Henri de Guise : biographie courte, dates, citations

BIOGRAPHIE DE HENRI DE GUISE - Henri de Guise est né le 31 décembre 1550. Il est mort le 23 décembre 1588 à Blois (France).

Biographie courte de Henri de Guise - Henri de Lorraine, troisième duc de Guise éprouve une haine immense pour les protestants. Aussi, toute sa vie durant, il luttera ardemment contre eux. En 1572, il organise la tentative d’assassinat de Coligny, qu’on soupçonne du meurtre de son père. Mais celle-ci échoue et mène au massacre de la Saint-Barthélemy, dont il est l’un des principaux instigateurs. Vainqueur de la bataille de Dormans contre les protestants, il reçoit une blessure qui lui vaut le même surnom que son père, "le Balafré". 

Lorsque le roi Henri III signe l’édit de Beaulieu, le duc de Guise appelle à la révolte et fait pression sur lui afin qu’il retire les privilèges octroyés aux protestants. Il se retrouve à la tête d’une organisation religieuse et militaire nommé la Ligue, qui détient un grand pouvoir. Au lendemain de la mort du duc d’Alençon, frère du roi et dernier héritier catholique de la couronne, celle-ci revient de droit à Henri de Navarre, futur Henri IV. Aussi, le duc de Guise convainc le roi d’évincer son successeur présomptif. Mais lorsque le duc fait son entrée à Paris, bravant l’interdiction du roi, la situation s’inverse. Le roi, inquiet, fait appel à ses renforts mais la popularité de Henri de Guise mène à la journée des Barricades. Le roi fuit la capitale et s’allie aussitôt à Henri de Navarre. Le souverain l’invite aux états généraux de Blois, un subterfuge réussi pour le faire assassiner.

Henri de Guise : dates clés

22 août 1572 : Coligny manque d’être assassiné
Gaspard de Coligny, qui a de plus en plus d’influence sur le roi Charles IX, suscite la méfiance de Catherine de Médicis et ravive la haine des catholiques. Le chef des protestants tente de convaincre le roi d’intervenir aux Pays-Bas contre l’Espagne. C’est sans doute la raison pour laquelle les Guise, fervents défenseurs du catholicisme, tentent de l’assassiner. Il en réchappe de justesse, mais l’événement déclenche le massacre de la Saint-Barthélemy, deux jours plus tard. Coligny sera d’ailleurs l’un des premiers protestants mis à mort.
24 août 1572 : Le massacre de la Saint-Barthélemy
Dans la nuit du 23 au 24 août 1572, les protestants, réunis à Paris pour le mariage de leur chef Henri de Navarre avec Marguerite de Valois, sont massacrés. Deux jours plus tôt, la tentative d’assassinat de Coligny, probablement organisée par les Guise, avait fait naître un dangereux climat de tensions. Aussi, Catherine de Médicis redoutait d’être renversée par les Guise mécontents de sa politique conciliante avec les protestants. Elle se méfiait également de l’influence de Coligny sur son fils, Charles IX. Pour cette raison, elle aurait devancé les catholiques en convainquant son fils d’ordonner le massacre des chefs protestants. Lorsque le tocsin de l’église Saint-Germain-l’Auxerrois retentit, les Parisiens se déchaînent sur les protestants, hommes, femmes et enfants. Le massacre fait 3 000 victimes et se poursuivra en province jusqu’au mois d’octobre. Quant à Henri de Navarre, il est contraint de se convertir. C'est l'un des épisodes les plus tragiques des guerres de Religion qui ont ensanglanté le royaume entre 1562 et 1598.
6 mai 1576 : La paix de Beaulieu clôt la cinquième guerre de Religion
Déclenchée en 1574, alors qu’Henri III vient de succéder à son défunt frère, la cinquième guerre de Religion est menée par le parti des Politiques, aussi appelé Malcontents. Celui-ci a réuni autour du duc d’Alençon, frère cadet du roi, la noblesse catholique modérée opposée au roi. Les protestants, tels Henri de Condé, n’ont pas tardé à se joindre au mouvement, d’autant plus que Henri de Navarre s’est enfuit de la cour. Inquiet, le roi accepte finalement de négocier. Le conflit s’achève ainsi avec l’édit de Beaulieu, qui octroie d’importants avantages au frère du roi, mais aussi aux protestants. Ceux-ci peuvent désormais jouir de la liberté de culte dans toute la France, à l’exception de la capitale. Ils obtiennent huit places de sûreté ainsi que l’égalité de représentation dans les chambres. De tels avantages ne peuvent que mécontenter les catholiques les plus fermes, qui formeront la Sainte Ligue, dirigée par Henri de Guise.
7 juillet 1585 : Henri III interdit le culte protestant
Depuis la mort du duc d’Alençon, jeune frère du roi, les Guise sont effrayés à l’idée de voir monter sur le trône le protestant Henri de Navarre, seul héritier légitime (futur Henri IV). Le roi de France Henri III finit alors par céder aux pressions de la Ligue et signe le traité de Nemours. Ce dernier retire aux protestants tous leurs privilèges et interdit leur culte, rendant impossible l’accès d’Henri de Navarre au trône.
12 mai 1588 : Journée des Barricades
Au cours de la huitième guerre de Religion, la population parisienne prend parti pour la Ligue, à la tête de laquelle se trouve Henri de Guise. Celui-ci se rend à Paris, à l’appel du conseil des Seize et suscite la méfiance du roi Henri III. Se sentant menacé par une telle présence, il appelle une force de 4000 Suisses et de 2000 Français pour assurer la sécurité dans la capitale. Aussitôt, les ligueurs poussent les Parisiens à l’insurrection. La population utilise des chaînes, des barriques et des tonneaux pour bloquer les rues et empêcher les forces royales d’intervenir. Henri III n’a pas d’autre choix que de fuir Paris. Cette journée marque sa rupture définitive avec la Ligue et aboutira à son ralliement avec Henri de Navarre, futur Henri IV. Les deux hommes mettront le siège devant Paris.
23 décembre 1588 : Assassinat du duc de Guise
Henri III fait mettre un terme à l’ascension du duc de Guise en chargeant des membres de sa garde personnelle, "les quarante-cinq", de l’abattre. Depuis le début des états généraux de Blois, le catholique "Henri le balafré" ne cache pas ses ambitions de prétendant au trône. A la tête de la Sainte Ligue en pleine guerre de religion, le duc de Guise a profité des difficultés du roi pour se faire nommer lieutenant général. Il compte bien prendre la place d’héritier du trône puisque Henri III n’a pas d’enfant. Après cet assassinat, le roi travaillera à décapiter la Sainte Ligue avant d’être lui-même assassiné le 1er août 1589.