n'y a pas beaucoup de pilotes que j'ai pu considérer comme une idole à proprement parler, mais Niki en est assurément l'un d'eux et en dépit de ma déception réelle, celle-ci est atténuée par le fait qu'il soit le pilote qui me devance. Je suis très heureux pour lui. La saison a été parfaite en termes d'ambiance et de compétitivité et je pense que nos monoplaces conserveront une bonne partie de l'avance technologique acquise par rapport à nos rivaux." 

Alain prost et Niki Lauda
Alain Prost (à droite) et Niki lauda © Imagecare.Com/REX/SIPA

La saison 1985 est une saison à succès pour Alain Prost. Le pilote commence par une victoire au Grand Prix du Brésil. Après deux échecs au Portugal et à Imola (Italie), il remporte le Grand Prix de Monaco. Les courses dans le nord de l'Amérique n'étant pas son fort, il se rattrape à son retour en Europe, où il gagne la troisième place au Grand Prix de France et la seconde place au Grand Prix d'Allemagne. En revanche, il reprend le dessus lors du Grand Prix d'Autriche, en accédant à la première place. A la deuxième place lors du Grand Prix des Pays-Bas, Prost s'envole dans le classement lors du Grand Prix d'Italie. Le pilote finit l'année 1985 en beauté, en remportant le titre mondial lors du Grand Prix d'Europe. Ainsi, à 30 ans, il est le premier pilote français à gagner le titre mondial en catégorie reine de la course automobile. Il obtient grâce à cela la Légion d'honneur et les honneurs de la presse sportive française, dont le quotidien "L'Equipe", qui le sacre "Champion des champions de l'Equipe". 

Lors de la saison 1986, il est devenu le pilote à battre. Il a également un nouveau coéquipier, le finlandais Keke Rosberg, réputé nerveux. C'est une saison quelques peu teintée de victoires, où il réalise son troisième hat trick de sa carrière. Il reprend petit à petit la tête du championnat mais faiblit toutefois, en effet il accède aux podiums grâce aux abandons de ses rivaux notamment. Néanmoins, lors de la dernière course dans les rues d'Adelaïde en Australie, le pilote remporte son second titre mondial, bien que ce n'était pas gagné d'avance. La saison 1987 est marquée par un changement d'ingénieur chez McLaren, et de fait une nouvelle voiture, qui ne convient pas à Prost. Il effectue un bon début de saison et obtient la seconde place du championnat. Mais l'été 1987 marque le déclin des McLaren. Pourtant, Alain Prost ne se décourage pas, puisqu'il travaille surtout avec le directeur pour faire venir Ayrton Senna chez McLaren et obtenir des moteurs Honda. Il finit donc la saison en perdant son titre et en n'étant pas sur le podium du championnat du monde.

Une compétition féroce entre Prost et Senna

Alain Prost se retrouve donc avec un nouveau coéquipier pour la saison 1988, dont on dit qu'il est ambitieux. Il obtient également une nouvelle voiture, une MP4/4 avec le nouveau moteur Honda. Mais Senna a du mal à s'adapter à sa nouvelle écurie. le pilote français commence la saison 1988 par des victoires, prenant souvent le dessus sur son coéquipier brésilien. Débutant par une entente cordiale entre les deux coéquipiers, Senna reprend petit à petit la tête du championnat, ce qui a pour conséquence la création de tensions entre les deux, voire d'une concurrence qui ne va pas au-delà d'eux-mêmes, à tel point qu'ils feront leurs essais séparément. Prost déclare d'ailleurs : "Ce Brésilien est très dur, il ne cherche pas à me battre, ce qu'il souhaite c'est me détruire. les autres pilotes ne comptent pas. pour une raison que j'ignore, c'est moi seul qu'il veut battre." . Ainsi, à la fin de la saison 1988, c'est son coéquipier Ayrton Senna qui remporte pour la première fois le titre mondial, Prost étant à la seconde place. 

La rivalité est très vive entre les deux pilotes : Alain Prost, avouant que Senna est un bon pilote, pense toutefois que son coéquipier est aveuglé par la soif de victoire. De la méfiance est également présente entre les deux : Ayrton Senna croit que le pilote français est favorisé par les mécaniciens de McLaren et la Fédération Internationale, tandis que Prost pense que le pilote brésilien est favorisé par les ingénieurs de Honda. Mais les relations se dégradent fortement lors de la saison 1989. Plusieurs raisons en sont la cause : tout d'abord lors du Grand Prix de Saint-Marin, lorsque Senna rompt le pacte de non-agression au départ, puis au cours du Grand Prix du Japon, lors du 46e tour, Senna porte une attaque sur la chicane de Prost, ce qui provoque un accrochage. Alors qu'Alain Prost abandonne, Senna reprend la course et gagne mais est disqualifié pour avoir provoquer cet incident. Le titre est donc remis à Prost. De plus, le pilote français est en froid avec ses dirigeants, à la suite de son annonce de départ pour Ferrari. 

La rivalité entre Prost et Senna continue lors de la saison 1990 mais cette fois-ci avec deux écuries différentes. Alain Prost continue a remporté des victoires. Il a de nouveau un accrochage avec le pilote brésilien lors du Grand Prix du Japon, qui permet à celui-ci d'obtenir le titre mondial. Bien qu'empli de doute, Prost décide de rester chez Ferrari en 1991, mais il ne fait pas une saison brillante, ne gagnant aucune courses, et est donc remplacé. Lors de la saison 1992, ne trouvant pas de partenariats, il va donc devenir consultant pour TF1. Le pilote français retourne à la compétition en 1993, en entrant dans l'écurie Williams-Renault. Il domine cette saison avec sept victoires et obtient le titre mondial, le quatrième de sa carrière. Cette même année, il décide de prendre sa retraite, ce qui apaise dans un même temps les relations entre Ayrton Senna et lui. Malheureusement, le pilote brésilien mourra un an plus tard d'un accident mortel, en perdant le contrôle de sa monoplace. 

Le "Professeur" Prost

Alain Prost est souvent surnommé "le Professeur". Il est appelé ainsi pour son approche intellectuelle de la course. Le pilote français pense d'ailleurs que c'est mieux de limiter les risques dans ce sport : "Le fait de prendre des risques ne m'a jamais apporté de réels bénéfices. Je préfère donc remporter un titre en maîtrisant mon pilotage et les risques. C'est ça pour moi qui caractérise un vrai pilote par rapport aux autres.". A propos de son travail, beaucoup sont admiratifs et considèrent le pilote comme quelqu'un de travailleur et précis : "En venant chez Ferrari, Prost apporta toute son expérience sur le développement de la voiture. Mansell aussi, même s'il ne voulait pas participer aux tests. Il était un grand pilote, un talent naturel mais vous savez tout le monde est différent. Donc, il n'aimait pas rester, conduire la voiture pendant des heures pour trouver les bons réglages. Ce n'était pas dans son ADN à l'inverse de Prost. Je me souviens de lui lors de tests à Fiorano, la nuit jusqu'à 23 heures avec des phares de voitures allumées pour lui montrer la piste. Cela montre l'implication de Prost, il voulait la perfection dans chaque détail. Il y aurait beaucoup d'anecdotes dont je pourrais parler, comme celle où il reconnut la différence de compression d'un ressort à l'autre : Nous lui fîmes une blague à Imola, il n'a même pas fini le tour et revint en disant : "Vous n'avez pas mis les bons ressorts. "Tout cela pour vous dire la sensibilité du pilote." témoigne Pier Guido Caselli, ingénieur et directeur technique de la Scuderia. 

L'après compétition d'Alain Prost

Alain Prost Trophée Andros
Alain Prost lors du Trophée Andros ©  FAYOLLE PASCAL/SIPA

En 1995-1996, Alain Prost devient consultant pour l'écurie McLaren. Il crée sa propre écurie en 1997, "Prost Grand Prix", qui obtient cependant des résultats assez médiocres. L'écurie est finalement placée en liquidation judiciaire en 2002. Il n'abandonne cependant pas sa passion de la F1, puisqu'en 2004 il participe au Trophée Andros et remporte plusieurs épreuves durant la saison. En 2007, 2008 et 2012, il arrive en tête du classement général.

Europe 1 le recrute en 2009 en tant que consultant lors des Grands Prix en direct. Alain Prost est également recruté en 2014 sur la chaîne Canal + pour commenter le Grand Prix d'Espagne et celui de Monaco. La même année, l'ancien pilote français monte l'écurie "e.dams" pour le championnat de Formule E FIA.

Alain Prost à l'Olympia

Le 6 février 2020, Alain Prost fait l'Olympia. En effet, il est sur les planches de la salle mythique, aux côtés de Michel Denisot, pour une conférence. Il y relate sa vie de pilote de Formule 1 sous forme de dialogue avec le journaliste, puis répond aux questions du public. 

Politique et Arménie

Alain Prost fut un soutient pour Jacques Chirac, puis par la suite Nicolas Sarkozy. 

Ayant des origines arméniennes, Prost prend position : "Ma grand-mère s'appelait Victoria Karatchian. Elle est morte en 1978, quand j'avais 23 ans. Elle est née en Arménie et a vécu le génocide arménien. C'est elle qui m'a éduqué sur ce pan de l'Histoire. Son père, ses frères et ses sœurs ont été abattus devant elle. On ne peut pas rester insensible à ce genre de discours. C'est elle qui m'a expliqué l'histoire de son peuple, mes racines. Maintenant, le débat sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne m'agace. Tant que les Turcs ne reconnaissent pas ce génocide, les négociations devraient être bloquées."

Anne-Marie Prost & Bernadette Cottin

Alain Prost fut marié à Anne-Marie Barge, dit Prost, de 1980 à 2017. Ils ont eu deux fils : Nicolas (né en 1981) et Sacha (né en 1990). Il a également une fille, Victoria, née en 1996, d'une liaison avec Bernadette Cottin (ancienne épouse du pilote français Jacques Laffite), qui est aujourd'hui sa femme. 

L'héritage d'Alain Prost chez son fils Nicolas

Alain Prost et son fils Nicolas
Alain Prost et son fils Nicolas, pour la nouvelle voiture Renault de Formule E © Emma PROSDOCIMI/SIPA

L'aîné de ses enfants, Nicolas, suit les pas de son père. D'abord intéressé par le golf, il ne commence en course automobile que tardivement, en 2003. Passant par le championnat de France de Formule Renault 2.0 en 2005, il concoure au Championnat d'Espagne de Forumule 3, en 2006, pour le Racing Engineering, et se place au quatrième rang. En 2007, en compagnie de l'écurie Campos Racing, il coure de nouveau au Championnat d'Espagne de Formule 3 et finit troisième. Il participe ensuite à l'Euro Formule 3000, puis au A Grand Prix avec l'équipe de France, aux côtés de Loïc Duval. Entre 2009 et 2013, le fils du quadruple champion du monde participe au 24 heures du Mans, au Trophée Andros et à la Formule 1. Enfin, en 2014, il est titularisé en Formule E (seul championnat qui utilise des véhicules composés de moteurs électriques). 

Alain Prost : dates clés

6 octobre 1985 : Prost Champion du monde de F1
Alain Prost, 30 ans, est le premier français Champion du monde de Formule 1. Il s'impose sur une McLaren Porsche turbo, au circuit de Brands Hatch (Angleterre), au Grand prix d'Europe. Il remportera ce titre encore trois fois, en 1986, 1989 et 1993. Recordman du nombre des victoires en Grands Prix (51 victoires au total), il abandonnera la compétition en 1994.
31 octobre 1988 : Le duel Prost / Senna tourne à l'avantage du Brésilien
Au terme d’une lutte effrénée des deux concurrents de McLaren, Senna parvient à faire une course exceptionnelle au Japon qui lui permet de devenir champion du monde. Alors que suite à des difficultés au départ, il se retrouvait 14ème au premier virage, il dépassait alors tous ses adversaires avant de fondre sur Prost. Ce-dernier empochera le dernier grand prix mais l’avance de Senna était déjà suffisamment importante. C’est le début de trois années d’âpre compétition entre les deux concurents.
22 octobre 1989 : Le duel au sommet finit dans le bac à sable
Un an après avoir doublé Prost sur le même circuit pour remporter la couronne mondiale, Senna tente à nouveau de faire le forcing sur le circuit japonais. Mais il n’est pas question pour Prost de céder : les deux monoplaces entrent en collision et finissent dans le décor. Mais alors que le Français quitte sa monoplace et abandonne, Senna profite de sa position dangereuse pour se faire pousser par des commissaires et repartir. Toutefois, cette aide étant contraire au règlement, le Brésilien est disqualifié. Prost devient alors champion du monde.
22 octobre 1990 : Prost et Senna, amateurs des bacs à sables de Suzuka
Avant dernier grand prix de la saison à Suzuka, et pour la troisième année consécutive, le titre peut se jouer sur cette épreuve. Depuis un an et demi le climat est très tendu entre les deux leaders. Senna, en pôle position, sait qu’il sera sacré si aucun des deux pilotes ne marque de point. Il décide donc de mettre rapidement fin au suspense : dès le premier virage il rentre à pleine vitesse dans la Ferrari de Prost. Les deux hommes sont hors course, Senna est champion mais discrédité par ce geste pas véritablement fair-play. Sept ans plus tard, Schumacher perdra le titre et sera disqualifié du championnat pour avoir tenter la même manœuvre sur Villeneuve.