Brigitte Bardot : femme libre, animaux, controverses... Biographie de l'icône des sixties

Brigitte Bardot : femme libre, animaux, controverses... Biographie de l'icône des sixties BRIGITTE BARDOT - Actrice française, elle est une figure de l'émancipation des femmes d'après-guerre. Retour sur une vie riche d'événements.

Biographie de Brigitte Bardot - Née le 28 septembre 1934 à Paris, l'actrice française Brigitte Bardot marque les esprits à partir des années 1950 et 1960. Devenue sex-symbol, elle est l'incarnation de la femme libre d'après-guerre et également une militante dévouée à la cause animale, devenant un modèle pour de nombreuses jeunes femmes. Toutefois, elle devient petit à petit une figure controversée, par ses opinions et ses propos qui incitent souvent à la haine. Cependant, sa popularité n'en est pas tant affectée. 

Brigitte Bardot jeune : une éducation catholique stricte

Brigitte Bardot est issue d'une famille hautement bourgeoise et catholique stricte. Son père est propriétaire des Usines Bardot et sa mère est artiste. Elle souffre d'une amblyopie qui l'empêche de bien voir de l’œil gauche. Durant son enfance, elle est élevée dans une éducation catholique rigide et étudie à l'Institut de la Tour de Paris. Elle possède une sœur cadette, Marie-Jeanne, appelée Mijanou, dont elle souffre d'être dans l'ombre. Passionnée de danse classique, elle entre au Conservatoire de Paris en 1949. La même année, elle est engagée par Hélène Lazareff (fondatrice de "Elle") et présente la mode "junior".

Le réalisateur Marc Allégret la découvre ainsi, grâce à une photo apparaissant dans le numéro du 8 mai 1950 du magazine. L'un de ses grands-pères la soutient dans son projet de devenir actrice, contrairement à ses parents. C'est aussi grâce au réalisateur qu'elle rencontre Roger Vadim, alors assistant de ce dernier. Ils tombent amoureux mais les parents de Bardot s'opposent à cette union. Emplie d'une grande tristesse, elle fait une tentative de suicide. Ses parents la trouvent à temps et elle convainc son père de se marier avec Vadim, il accepte mais seulement quand elle aura 18 ans. 

Brigitte Bardot
Brigitte Bardot jeune © Frank Hudson/Daily Mail/SIPA

Ses débuts dans le cinéma

Le film avec Allégret ne se fait finalement pas. Cependant, le réalisateur Jean Boyer lui propose un rôle dans son film "Le Trou normand" aux côtés de Bourvil. Brigitte Bardot joue ensuite dans "Manina, la fille sans voiles" de Willy Rozier. Puis, elle fait ses premiers pas sur les planches grâce à André Barsacq et Dany Robin dans la pièce "L'invitation au château" de Jean Anouilh, au théâtre de l'Atelier. Sans expérience, elle se trouve nulle mais Anouilh la rassure et les critiques sont bonnes. Par la suite, elle obtient un rôle dans "Si Versailles m'était conté ..." de Sacha Guitry en 1954 et part tourner en Italie, où elle a un rôle dans "Hélène de Troie" de Robert Wise. Elle revient en France et joue un petit rôle dans "Les grandes Manœuvres" aux côtés de Gérard Philipe et Michèle Morgan en 1955, de René Clair. Elle connait un échec commercial avec le film "En effleurant la marguerite" de Marc Allégret. Enfin, elle retourne un temps à Rome pour tourner dans "Les Weeks-ends de Néron". 

Brigitte Bardot : une sex-symbol

En 1956, Brigitte Bardot possède le rôle principal dans le film de Roger Vadim "Et Dieu... créa la femme". Grâce à ce film, elle accède au statut de sex-symbol et devient une légende dans le monde du cinéma. Son rôle est celui d'une femme libre, de son temps et qui n'a pas de tabous. A sa sortie, certaines scènes sont censurées et les résultats sont peu convaincants sur le public français. En revanche, il fait un triomphe aux Etats-Unis, et c'est grâce à cela qu'il obtient par la suite le succès en France. Les propositions affluent pour Bardot, ce qui lui permet d'enchaîner les succès, et également d'être présentée à la reine Elizabeth II. De fait, elle tourne dans "Une Parisienne" de Michel Boisrond, "Les Bijoutiers du clair de lune" de Roger Vadim et "En cas de malheur" de Claude Autant-Lara. Pour ce dernier, elle joue aux côtés de Jean Gabin et Edwige Feuillère. Elle sera tellement impressionnée de jouer avec ces grands acteurs qu'elle en oubliera son texte. Jean Gabin se trompe alors volontairement dans une prise, ce qui détend Bardot et lui permet ainsi de jouer. En 1958, elle est l'actrice la mieux payée du cinéma français. En 1959, elle lance la mode des longs cheveux blonds, du vichy à carreaux et des ballerines, grâce au succès du film "Babette s'en va-t-en guerre". Raoul Levy et Henri-Georges Clouzot lui proposent le film "La vérité". Elle accepte mais le tournage s'avère très difficile pour elle, se faisant malmener par Clouzot. Dans son ouvrage "Initiales B.B. : mémoires", elle révèle notamment que le réalisateur lui a donné deux puissants somnifères, lui faisant croire que c'était de l'aspirine, pour jouer une scène. Elle s'est réveillée au bout de 48h, cependant elle trouve la scène excellente. Clouzot la met en condition chaque jour dans une atmosphère cruelle, ce qui fait naître en elle une déprime. Sa mère l'envoie donc à Menton avec son amie Mercedes.

Brigitte Bardot
© MARY EVANS/SIPA

Par la suite, Brigitte Bardot enchaîne les films sans grand enthousiasme : "Vie privée" de Louis Malle, "Le repos du guerrier" de Roger Vadim, "Le mépris" de Jean-Luc Godard et une apparition dans un film qui lui rend hommage "Chère Brigitte". En 1965, elle tourne le western "Viva Maria !" de Louis Malle, avec Jeanne Moreau. Tourné à Mexico, elle est obligée de faire une grande et longue promotion et arrive ainsi à éclipser sa partenaire. Le film est un succès et reçoit de bonnes critiques. Elle refuse ensuite d'être une James Bond girl dans "Au Service secret de Sa Majesté" et refuse dans un premier temps "Shalako" de Edward Dmytryk, avec Sean Connery. Portant peu d'intérêt au projet, son agent la convainc tout de même de le faire. Le film est un échec. Après avoir joué dans "Les Femmes" de Jean Aurel et "L'Ours et la Poupée" de Michel Deville, elle ne reçoit pas beaucoup de propositions et accepte donc de tourner dans "Les Novices", aux côtés d'Annie Girardot. Elle joue ensuite avec Lino Ventura dans "Boulevard du rhum" de Robert Enrico puis avec Claudia Cardinale dans "Les Pétroleuses". Les deux films rencontrent le succès, mais elle y est indifférente. Dans la continuité de "Et Dieu... créa la femme", Roger Vadim lui propose "Don Juan 73". N'appréciant pas le film, elle y joue à contrecœur. En 1973, "L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise" de Nina Companeez est son dernier film. En effet, c'est avec celui-ci qu'elle décide d'arrêter le cinéma définitivement. 

Brigitte Bardot et sa chanson "La Madrague"

Brigitte Bardot commence à chanter à partir de 1962. Une de ses chansons les plus célèbres lorsqu'elle débute est "La Madrague". Écrite par Jean-Max Rivière et composée par Gérard Bourgeois, elle est inspirée de la propriété du même nom de l'actrice, qui se situe à Saint-Tropez. Bardot l'interprète pour la première fois à la télévision française dans l'émission "Le Palmarès des chansons - Spécial Dalida", le 8 juin 1967. La chanson possède également un clip, qui a été tourné dans sa propriété. La chanson fut reprise notamment par Laurent Voulzy dans son album "La Septième Vague" en 2006, par Camélia Jordana en 2009 dans l'émission "Nouvelle Star" et par Angèle en 2018.

B.B, muse de Serge Gainsbourg

En 1967-1968, Brigitte Bardot collabore en musique avec Serge Gainsbourg. D'abord liés par une complicité artistique, leur collaboration se transforme en relation, l'actrice devenant la muse du chanteur. Ils enregistrent plusieurs chansons ensemble : "Je t'aime... moi non plus", "Comic strip", "Everybody Loves My Baby" et "Bonnie and Clyde". Mariée à l'époque à Gunter Sachs, Bardot ne souhaite pas que sa relation extra-conjugale avec Gainsbourg déclenche un scandale mondial. Elle demande donc au chanteur de ne pas sortir la chanson "Je t'aime... moi non plus" mais plutôt "Bonnie and Clyde". "Initials B.B", la chanson que lui dédie Gainsbourg, marque leur séparation. 

La fondation Brigitte Bardot

Après avoir mis un terme à sa carrière d'actrice, Brigitte Bardot se dévoue entièrement à la cause des animaux. Elle commence d'ailleurs avant la fin de sa carrière, en 1964, en se révoltant contre le martelage au burin, utilisé pour abattre les animaux. C'est là qu'apparaît le "pistolet de Brigitte Bardot", qui permet la mort instantanée de l'animal, sans qu'il ressente de douleur. Elle est également la porte-parole de la SPA. A partir de 1976, elle débute une grande campagne internationale pour dénoncer la chasse aux phoques, principal combat qu'elle mène tout au long de sa vie. Elle conteste la méthode employée pour les tuer, c'est-à-dire un coup de massue, puis ils sont dépecés, parfois en étant toujours vivants. Son combat pour les phoques n'est pas vain, puisque le 15 mars 1977, le Président français Valéry Giscard d'Estaing interdit d'importer des peaux de phoques en France. Le 20 mars 1977, elle s'insurge contre le Canada, en dénonçant la chasse aux blanchons pour leur fourrure, puis le 28 mars 1983, l'importation des peaux et fourrures de bébés phoques harpés et de bébés phoques à capuchon est interdit par la Communauté économique européenne, après l'intervention de l'actrice au Conseil de l'Europe. Ainsi le nombre de phoques abattus diminue, passant de 200 000 en 1981 à 20 000 en 1985. Elle se révolte en mars 1980 contre les conditions d'abattage des chevaux et demande aux français de ne plus en manger, puisque la France est le deuxième grand consommateur d'Europe. 

C'est en 1986 que Brigitte Bardot crée la "Fondation Brigitte Bardot" à Saint-Tropez. Pour cela, elle vend ses effets personnels, bijoux, robes, photos et affiches dédicacées du temps où elle était une star, afin que sa fondation soit reconnue d'utilité publique. Puis les luttes de la fondation sont définies : captivité des animaux sauvages, l'abandon d'animaux de compagnie, les expérimentations animales, les combats d'animaux, le transport des animaux en boucherie, la chasse aux phoques, la chasse à la baleine, le braconnage, l'abus de la chasse, l'hippophagie et la fourrure. Sa fondation prenant de l'importance, celle-ci déménage à Paris. En ce qui concerne sa fondation et son combat, Bardot admet qu'elle doit inclure la politique, afin de rencontrer tout chef d'Etat et ministres qui puissent l'aider. Elle fonde également un refuge de 8 hectares dans l'Eure grâce aux donations. En 2010, sa fondation atteint 60 000 donateurs. 

En 1993, la Humane Society of the United States crée le "Brigitte Bardot International Award" à Hollywood, qui récompense le meilleur reportage animalier non américain. En 1994, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure, de même pour Sophia Loren et Catherine Deneuve. En 1996, elle convainc le ministre de l'Agriculture Philippe Vasseur d'interdire la caudectomie des chevaux (coupe de la queue). En 2001, elle est récompensée du prix le Peta Humanitarian Award par l'association PETA, pour son action pour la défense des animaux. En 2002, elle boycotte les produits sud-coréens, afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. Par ailleurs, sur le même sujet, en 2003 et 2006, est instaurée en France l'interdiction de l'importation et du commerce de peaux de chiens et de chats. S'ensuit l'interdiction de l'importation, l'exportation, la vente et la production de peaux de chiens et de chats par l'Union européenne, en 2007. Brigitte Bardot est également soutenue par Jacques Chirac qui saisit la Commission européenne. Ainsi, en 2009, est interdit l'importation, l'exportation, le transit et la vente de produits venant de la chasse aux phoques. Elle s'en est prise aussi à la sénatrice canadienne Céline Hervieux-Payette et à la politicienne américaine Sarah Palin, pour avoir encouragé la chasse de certains animaux. Elle a également menacé de prendre la nationalité russe si la grâce de deux éléphantes atteintes de tuberculose du parc de la Tête d'or à Lyon n'est pas accordée. 

En février 2019, elle publie une lettre écrite au Président de la République l'interpellant sur son "inaction". La présidente de la fondation qui porte son nom et qui défend les droits des animaux exhorte Emmanuel Macron à s'engager plus fermement dans cette cause : "Aujourd'hui, je vous demande de vous mettre En Marche pour les animaux [...] les Français ne comprennent pas votre inaction". Dans cette lettre, Brigitte Bardot s'annonce "plus que déçue par votre immobilisme". Elle fait référence aux images tournées dans un abattoir à Rodez dans lesquelles on peut voir la réalité de la mise à mort de bovins sans étourdissement préalable. "Monsieur le Président, il n'est plus temps de tergiverser sur la question, de se renvoyer la balle indéfiniment, regardez les images que nous dévoilons aujourd'hui, elles sont scandaleuses, choquantes, indignes et inacceptables d'un pays comme la France qui se prétend civilisé".

Ses prises de position

Bien qu'elle soit une icône des années 60 et populaire pour son combat pour les animaux, Brigitte Bardot possède aussi une image controversée à cause de certaines de ses opinions, concernant l'islam en France, le métissage, l'immigration, l'abattage rituel des animaux et certains aspects de l'homosexualité. Elle a d'ailleurs été à plusieurs reprises condamnée à des peines d'amendes pour incitation à la haine raciale. En effet, les associations antiracistes ont été choqués par ses propos : "Voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre, est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir à nos corps défendant, toutes les traditions. D'année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d'églises se taisent faute de curés. […] Serai-je obligée de fuir mon pays devenu terre sanglante pour m'expatrier ?". Elle continue de fustiger cette religion dans son ouvrage "Un cri dans le silence", sortie en 2003, se disant notamment "contre l'islamisation de la France". Elle fut condamnée à 5 000 euros d'amende.

Dans ce même livre, Brigitte Bardot donne également son opinion sur l'homosexualité, les femmes, la télé-réalité, les transgenres, les hommes politiques et la restauration rapide. Sur l'homosexualité, malgré ses propos, elle se défend d'être homophobe, et qualifie les homosexuels comme ses "amis de toujours". Sur les femmes, elle estime qu'elles ne peuvent pas avoir des places de pouvoir, notamment parce qu'elles n'ont rien à y faire, mais que leur pouvoir réside dans leurs corps et ce qu'elles en font. Elles portent aussi des propos qui font scandale sur les clandestins et sur le métissage. En mars 2019, elle qualifie dans une lettre ouverte les réunionnais de "population de dégénérés" à cause de leur traitement des animaux. 

Pour ce qui est de la politique, Bardot se définit comme "conservatrice" et souligne qu'elle est une "française de souche lointaine et fière de l'être". En ce qui concerne son orientation politique, elle déclare dans Le Monde : "Je juge les politiques à l'aune de ce qu'ils proposent pour la cause animale. [...] J'ai eu un espoir insensé quand le Front national a fait des propositions concrètes pour réduire la souffrance animale. [...] Si demain un communiste reprend les propositions de ma fondation, j'applaudis et je vote. Mais je n'accorderai plus mon soutien à personne !". Elle est considérée tout de même comme liée au Front national par sa proximité avec ce Parti. 

Brigitte Bardot et les gilets jaunes

Le 17 février 2019, lors d'un débat au sein du motel de Saint-Aygulf à Fréjus dans le Var, les gilets jaunes ont eu le plaisir de recevoir une invitée de marque en la personne de Brigitte Bardot. L'actrice avait déjà fait part de son soutien au mouvement de contestation. Au micro de L'Obs, Brigitte Bardot a expliqué ce geste fort de soutien : "Ils ont beaucoup de courage". Elle explique d'ailleurs que sa présence n'était pas importante en soi mais que "c'est simplement que ça leur fait plaisir". Âgée de 84 ans, Brigitte Bardot a pris la parole quelques secondes le temps d'appeler les "gilets jaunes" présents dans la salle à poursuivre le mouvement. "Ne lâchez rien ! Ne lâchez rien ! Je vous soutiens à fond !".Ce n'est pas la première fois que Brigitte Bardot témoigne de son soutien au mouvement de protestation contre la politique du Président Emmanuel Macron. Le 28 novembre 2018 quelques jours après le début de la crise des gilets jaunes, elle postait déjà sur Twitter une photographie d'elle, les pouces en l'air et vêtue d'un gilet jaune. L'image était par ailleurs sobrement légendée "Avec vous !" A ses pieds, un de ses chiens étaient lui aussi habillé d'un gilet jaune pour l'occasion.

Les hommes de Brigitte Bardot et son fils

Ayant 18 ans, Brigitte Bardot peut enfin se marier avec Roger Vadim, le 21 décembre 1952. Cependant, lors du tournage "Et Dieu... créa la femme", elle tombe amoureuse de son partenaire Jean-Louis Trintignant. Chacun quitte son partenaire respectif, puis Trintignant quitte Bardot, pensant qu'elle l'a trompé. Elle a ensuite une liaison avec Gilbert Bécaud puis Sacha Distel. Sur le film "Babette s'en va-t-en guerre", elle rencontre l'acteur Jacques Charrier et se marie avec lui le 18 juin 1959. Sur le tournage du film "La Vérité", elle entame une relation avec l'acteur Sami Frey. Elle divorce de Jacques Charrier, le 30 janvier 1963, mais Sami Frey met fin à leur relation l'été de la même année. Après une aventure avec le musicien brésilien Bob Zagury, elle se marie avec Gunter Sachs, le 14 juillet 1966. Mais le couple a du mal à s'entendre, de plus Sachs voyage beaucoup. Éprise d'un "amour fou" pour Gainsbourg, elle a une relation extra-conjugale avec lui. Cette relation se termine lorsqu'elle part en Espagne pour le tournage du film "Shalako". Entre-temps, elle divorce de Gunter Sachs, en 1969. Elle a ensuite des relations avec Patrick Gilles, Christian Kalt, Laurent Vergez, Mirko Brozek et Allain Bougrain-Dubourg. En 1992, elle rencontre l'industriel Bernard d'Ormale, conseiller politique de Jean-Marie Le Pen. Ils se marient le 16 août 1992. 

A propos de son fils, Brigitte Bardot n'est pas tendre. L'actrice n'a en réalité jamais voulu être mère, trouvant cela effrayant. Lors de sa relation avec Roger Vadim, elle est tombée enceinte deux fois et a donc décidé d'avorter. Mais le dernier s'est mal passé : elle subit une hémorragie, puis son cœur s'arrête. Elle est sauvée par un massage cardiaque. De fait, traumatisée par cet événement, elle garde l'enfant lorsqu'elle tombe enceinte de Jacques Charrier. Naît ainsi Nicolas Charrier, le 11 janvier 1960. De son fils, elle en parle dans son autobiographie "Initiales B.B", publiée en 1996 aux éditions Grasset. Les mots qu'elle emploie, durs et dérangeants, font scandale. En effet, elle dit à propos de sa grossesse : "C'était comme une tumeur qui s'était nourrie de moi, que j'avais portée dans ma chair tuméfiée, n'attendant que le moment béni où l'on m'en débarrasserait enfin. Le cauchemar arrivé à son paroxysme, il fallait que j'assume à vie l'objet de mon malheur". Suite à cela, Nicolas lui intente un procès pour "atteinte à l'intimité intra-utérine" et gagne 100 000 francs de sa mère. Elle déclare ensuite, dans le documentaire "Et Brigitte créa Bardot" que c'est le père de son fils qui l'a influencé à se retourner contre elle.

Brigitte Bardot et son fils
Brigitte Bardot, Jacques Charrier et leurs fils Nicolas © UNIVERSAL PHOTO/SIPA

Sa tentative de suicide

Brigitte Bardot a fait deux tentatives de suicide. Tout d'abord lorsque ses parents lui refusent le mariage avec Roger Vadim (comme mentionné précédemment), puis une deuxième, où elle a frôlé la mort de très près. Le 28 septembre 1960, jour de son 26e anniversaire, elle préfère rester seule chez elle. Elle boit beaucoup de champagne et avale en même temps un nombre important de comprimés d'Imménoctal. Elle divague ensuite dans la campagne environnante, s'installe dans une bergerie et s'ouvre les veines, entourée de moutons. C'est un enfant qui la découvre. Emmenée à l'hôpital par une ambulance, le trajet s'avère difficile à cause des paparazzis, sa tentative de suicide fera les gros titres. Elle se réveille 48h plus tard et est suivie par des psychiatres. Elle passe sa convalescence à Saint-Tropez, auprès de sa mère, puis doit ensuite honorer ses contrats. 

Brigitte Bardot atteinte d'un cancer

En 1984, Brigitte Bardot découvre qu'elle est atteinte du cancer du sein. Affirmant que c'est le destin, elle refuse de se faire soigner. C'est grâce à l'influence de son amie Marina Vlady qu'elle débute un traitement et est finalement guérie. Elle revient sur ce cancer dans les colonnes du Paris Match en janvier 2018 : " J'étais toute seule et j'avais décidé de faire uniquement de la radiothérapie, et pas cette épouvantable chimio, pour ne pas perdre mes cheveux. Elle détruit le mal mais aussi le bien et on en sort anéanti. Je vois des gens qui, après cette épreuve, sont des loques. Jamais je ne voudrais passer par là. Cette maladie m'a obligée à me retrouver face à moi-même. Et maintenant, si j'aime bien parfois la solitude, je ne peux néanmoins vivre seule".

Cinéma français