Charles Quint : biographie courte du roi d'Espagne

Charles Quint : biographie courte du roi d'Espagne BIOGRAPHIE CHARLES QUINT. Roi d'Espagne et empereur Germanique, Charles Quint a passé une partie de son règne à combattre le roi de France, François Ier.

Biographie courte de Charles Quint - Héritier de la dynastie des Habsbourg, Charles Quint, né le 24 février 1500 à Gand, fut l'empereur le plus puissant du XVIe siècle. Fils de Jeanne de Castille, surnommée "Jeanne la folle", et de Philippe le Beau (lui-même fils de l'empereur Maximilien Ier d'Autriche), le jeune homme se trouve dès l'âge de 20 ans à la tête de nombreux royaumes de choix en Europe : la Bourgogne (composée des Pays-Bas et de la Franche-Comté), l'Autriche, Naples, la Sicile, la Castille et l'Aragon ainsi que les nouveaux "territoires des Indes occidentales" (les Amériques) récemment découverts par Christophe Colomb. En lutte contre François Ier, Charles Quint abdique en 1555. Il meurt le 21 septembre 1558, à l'âge de 58 ans.    

Famille, origines et enfance 

Fils de Philippe de Habsbourg, duc de Bourgogne, et de Jeanne de Castille dite Jeanne la Folle, Charles de Habsbourg est né le 24 février 1500 aux Pays-Bas. De par ses grands-parents, il est à la fois un héritier du duché de Bourgogne, un Habsbourg, un Aragonais et un Castillan.

Charles de Habsbourg porte dès sa naissance le titre d'archiduc d'Autriche. Il passe son enfance en Flandre. Alors qu'il esrt âgé de 4 ans, ses parents quittent les Pays-Bas pour prendre possession du trône de Castille. Sa tante, la sœur de Philippe, Marguerite d'Autriche, élève Charles et ses trois sœurs, Éléonore, Isabelle et Marie. Il parle le français, mais apprend l'allemand, le néerlandais, l'anglais, l'espagnol et un peu d'italien. 

En 1504, Jeanne de Castille devient la reine de Castille. Deux ans plus tard, son père, Philippe le Beau, décède. Charles devient alors duc de Bourgogne. Il négocie avec son grand-père, Ferdinand II d'Aragon le trône. L'année suivante, il devient roi d'Aragon, de Naples et de Sicile et s'autoproclame roi de Castille au détriment de sa mère.

L'accession au trône 

L'empereur Maximilien, son autre grand-père meurt et lui lègue les duchés autrichiens. Le 28 juin 1519, Charles de Habsbourg est élu Roi des Romains. Il se rend à Aix-la-Chapelle afin d'être couronné empereur le 23 octobre 1520 et prend pour nom de règne Charles Quint. Le nouveau roi hérite des ennemis du Saint-Empire et doit faire face à François Ier, roi de France.

La lutte entre Charles Quint et François Ier

François Ier, roi de France, dont le royaume est encerclé par les possessions de Charles Quint, le voit comme une menace et réclament Naples et Milan. De son côté, Charles Quint souhaite récupérer le duché de Bourgogne. Débute alors une tentative de reconquête des territoires bourguignons possédés par la France à partir de 1521 et pendant plus de 30 ans. Ce sont les guerres d'Italie. Le 24 février 1525, François Ier est défait lors de la bataille de Pavie et est fait prisonnier. Le roi de France négocie alors sa libération contre la Bourgogne et en renonçant à ses prétentions italiennes lors de la signature du traité de Madrid. 

Gravure de François Ier et Charles Quint
Gravure de François Ier et Charles Quint © SIPA​​​​​

Charles Quint et la religion

Charles Quint rencontre des problèmes avec les réformateurs luthériens dans le Saint-Empire, qui rejettent le catholicisme. Fervent catholique, le roi fait face à la montée d'une nouvelle religion : le luthéranisme. Le conflit religieux prend forme, Charles Quint tente de le régler. En 1530, les princes protestants, formant la Ligue de Smalkalde, s'allient au roi de France. En 1545, lors du Concile de Trente, les protestants refusent d'y assister. Charles Quint envoie une armée contre les princes protestants qui sont battus à la bataille de Muhlberg en 1547. Le 25 septembre 1555, la paix d'Augsbourg est signée. Elle suspend les hostilités entre les Etats luthériens et les Etats catholiques dans le Saint-empire romain germanique. Le protestantisme est alors reconnu.

L'affrontement avec Soliman le Magnifique

L'Empire ottoman s'impose progressivement en Méditerranée. Le sultan, Soliman le Magnifique, multiplie les conquêtes en Asie, en Europe et en Afrique. Charles Quint doit faire face à l'invasion des Turcs ottomans. En 1526, Soliman le Magnifique s'empare d'une grande partie de la Hongrie, dont le roi est Ferdinand Ier de Habsbourg, frère de Charles Quint. En 1529, les Turcs assiègent Vienne. En 1536, les Turcs ottomans s'allient aux français, menace qui s'ajoute au conflit religieux en cours dans le Saint-Empire. 

Abdication et mort de Charles Quint

Après quarante années de règne, Charles Quint, affaibli par la vieillesse et les maladies, décide de renoncer au pouvoir. Il abdique le 25 octobre 1555 et partage ses possessions entre son frère Ferdinand Ier et son fils Philippe II. En 1556, Ferdinand Ier reçoit l'empire et l'Autriche et Philippe II reçoit l'Espagne, les Pays-Bas et le royaume de Naples. En 1574, ses cendres sont transférées à la nécropole royale de l'Escurial, édifiée par son fils Philippe et située à 40 km de Madrid. Charles Quint se retire le 3 février 1557 dans le monastère de Yuste, en Espagne. Il y meurt le 21 septembre 1558, à l'âge de 58 ans, de la malaria.

Charles Quint dans la culture 

Le personnage de Charles Quint apparaît dans de nombreux films. En 2013, un documentaire lui est consacré dans l'émission Secrets d'Histoire : Moi, Charles Quint, maître du monde. En littérature, Charles Quint est l'un des personnages principaux de la pièce de théâtre Hermani de Victor Hugo. Au théâtre, Gérard Depardieu joue le rôle du roi dans Les Portes du ciel créée en 1999.

Charles Quint : dates clés

11 mars 1517 : L'empereur Maximilien, Charles de Habsbourg et François Ier s'allient dans le traité de Cambrai
Le 11 mars 1517, l'empereur Maximilien Ier du Saint-Empire signe avec le roi de France, François Ier, et le roi de Castille Charles Quint, le traité de Cambrai. Cette alliance stipulait qu'ils s'engageaient réciproquement à garantir leurs possessions et qu'ils auraient combattu ensemble contre les Turcs. Cependant, cette dernière clause restait très évasive, signe qu'aucun de ces trois souverains ne souhaitait finalement s'engager dans une guerre qui se serait révélée très coûteuse contre les Turcs.
3 août 1518 : Ouverture de la diète d'Augsbourg
La Diète d'Empire tenue à Augsbourg débute le 3 août 1518, sous le règne de Maximilien Ier. Au cours de cette session, l'empereur tenta sans succès de faire élire son petit-fils, Charles Quint, roi des Romains. Il décéda un an après, an 1519, et fut donc dans l'impossibilité de proposer à nouveau cette idée lors des Diètes suivantes. L'empereur Maximilien souhaitait proposer son petit-fils car son seul fils, Philippe Ier de Castille, mourut en 1506, apparemment d'une fièvre typhoïde.
28 juin 1519 : Charles Quint empereur
Charles Ier d'Espagne, 19 ans, est proclamé empereur du Saint-Empire romain germanique, sous le nom de Charles V ou Charles Quint. Cet avènement marque le début d'une longue rivalité entre le royaume de France et l'Empire des Habsbourg. L'empereur qui gouverne un immense territoire, sur lequel dit-on "jamais le soleil ne se couche", abdiquera en 1556 et se retirera au couvent de Yuste (Espagne). Son empire sera alors divisé entre son frère Ferdinand, qui deviendra empereur d'Allemagne, et son fils Philippe, qui deviendra roi d'Espagne.
7 juin 1520 : L'entrevue du Camp du Drap d'or
Le roi de France François Ier et le roi d'Angleterre Henri VIII se rencontrent près de Calais (Pas-de-Calais). Cette entrevue porte essentiellement sur le maintien de l'équilibre européen et sur l'attitude à adopter vis-à-vis du Saint-Empire romain germanique, le roi d'Espagne ayant été élu empereur sous le nom de Charles Quint un an plus tôt. Désormais encerclé par les possessions de l’empereur, François Ier espère convaincre le roi d’Angleterre de faire alliance avec la France. Il déploie pour cela tout le luxe et le prestige possible pour le recevoir, au Camp du Drap d’or. Mais le rapprochement d'Henri VIII avec Charles Quint deux semaines plus tard effacera tout le bénéfice que François Ier pensait tirer de cette rencontre.
7 février 1522 : Traité de Bruxelles
Le 7 février 1522 est signé le traité de Bruxelles, qui vient compléter le traité de Worms signé l'année précédente (1521). Ce traité initié par le roi de Castille et de l'empire romain germanique Charles Quint, reconnaît à Ferdinand, frère du premier, la possession des cinq Etats des Habsbourg (Autriche, Carinthie, Carniole, Tyrol, Styrie). Ferdinand est alors nommé gouverneur d'Allemagne du Sud, du Tyrol et de Haute-Alsace.
27 avril 1522 : Défaite de François Ier à Bicoque
Les troupes de François Ier, sous le commandement de Lautrec, sont défaites par les forces de Charles Quint, à Bicoque. La France est alors contrainte d’abandonner le duché de Milan à son pire ennemi.
19 juin 1522 : Traité de Windsor
Le 19 juin 1522 est signé le traité de Windsor, entre le roi de Castille et de l'empire romain germanique Charles Quint et le roi d'Angleterre Henri VIII. Ce traité intervient en plein cœur de la sixième guerre d'Italie (1521-1525) qui oppose principalement le royaume de France à l'Italie, à l'Espagne et à l'Angleterre. Il révèle un accord entre les deux signataires pour envahir la France.
26 octobre 1524 : François Ier prend Milan
L'armée française emmenée par le Roi de France, François Ier, s'empare de Milan qui appartenait à Charles Quint. Le lendemain, les Français mettront le siège devant Pavie. François Ier y sera fait prisonnier le 24 février 1525.
24 février 1525 : François Ier est fait prisonnier à Pavie
Alors que les canons français de Genouillac mettent à mal les ennemis espagnols à Pavie, le roi, dans la précipitation et l’impatience de vaincre, se lance au galop à l’assaut des rangs adverses. De peur de blesser le roi, les tirs de l’artillerie française cessent aussitôt. Les Espagnols en profitent pour agir et encercler le monarque. L'armée de François Ier est complètement massacrée, pendant que le roi est fait prisonnier avec plusieurs de ses généraux. François Ier sera enfermé à la chartreuse de Pavie puis transféré en Espagne où il deviendra l'otage de Charles Quint. Grâce à la signature du traité de Madrid, le 14 janvier 1526, il sera libéré en échange de la Bourgogne et après avoir renoncé à l’Italie.
14 janvier 1526 : François Ier signe le traité de Madrid
Prisonnier de Charles Quint depuis février 1525, François Ier signe le traité de Madrid afin d’être libéré. Il s’engage alors à céder la Bourgogne et à renoncer à toutes ses prétentions sur l’Italie. Toutefois, au lendemain même de sa libération, en mars 1526, le roi de France ne respectera aucune des clauses du traité, alors qu’il a laissé en Espagne ses deux fils en otage.
17 mars 1526 : Libération de François Ier
Prisonnier de Charles Quint depuis sa défaite à Pavie, le roi de France est libéré de sa prison de Madrid. Le traité négociant sa libération l’oblige à céder à l'empereur la Bourgogne et à remettre ses deux fils, François et Henri, comme otages. François Ier s'empressera de renier cet accord et s'alliera avec les princes italiens et le pape au sein de la Ligue de Cognac, contre Charles Quint. La guerre reprendra aussitôt jusqu’à la paix de Cambrai, en 1529.
22 mai 1526 : Ligue de Cognac
Le 22 mai 1526 est constituée, à l'initiative de Louise de Savoie, mère du roi de France François Ier alors emprisonné, une ligue contre l'empereur Charles Quint. Cette ligue regroupe le pape Clément VII et Henri VIII d'Angleterre, ainsi que les villes de Florence, Milan et Venise. La ligue de Cognac marque le début de la septième guerre d'Italie, qui durera près de quatre ans.
6 mai 1527 : Le sac de Rome
Les troupes de l’empereur Charles Quint envahissent Rome, en représailles de l’alliance du pape Clément VII avec François Ier. Pendant huit jours, la ville sera pillée et saccagée.
3 août 1529 : Signature de la paix de Cambrai
Pour mettre fin à la guerre entre la France et les Habsbourg, Louise de Savoie, mère de François Ier, et Marguerite d’Autriche, tante de Charles Quint, signent la paix de Cambrai, ou paix des Dames. Pour sceller cette entente, François Ier, veuf depuis plusieurs années, accepte d’épouser Éléonore de Habsbourg, la sœur de l’empereur. En outre, il récupère la Bourgogne mais s’engage encore à renoncer à l’Italie. Enfin, en échange d’une énorme rançon, les deux fils du roi sont libérés. Mais la rancune du roi de France va conduire une fois de plus à un nouveau conflit, dès 1536. 
1 janvier 1530 : Rencontre entre Titien et Charles Quint
Titien est présenté à l'empereur pendant l’un de ses séjours en Italie. Il peint alors son premier portrait de l’empereur. Cette rencontre marque un tournant dans la carrière artistique du peintre. C’est en effet à cette période qu’il va se consacrer à la réalisation de nombreux portraits, avec beaucoup d’innovation et de talent. Il aura également l’immense honneur d’être nommé comte palatin (les "comtes palatins" étaient les seuls nobles du Saint-Empire à avoir le droit de vote lors de l'élection de l'empereur) et chevalier de l’Eperon d’or par Charles Quint.
23 février 1530 : Charles Quint est couronné par le Pape
Le 23 février 1530, le pape Clément VII remet à Charles Quint la couronne de fer, l'un des symboles des rois d'Italie. Le lendemain, Charles Quint est sacré empereur des Romains à Bologne, et sera le dernier empereur romain à avoir été couronné par le pape selon la tradition carolingienne. Un an plus tard, en janvier 1531, son frère Ferdinand de Habsbourg sera élu roi des Romains.
25 juin 1530 : Confession d'Augsbourg
Le 25 juin 1530, la confession d'Augsbourg est présentée à Charles Quint lors de la diète d'Augsbourg (les diètes d'Empire à Augsbourg sont des assemblées de divers chefs du Saint-Empire romain germanique). Cette confession est un texte qui pose les bases du luthéranisme initié par le moine Martin Luther, à l'origine du protestantisme. Texte rédigé par Philippe Melanchthon et par Camerarius, la confession d'Augsbourg comporte 28 articles. Elle sera finalement rejetée le 3 août 1530 par les théologiens catholiques qui réfutent ce texte.
27 février 1531 : Formation de la Ligue de Smalkalde
La ligue de Smalkalde voit le jour le 27 février 1531. Les princes protestants allemands, dirigés par Philippe de Hesse puis l'électeur Jean Frédéric de Saxe, se révoltent contre Charles Quint et l'application de l'édit de Worms, qui a pour but d'interdire le luthéranisme. Le grand rival de Charles Quint, François 1er (allié aux Turcs contre l'Autriche) signe un traité d'alliance avec cette ligue qui débouchera, en 1545, sur la guerre de Smalkalde.
23 juillet 1532 : Signature de la Paix de Nuremberg
Le 23 juillet 1532 est marqué par la paix de Nuremberg, synonyme de victoire pour les protestants du Saint-Empire. Ces derniers, coalisés sous la ligue de Smalkalde, obtiennent de Charles Quint, son accord de ne pas appliquer les décisions d'Augsbourg reprenant, ainsi, le droit de pratiquer leur culte. En contrepartie, les protestants devront apporter à l'empereur leur soutien à la guerre contre les Turcs.
4 février 1536 : François Ier s'allie avec Soliman le Magnifique
Le roi de France signe le traité dit "des capitulations" avec le sultan ottoman Soliman le Magnifique. En guerre contre l'empereur Charles Quint pour la possession de la Savoie et de Turin, François Ier compte sur cette alliance, inédite à l'époque entre une nation chrétienne et une nation musulmane, pour affronter son ennemi sur le front de l'Europe centrale.
18 juin 1538 : Paix entre François 1er et Charles Quint
Le pape Paul III fait signer la Paix de Nice, le 18 juin 1538, entre François 1er et Charles Quint. Le roi de France et l'empereur d'Espagne étaient entrés en conflit pour s'approprier les terres du duché de Milan suite à la mort de François II Sforza. Paul III pousse les deux souverains à se lier, et à lancer une croisade contre l'Angleterre et les Turcs.
2 janvier 1553 : Le revers de Charles Quint à Metz
Le 2 janvier 1553 marque l'échec de Charles Quint et de son armée défaite à Metz. Charles Quint fait le siège de la cité messine depuis septembre 1552. Il compte la reprendre au roi de France, Henri II, qui a fait son entrée solennelle dans la ville le 18 avril 1552. Mais Charles Quint est vaincu par la résistance de François de Guise. C'est un revers cuisant pour l'armée du Saint-Empire germanique, forte de 60 000 hommes, et contrainte de se replier sur Thionville.
25 octobre 1555 : Charles Quint abdique
Le 25 octobre 1555, l'empereur germanique, roi d'Espagne et de Sicile, seigneur des Pays-Bas, Charles Quint décide d'abdiquer. La cérémonie se déroule dans le palais bruxellois de Coudenberg. Il lègue à son fils, Philippe II, le comté de Bourgogne et les Pays-Bas. Atteint par la goutte, usé par ses conquêtes, Charles Quint a entamé son désengagement du pouvoir progressivement, à compter de 1540. Il se retire dans un monastère et succombe à la malaria en 1558.
21 septembre 1558 : Mort de Charles Quint
A la fois Empereur d'Allemagne, Prince des Pays-Bas et Roi d'Espagne, Charles V s'éteint à 58 ans, à Yuste, en Espagne. Depuis son abdication en faveur de son fils Philippe II, il vivait reclus dans le couvent de l'ordre de Saint-Jérôme en Estrémadure. Fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle, il avait hérité de l'Espagne et de l'Amérique Latine par sa mère et des territoires du Saint-Empire Romain Germanique par son père. Et régné, de 1519 jusqu'à 1556 sur cet immense empire "où le soleil ne se couchait jamais", tout en menant des luttes incessantes pour imposer son hégémonie et assurer le triomphe de la catholicité.
  • "J'ai appris l'italien pour parler au pape ; l'espagnol pour parler à ma mère ; l'anglais pour parler à ma tante ; l'allemand pour parler à mes amis ; le français pour me parler à moi-même."
  • "Le soleil ne se couche pas sur mon empire."
  • "Je parle espagnol à Dieu, italien aux femmes, français aux hommes et allemand à mon cheval."
  • "Paris n'est pas une ville, c'est un Monde."