Stefan Zweig : biographie courte, dates, citations

BIOGRAPHIE DE STEFAN ZWEIG - Ecrivain autrichien, Stefan Zweig est né le 28 novembre 1881 à Vienne (Autriche). Il est mort le 22 février 1942 à Petropolis (Brésil). Il écrivit La confusion des sentiments.

Biographie courte de Stefan Zweig - Stefan Zweig est un écrivain, journaliste et biographe autrichien.Stefan Zweig fait preuve très tôt d'une forte curiosité qui le mène rapidement à la littérature. Il multiplie les genres, passant du récit au drame et du drame aux essais. Ami de Sigmund Freud, d'Arthur Schnitzler, de Romain Rolland, de Richard Strauss et d'Émile Verhaeren, Stefan Zweig fait partie de l'intelligentsia juive viennoise. Considérablement influencé par Freud, il appuie toujours la psychologie des personnages qu'il met en scène. Il publie "Amok" en 1922 et la "Confusion des sentiments" en 1926. En parallèle il se met à la traduction, notamment de Verlaine qu’il admire passionnément.

Particulièrement affectée par les événements précédant la Seconde Guerre mondiale avec la montée en puissance du nazisme, il quitte l'Allemagne pour l'Angleterre. Réfugié à Londres, il y poursuit une œuvre de biographe (Joseph Fouché, Marie-AntoinetteMarie Stuart). Il s'exile ensuite puis pour le Brésil où il trouve une terre de repos loin de son Europe brisée.

Dans son livre testament, "Le Monde d'hier. Souvenirs d'un Européen", Zweig parle de l'âge d'or de l'Europe et analyse en profondeur ce qu'il considère être l'échec d'une civilisation. Il mettra fin à ses jours, accompagné par sa femme, en 1942.

Stefan Zweig : dates clés

28 août 1930 : Freud reçoit le prix Goethe
Longtemps isolé, Freud accède en ce début des années 30 à une reconnaissance officielle et prestigieuse. Pour l’ensemble de ses travaux, il reçoit le Prix Goethe, distinction remise chaque année à un homme pour son apport culturel. Freud a gagné l’estime de l’Allemagne. Mais l’arrivée au pouvoir des nazis dissipera bientôt ce succès : les livres de Freud rejoindront ceux de Marx, Zweig ou Brecht dans les autodafés.
10 mai 1933 : Autodafés en Allemagne
Poursuivant son programme d'uniformisation intellectuelle du pays, le pouvoir national-socialiste s'en prend au représentants de la vie culturelle et scientifique. Des étudiants nazis livrent aux flammes les ouvrages considérés comme "déviants" par rapport à l’idéologie aryenne et la tradition allemande. Heinrich Mann, Sigmund Freud, Albert Einstein, Kurt Tucholsky, Bertolt Brecht, Stefan Zweig, Paul Klee et bien d'autres s'exileront. Un monument érigé au milieu de la Bebelplatz de Berlin rappelle l’autodafé et ses conséquences.

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