Madame de La Fayette : biographie courte et oeuvres de l'auteur

Madame de La Fayette : biographie courte et oeuvres de l'auteur BIOGRAPHIE MADAME DE LA FAYETTE - Femme de lettres appartenant au mouvement classique des précieuses, Madame de La Fayette est l'auteure de La Princesse de Clèves et de La Princesse de Montpensier.

Biographie courte de Madame De La Fayette - Née le 18 mars 1634, à Paris, Marie-Madeleine Pioche de La Vergne appartient à une famille de petite noblesse. Elle côtoie rapidement l'aristocratie française de son temps en devenant demoiselle d'honneur de la reine Anne d'Autriche à l'âge de 16 ans. Elle fait la connaissance de la Marquise de Sévigné avec qui elle noue des liens amicaux très forts jusqu'à la fin de sa vie. Elle est introduite dans les salons littéraires en vogue à Paris, chez Catherine de Rambouillet ou encore la Marquise du Plessis-Bellière. En 1655, elle épouse le veuf désargenté François Motier, comte de La Fayette, avec qui elle a deux fils. Elle l'accompagne quelques temps en Auvergne sur ses terres, mais revient rapidement à Paris où elle crée son propre salon littéraire. Madame de La Fayette y reçoit les grandes figures de son temps - dont Racine et Boileau.

Les informations relatives à son mari sont presque inexistantes et La Bruyère résume ainsi la situation : "Nous trouvons à présent une femme qui a tellement éclipsé son mari, que nous ne savons pas s'il est mort ou en vie…". Elle se lie d'amitié avec Henriette d'Angleterre, la future duchesse d'Orléans, dont le mariage avec le frère du roi lui donne accès au cercle intime de la Cour royale. Elle est aussi proche de Madeleine de Scudéry et de Segrais, un poète qui entre à l'Académie française en 1662. Madame de La Fayette rencontre le Duc La Rochefoucauld en 1655 et se lie d'amitié étroite avec lui, avec une constance qu'admire Madame de Sévigné, l'amie des deux, et qui écrit à la mort du duc en 1680 : "... rien ne pouvait être comparé à la confiance et aux charmes de leur amitié."

Madame de La Fayette et les précieuses

Madame de La Fayette figure dans Le Grand Dictionnaire des précieuses, paru en 1661 sous le pseudonyme de Féliciane. Décrite comme "civile, obligeante et un peu railleuse", elle fait partie de ces femmes avant-gardistes qui participent à la naissance des femmes de lettres et souhaitent être reconnue pour leur intelligence et leurs aptitudes. Ces "précieuses" ont aussi la particularité d'être assidûment courtisées sans que leurs admirateurs ne soient jamais satisfaits. En effet, Madame De La Fayette était une grande partisane de l'amour chaste, fuyant la passion jusque dans ses écrits.

Les œuvres de Madame de La Fayette

La littérature était un passe-temps qu'elle dissimulait au monde en général, étant vu par l'aristocratie comme indigne de leur rang. Toutes ses œuvres ont donc été publiées anonymement ou sous couvert d'une autre figure, comme Zaïde édité sous la signature de Segrais et publié en 1669. Madame de La Fayette est aussi l'auteure de La Princesse de Montpensier, nouvelle publiée anonymement encore une fois en 1662. Le plus grand succès de Madame de La Fayette est cependant La Princesse de Clèves, éditée par un de ses amis en mars 1678. Bien que ses contemporains admirent l'ouvrage, Madame de La Fayette reste très secrète et déjoue les rumeurs qui tournent autour d'elle, nourrissant sa popularité. Encore aujourd'hui, ce roman est considéré comme le premier récit d'analyse psychologique. Il entre d'ailleurs dans la prestigieuse collection La Pléiade en 2014 en tant qu'œuvre complète. Vers la fin de sa vie, elle se retire des mondanités pour préparer sa mort, un retrait quelque peu accéléré par la mort de son grand ami de La Rochefoucauld en 1680, puis de son mari en 1683. Madame de La Fayette meurt dix ans plus tard, à Paris, le 25 mai 1693.

Les citations de Madame de La Fayette

  • "Les paroles les plus obscures d'un homme qui plaît donnent plus d'agitation que des déclarations ouvertes d'un homme qui ne plaît pas." (La Princesse de Clèves, 1678)
  • "Je vous adore, je vous hais je vous offense, je vous demande pardon je vous admire, j'ai honte de vous admirer. Enfin il n'y a plus en moi ni de calme ni de raison."  (La Princesse de Clèves, 1678)
  • "Si vous jugez sur les apparences, vous serez souvent trompée : ce qui paraît n'est presque jamais la vérité." (La Princesse de Clèves, 1678)
  • "Voici une question entre deux maximes : on pardonne les infidélités, mais on ne les oublie point. On oublie les infidélités, mais on ne les pardonne point." (Lettre à Madame de Sévigné)
  • "On fait des reproches à un amant, mais en fait-on à un mari, quand on n'a qu'à lui reprocher de n'avoir plus d'amour ?" (La Princesse de Clèves, 1678)
  • "L'on est bien faible quand on est amoureux." (La princesse de Montpensier, 1662)
  • "Ne craignez point de prendre des partis trop rudes et trop difficiles, quelqu'affreux qu'ils vous paraissent d'abord : ils seront plus doux dans les suites que les malheurs d'une galanterie."
  • "L'amour fit en lui ce qu'il fait en tous les autres ; il lui donna l'envie de parler." (La princesse de Montpensier, 1662)

Madame De La fayette : dates clés

18 mars 1634 : Naissance de l'écrivain français Madame de La Fayette
Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette, est née le 18 mars 1634 à Paris. Dame d'honneur de la reine Anne d'Autriche, elle acquiert une éducation littéraire raffinée et est introduite dans les salons de Paris tels ceux de Madame de Rambouillet ou de la marquise de Plessis-Bellière. Elle écrit un premier roman anonymement, "La Princesse de Montpensier", en 1662, mais son oeuvre la plus célèbre est "La Princesse de Clèves" publiée en 1678. On lui doit également la biographie d'Henriette d'Angleterre. Elle meurt à Paris le 25 mai 1693.
25 mai 1693 : Décès de Madame de La Fayette
Marie-Madeleine Pioche de La Vergne, comtesse de La Fayette, est une femme de lettres, considérée comme la pionnière du roman moderne. Elle côtoie des hommes importants comme Pierre-Daniel Huet, Antoine Arnauld et François de la Rochefoucauld. Elle publie anonymement "La Princesse de Montpensier" en 1662 puis "Zaïde, histoire espagnole" en 1669 et 1671. Elle décède à Paris, le 25 mai 1693.