Les meilleures chansons de Serge Gainsbourg : la playlist

Les meilleures chansons de Serge Gainsbourg : la playlist PLAYLIST. Jusqu'à sa mort en 1991, l'auteur-compositeur-interprète Serge Gainsbourg crée un nombre impressionnant de tubes aux paroles cultes, comme "Je suis venu te dire que je m'en vais", ou "La Javanaise".

Du milieu des années 1950 jusqu'à sa disparition le 2 mars 1991, Serge Gainsbourg n'a pas seulement été cet auteur compositeur interprète surdoué des années 1960-80. Pianiste de jazz à ses débuts, ce touche-à-tout est aussi un peintre, écrivain, scénariste et réalisateur, qui colle avec grâce, et parfois désinvolture, aux tendances de son temps. Un musicien hors pair, inspiré autant par la musique classique que par le reggae.

Une plume, aussi incisive que tourmentée, qui produit une palette de styles hétéroclites, comme Je t'aime… Moi non plus, La Javanaise, La chanson de Prévert, ou encore Aux armes, et cætera. Serge Gainsbourg est un poète et un grand amoureux, qui offre aux femmes de sa vie, de B.B. à Bambou, de merveilleuses œuvres.

La plupart de ses titres culte iront cependant à Jane Birkin : on pense à 69, année érotique, Les dessous chics ou Ex-fan des Sixties. Provocateur et déchiré, le Gainsbarre des dernières années n'aura de cesse de tenter, en vain, la réconciliation avec son alter ego, le Gainsbourg faux dandy des années fastes. 

Quelles sont les meilleures chansons de Serge Gainsbourg ?

  • Je suis venu te dire que je m’en vais
  • Elisa
  • La Javanaise

La playlist best-of de Serge Gainsbourg

Le classement des chansons de Gainsbourg

  1. Je suis venu te dire que je m’en vais
  2. Elisa
  3. La Javanaise
  4. Couleur café
  5. L’eau à la bouche
  6. 69, année érotique
  7. La chanson de Prévert
  8. Le poinçonneur des lilas
  9. Sous le soleil exactement
  10. Je t’aime… Moi non plus
  11. Comic Strip
  12. Aux armes, et cætera
  13. Tandem
  14. Love on the beat
  15. Bonnie and Clyde

Je suis venu te dire que je m'en vais

Je suis venu te dire que je m’en vais est une chanson signée et interprétée par Serge Gainsbourg. Elle paraît sur l’album Vu de l’extérieur à la fin de l’année 1973, soit quelques semaines à peine après le grave infarctus du chanteur. Malgré la voix de Jane Birkin en toile de fond (les pleurs), la chanson est dédiée à Françoise-Antoinette Pancrazzi, seconde épouse de Serge et mère de ses deux premiers enfants. Largement inspiré du poème Chanson d’automne de Paul Verlaine, le titre reçoit un accueil mitigé de la part des critiques. Il compte aujourd’hui parmi les classiques de l’œuvre de Gainsbourg.

Paroles : Je suis venu te dire que je m'en vais / Et tes larmes n'y pourront rien changer / Comm' dit si bien Verlaine au vent mauvais / Je suis venu te dire que je m'en vais. Tu t'souviens de jours anciens et tu pleures / Tu suffoques, tu blêmis à présent qu'a sonné l'heure. Des Adieux à jamais / Oui je suis au regret / D'te dire que je m'en vais / Oui je t'aimais, oui mais…

Bonnie and Clyde

Signée Serge Gainsbourg, Bonnie and Clyde sort le 2 janvier 1968 sur l’un des premiers albums culte du chanteur, Initiales B.B. Le succès du titre est pour partie dû à l’interprétation couplée de Serge Gainsbourg et de sa passion du moment, Brigitte Bardot, alors actrice de premier plan. Un coup médiatique réussi, qui fait suite à la sortie quelques mois plus tôt du film hollywoodien éponyme à gros succès. Les paroles de la chanson sont une quasi-traduction d’un poème signé Bonnie Parker elle-même, The Trail's End (La Fin du Chemin), lequel relate l’histoire d’un couple criminel américain des années 1920.

Paroles : Vous avez lu l'histoire de Jesse James ? / Comment il vécut, comment il est mort ? / Ça vous a plu, hein ? Vous en demandez encore ? / Eh bien, écoutez l'histoire de Bonnie and Clyde. Alors voilà, Clyde a une petite amie / Elle est belle et son prénom c'est Bonnie / A eux deux, ils forment le gang Barrow. Leurs noms : Bonnie Parker et Clyde Barrow / Bonnie and Clyde, Bonnie and Clyde.

La Javanaise

Lorsque Serge Gainsbourg écrit et compose La Javanaise, il est encore mal connu du grand public. La chanson paraît en janvier 1963 sur un 45 tours éponyme. L’histoire du titre est intimement liée au coup de cœur artistique de Serge pour Juliette Gréco, interprète fétiche des années 1950 et muse de Saint-Germain-des-Prés. Pour la petite histoire, Gainsbourg écrit la chanson en quelques heures à la suite d’une soirée cocktail où il rencontre la chanteuse. Gréco inclura La Javanaise à tous ses tours de chant. C’est ainsi qu’en quelques jours, la chanson, et ses chœurs très "chalala", rejoint le top du patrimoine de la chanson française.

Paroles : J'avoue j'en ai bavé pas vous / Mon amour / Avant d'avoir eu vent de vous / Mon amour / Ne vous déplaise / En dansant la Javanaise / Nous nous aimions / Le temps d'une chanson. A votre avis, qu'avons-nous vu / De l'amour ? / De vous à moi, vous m'avez eu / Mon amour / Ne vous déplaise / En dansant la Javanaise / Nous nous aimions / Le temps d'une chanson.

Le poinçonneur des Lilas

Le poinçonneur des Lilas est le premier succès populaire de Serge Gainsbourg. La chanson sort en 1958 sur un 45 tours intitulé Du chant à la une. Un clip réalisé par Jean Bacqué sort à la suite. Le très bon accueil du titre tient à l’aptitude de son auteur à scénariser dans une tonalité tragi-comique le quotidien ennuyeux de nombreux travailleurs français. Consacrée, la chanson fait l’objet de nombreuses reprises, à commencer par celle des Frères-Jacques dès 1958, Hugues Aufray l’année suivante, ou la jeune génération aujourd’hui. On retiendra aussi la version du groupe de Reggae Tryo en 2009.

Paroles : Je suis le poinçonneur des Lilas / Le gars qu'on croise et qu'on n’ regarde pas / Y’a pas de soleil sous la terre / Drôle de croisière / Pour tuer l'ennui j'ai dans ma veste / Les extraits du Reader Digest / Et dans ce bouquin y a écrit / Que des gars se la coulent douce à Miami / Pendant ce temps que je fais le zouave / Au fond de la cave / Paraît que y’a pas de sot métier / Moi je fais des trous dans des billets / Je fais des trous, des p’tits trous, encore des p’tits trous.

Comic Strip

Ecrite et composée par Serge Gainsbourg, Comic Strip paraît en juillet 1967 sur un 45 tours éponyme. Il la crée en duo avec l’actrice Brigitte Bardot, sa partenaire du moment. A l’époque, Serge affectionne l’atmosphère piano bastringue à l’ambiance Charleston, qui a d’ailleurs contribué à sa renommée dans les boîtes parisiennes. Truffée d’onomatopées, la chanson est sans ambiguïté une invitation à la cabriole. Un style par ailleurs en vogue dans ce milieu des années 1960, où la bande dessinée est en plein essor.

Paroles : Viens petite fille dans mon comic strip / Viens faire des bulles, viens faire des WIP ! / Des CRIP ! CRAP ! des BANG ! des VLOP ! / et des ZIP ! SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ ! / J'distribue les swings et les uppercuts / Ça fait VLAM ! ça fait SPLATCH ! et ça fait CHTUCK ! / Ou bien BOMP ! ou HUMPF ! parfois même PFFF / SHEBAM ! POW ! BLOP ! WIZZ !

Les meilleures chansons de Gainsbourg et Jane Birkin

Serge Gainsbourg compose et écrit beaucoup pour les artistes féminines, de Juliette Gréco à Vanessa Paradis en passant par Brigitte Bardot, France Gall, Anna Karina ou encore Françoise Hardy. Mais c’est à son épouse et muse Jane Birkin qu’il offre le meilleur de ses succès internationaux.

En 1968 paraît l’album Jane Birkin, Serge Gainsbourg, qui comprend le célèbre duo Je t’aime… Moi non plus, ainsi que le sulfureux 69, année érotique. Pendant plus de 20 ans, jusqu’au-delà de la séparation du couple, la voix douce et susurrée de Jane inspire à Serge bien d’autres chefs-d’œuvre. Comme Les dessous chics (1969), Di Doo Dah (1973), Ex-fan des Sixties (1978), Baby Alone in Babylone (1983), Lost Song (1987) ou encore Amours des feintes (1990). En 2017, Jane Birkin enregistre Birkin chante Gainsbourg avec l’Orchestre symphonique de Radio-France.

Leurs meilleures chansons restent :

  • Je t’aime… Moi non plus
  • 69, année érotique
  • Les dessous chics

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