Charles Aznavour : biographie courte, dates, citations

BIOGRAPHIE DE CHARLES AZNAVOUR - Chanteur compositeur et acteur français, Charles Aznavour est né le 22 mai 1924 à Paris (France).

Biographie courte de Charles Aznavour - Après des débuts difficiles, Charles Aznavour s’est imposé en haut de l’affiche pour ne plus jamais en redescendre. En France comme à l’étranger, il reste l’un des derniers totems de la chanson française.

Les années d’apprentissage

De son vrai nom Varenagh Aznavourian, Charles Arnavour naît à Paris de parents immigrés arméniens. Dès sa plus tendre enfance, il baigne dans une ambiance artistique, auprès d’un père chanteur baryton et d’une mère comédienne. Ces derniers lui donnent très tôt le goût de la musique et du théâtre, et l’inscrivent à seulement neuf ans à l’Ecole du Spectacle. A partir de ce moment, le jeune garçon court les auditions et interprète des rôles d’enfants dans les pièces Emile et les détectives (1933), Beaucoup de bruit pour rien (1935) et L’enfant (1935). Grâce à ses talents d’acteur et ses contrats de figurants, il aide sa famille financièrement. Dans le même temps, Charles rejoint sa sœur aînée, Aida, dans une troupe de variété. C’est son premier contact avec la chanson. En 1939, alors que son père s'engage dans l'armée, Charles met sa carrière entre parenthèses pour remplir le rôle de chef de famille. Puis deux ans plus tard, alors qu’il fréquente le Club de la Chanson, un groupe de jeunes auteurs-compositeurs, Charles Aznavour fait la rencontre de Pierre Roche. Les deux hommes sympathisent et forment le duo Roche et Aznavour.

Au départ, ils chantent tous les deux. Puis, Pierre accompagne Aznavour au piano dans des cabarets.  Le tandem fonctionne à merveille. Mais c’est principalement en tant qu’auteurs -compositeurs qu’ils se font connaître. Pierre Roche, pianiste de formation, compose ; Charles Aznavour, parolier, jongle avec les mots. Ensemble, ils écrivent pour de nombreux artistes de l’époque tels que Lucienne Delyle, Les Compagnons de la Chanson, Eddy Constantine et Mistinguett. En 1947, ils remportent le Grand Prix du Disque pour "J’ai bu", interprété par Georges Ulmer. Ils sortent également quelques 78 tours sous le label Polydor, sous la direction de Jacques Canetti mais ces enregistrements connaissent un succès confidentiel. Se produisant régulièrement dans des cabarets, leur carrière prend une nouvelle direction le jour où Edith Piaf assiste à l’un de leurs tours de chant. Aussitôt, elle se lie d’amitié avec Charles Aznavour. Elle engage le tandem pour participer avec elle et Les Compagnons de la Chanson à sa tournée new-yorkaise. Dans leur élan, les deux complices tentent leur chance au Québec. A Montréal, ils enchantent durant quarante semaines consécutives le public du cabaret "Le faisan doré". Malgré cette reconnaissance, le tandem revient en France pour tenter une nouvelle fois de conquérir le public parisien. Ils se séparent finalement en 1952. Suivant les conseils d’Edith Piaf, Aznavour a compris qu’une carrière se construit seul.

Les débuts difficiles d’une carrière solo

Charles Aznavour débute alors une carrière solo. Les Editions Raoul Breton lui font confiance et le prennent sous contrat. Son talent de parolier est remarqué à la suite de l’interprétation de "Je hais les dimanche" par Juliette Greco, prix de la SACEM en 1952. Dès lors, les artistes du Music Hall, dont Mistinguett, Edith Piaf et Maurice Chevalier, lui demandent d’écrire pour eux. A cette époque, un journaliste clame que "La France est totalement aznavourienne". Pourtant, le jeune homme n’arrive pas à percer en tant que chanteur. Il subit les critiques acérées de la presse qui n’aime ni son physique jugé "ingrat", ni sa voix, selon eux "inaudible". Un journaliste de l’époque le compare même à "un produit invendable, parce que difficilement comestible". Lorsqu’il se produit, il subit les sifflets de la salle et reçoit parfois des projectiles.

Celui qui ne correspond pas aux canons de l’époque a pourtant raison de persévérer. Il part pour une tournée dans les pays du Moyen-Orient et pour la première fois il est acclamé pour sa prestation. Au Casino de Marrakech, Le directeur du Moulin Rouge assiste à son récital et est séduit par l’enthousiasme du chanteur. Il l’engage comme vedette de son cabaret pendant deux semaines. Bruno Coquatrix le remarque alors et le programme à l’Olympia en vedette anglaise. En 1954, son ascension se poursuit à l’Alhambra où il fait salle comble pendant trois semaines. Un an plus tard, il écrit, compose et interprète "Ma jeunesse", "Sur ma vie » et "Après l’amour". Ce dernier titre fait scandale et est interdit d’antenne. A la suite d’un accident qui l’handicape sévèrement, sa carrière marque un temps d’arrêt et ses engagements sont annulés. Il parvient pourtant à signer avec la firme Barclay. En 1957, selon le classement du Paris Music Hall, il est l’artiste le plus diffusé et le plus vendeur. Mais l’épreuve de la scène est toujours un passage qu’il appréhende. Après une tournée au cœur de la France qui se révèle un échec total, il finit par triompher à l’Alhambra puis à l’Olympia où il affiche enfin sur le fronton son nom en lettres rouges. Le chanteur devient la vedette numéro un de Paris et le succès ne le quittera plus.

La reconnaissance internationale

A la fin des années 50, Charles Aznavour qui n’a pas oublié ses années de comédie fait ses débuts au cinéma dans Paris Music Hall. Son rôle dans La tête contre les murs de Franju est récompensé par le prix d’interprétation masculine du cinéma français. En 1960, il obtient le premier rôle dans Tirez sur le pianiste de François Truffaut. Ce film lui ouvre trois ans plus tard les portes du Carnegie Hall de New York. Ce passage dans la prestigieuse salle new-yorkaise donne un nouvel élan à sa carrière et lui ouvre les portes de l’international. Il part alors pour une tournée mondiale triomphale. Pendant les années 60, Charles Aznavour est un artiste incontournable de la chanson française. Il ne cesse d’enchaîner les tubes. Il enregistre "Je m’voyais déjà" en 1960, "La Mamma" en 1963, "Hier encore" en 1964 ou encore "La bohème" en 1966, chanson extraite de sa comédie musicale Monsieur Carnaval. A l’Olympia, en 1965, il réussit la prouesse d’interpréter 30 titres, pendant 12 semaines. Tout en alternant tournées à l’international et récitals en France, Charles Aznavour vend des millions de disques et accède ainsi au rang de star internationale. Il clôt cette décennie en recevant le prix de La Société Américaine des Auteurs-compositeurs pour sa chanson "Je m’voyais déjà" et la médaille de vermeil de la mairie de Paris.

Pendant les années 70, Aznavour s’installe quelques temps aux Etats-Unis et rédige ses premières mémoires Aznavour par Aznavour. Auteur compositeur prolifique, il n’abandonne pas pour autant la chanson et s’inspire de plus en plus des faits de société pour créer. Il écrit notamment "Mourir d’aimer" à la suite du suicide de Gabrielle Russier, une institutrice condamnée à un an de prison pour avoir fréquenté un de ses élèves de 17 ans. Il chante également d’autres textes difficiles abordant les thèmes tabous de l’homosexualité  ("Comme ils disent") et du génocide arménien ("Ils sont tombés"). En 1973, son 45 tours "Les plaisirs démodés", devient un tube et caracole en tête des hits parades de plusieurs pays. Parallèlement, lors de tournées qu’il joue à guichet fermé à travers le monde, il continue à interpréter d’anciens tubes et de nouveaux enregistrements. Il parvient même à hisser une de ses chansons dans les charts anglais.  Le titre "She", qu’il interprète dans la langue de Shakespeare est certifié disque de platine. Les plus grands interprètes internationaux à l’image de Ray Charles, Bing Crosby ou Fred Astaire le reprennent également. Enfin, il fait également des choix cinématographiques audacieux. En 1979, il joue dans le film Le Tambour de Volker Schloendorff, palme d’or du festival de Cannes.

Encore et toujours en haut de l’affiche

Au cours des années 80, l’artiste ne cesse d’alterner enregistrements de nouveaux albums et tournées triomphales. En 1986, il s’essaie à la production d’un scénario de film. Puis, l’année suivante, il part en tournée aux Etats-Unis aux côtés de Pia Zadora. De retour en France, il célèbre ses retrouvailles avec son public français en sortant un nouvel album, Je bois et en se produisant au Palais des Congrès. A la suite du tremblement de terre en Arménie, le 7 décembre 1988, il s’engage dans l’humanitaire en créant la fondation "Aznavour en Arménie". Avec plus de 50 artistes français, il enregistre le titre "Pour toi arménie". L’Unesco le nomme même ambassadeur permanent en Arménie. Puis, l’homme reprend sa vie d’artiste. Il sort les albums Aznavour 92 et Toi et moi (1994), partage un spectacle avec Liza Minelli aux Etats-Unis et au Canada, sort un recueil de textes Des mots à l’affiche et tourne pour la télévision.

En 1994, c’est le début d’une nouvelle ère, le moment d’une première rétrospective. Il signe avec EMI qui entreprend la réédition de l’ensemble de ses albums. 1997 est également une année prolifique pour le chanteur. Il reprend les chemins des studios avec l’album Plus bleu, pour lequel il obtient une Victoire de la Musique. Aznavour réalise ainsi son rêve en interprétant la chanson titre de l’album au cours d’un duo virtuel ave Edith Piaf. La même année, le Président de la République Jacques Chirac le décore de l’emblème d’Officier de l’Ordre de la Légion d’Honneur. L’infatigable Aznavour termine le siècle en beauté par quatre semaines de concerts dans le quartier mythique de Broadway, puis en écrivant la comédie musicale Lautrec. Il aborde le nouveau millénaire par une nouvelle rentrée au Palais des Congrès. Puis du 16 avril au 22 mai 2004, il fait un nouveau cadeau à son public. Il fête ses 80 ans au Palais des Congrès entouré de plusieurs artistes. Il enchaîne ensuite une tournée en France et en Belgique jusqu’à la fin de cette année. Dans son dernier album Colore ma vie (2007), il aborde des thèmes actuels : l’immigration, l’intégration, la mort ou encore l’écologie. Ce dernier opus succède à Jazzaznavour (1998), album conceptuel qui mèle le jazz et la chanson, Je voyage (2003) dans lequel il interprétait un duo avec sa fille Katya Aznazour et à Insolitement vôtre (2005), projet qui retrace la vie de Toulouse Lautrec. En 2007, l’artiste fait ses adieux à la scène française et internationale et annonce la sortie prochaine d’un disque de duos inédits. La même année, il sort un recueil de nouvelles, Mon père, ce géant. En décembre 2008, il obtient la citoyenneté arménienne par le président de la République d’Arménie. Il est également ambassadeur d’Arménie en Suisse et à Genève pour l’ONU. Une biographie sur Aznavour est publiée fin 2013, intitulée Tant que battra mon cœur. Un album de chansons composées avec Gilbert Bécaud sort en 2014, à l’occasion des 90 ans du chanteur.

Charles Aznavour : dates clés

22 mai 1924 : Naissance à Paris
1 janvier 1933 : Il entre au Théâtre du Petit Monde et joue au Théâtre des Champs-Elysées, à Marigny et à l’Odéon
1 janvier 1941 : La période Roche et Aznavour
Charles Aznavour rencontre Pierre Roche en 1941. Ils forment le duo Roche et Aznavour. Roche compose les musiques et Aznavour écrit les textes. Il se produisent avec Edith Piaf lors de ses tournées en France et aux Etats Unis et partent à la conquête du Québec où ils connaissent un joli succès. Ils publient six 78 tours de 1947 à 1950 dont le titre "J'ai Bu" qui obtient le Grand Prix du Disque en 1947. En 1950, Pierre Roche décide de s'installer aux Etats-Unis. Le duo se sépare au bout de neuf ans et laisse à Aznavour l'opportunité de débuter sa propre carrière solo.
1 janvier 1946 : Rencontre avec Edith Piaf
Edith Piaf accorde sa confiance à Charles Aznavour. Il sera son sécrétaire, son pianiste et également son confident. Pour elle, il adapte le morceau "Jezebel". La môme l'encouragera à se lancer dans une carrière solo.
1 janvier 1954 : Les premiers succès de Charles Aznavour
Avant de débuter une carrière solo prometteuse, Charles Aznavour est surtout un artiste de l'ombre qui écrit pour les autres. Parmi les interprètes de ses chansons, on retrouve des grandes figures de la chanson française telles Eddie Constantine, Juliette Gréco et Edith Piaf. En 1954, Aznavour connaît enfin son premier succès avec "Sur ma vie" qu'il chante à l'Olympia. Mais c'est en 1960 avec le titre "Je m'voyais déja", qu'il interprète pour la première fois à l'Alhambra, que la carrière d'artiste de Charles Aznavour est lancée. Dans ce texte, il y dévoile ses rêves d'artiste. Les succès s'enchaînent et ne démentent pas son talent. Il chante "La Bohéme" (1963) et la "Mamma" (1966) et donne une série de représentations exceptionnelles à New York dans la célèbre salle de concert du "Carnegie Hall". La presse New Yorkaise le consacre "l'événement vocal le plus important des temps nouveaux". Un artiste est né.
20 mars 1959 : Sa carrière cinématographique prend son envol
Révélé par le cinéma de "la nouvelle vague", Charles Aznavour s'illustre autant par ses capacités d'acteur que d'interprète. Il obtient le prix d’interprétation masculine française "L'étoile de Crystal", pour son rôle d'Heurtevent dans "La tête contre les murs" de Georges Franju, sorti le 20 mars 1959. L'année suivante, Aznavour renoue avec les plateaux dans le film "Tirez pas sur le pianiste" de François Truffaut. En 2007, sa filmographie compte plus de 60 participations dans différents films.
1 janvier 1960 : Tournée mondiale aux Etats-Unis, Turquie, Liban, Grèce, Afrique noire, URSS (pendant 5 ans)
1 janvier 1969 : Une année de récompense
Il reçoit la médaille Vermeil de la ville de Paris et le prix de la Société américaine des auteurs compositeurs pour sa chanson "Hier encore"
1 janvier 1989 : Son engagement en Arménie
Charles Aznavour est d'origine arménienne. Après le tremblement de terre qui touche l'Arménie en 1988, il décide de s'engager pour aider la population. Il crée la fondation "Aznavour pour l'Arménie". L'année suivante, il réunit plus de 80 artistes dans le collectif "Pour toi Arménie". Le 45 tours sort en janvier et atteint immédiatement le sommet des charts. L'Unesco le récompense de son engagement et le nomme "ambassadeur permanent de l'Arménie".
1 janvier 1997 : L'artiste est consacré
En 1997, Charles Aznavour est doublement récompensé. La profession lui offre la Victoire de la Musique du meilleur interprète masculin pour son dernier album. Le Président de la République, Jacques Chirac, lui décerne la légion d'honneur.
16 avril 2004 : Les 80 ans du grand Charles
Du 16 avril au 24 mai 2004, Charles Aznavour s'installe pendant plus d'un mois au au Palais des Congrès pour fêter ses 80 ans. Il est entouré de plusieurs dizaines d’artistes de la jeune et de l'ancienne génération de la chanson française. L'événement est retransmis à la télévision, le 8 mai 2004, sur une grande chaîne nationale. Un album et un DVD de la soirée paraissent quelques temps plus tard.

Variété française

Charles Aznavour : biographie courte, dates, citations

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