Les croisades : résumé des expéditions en Terre sainte de 1095 et 1291

Les croisades : résumé des expéditions en Terre sainte de 1095 et 1291 Entre la première croisade et la huitième, près de deux siècles vont s'écouler. Les croisés seront nombreux à se rendre à Jérusalem, en Terre sainte. Saint Louis, Richard Cœur de Lion, des templiers et des chevaliers seront du voyage.

Résumé des croisades - Lorsque le pape Urbain II appelle à la première croisade, une foule de chevaliers prend le chemin de Jérusalem. Durant près de deux siècles, des milliers de croisés tenteront de délivrer la Terre sainte, et beaucoup d'entre eux ne reviendront jamais. Depuis le VIIe siècle, Jérusalem, la Ville sainte, est dominée par les Musulmans. Toutefois, nombreux sont les pèlerins chrétiens qui se rendent encore sur place. En 1071, la défaite à Manzikert des Byzantins contre les Turcs seldjoukides va modifier la situation. Dès 1078, les vainqueurs s'emparent de Jérusalem et en restreignent l'accès. C'est sans doute l'une des causes principales du lancement de la première croisade : libérer l'accès à Jérusalem.

Outre les difficultés rencontrées par l'Empire byzantin chrétien, le contexte de l'époque joue également un rôle dans le déclenchement des croisades. Consciemment ou non, ces dernières apparaissent comme un moyen de prendre possession des terres musulmanes et, par la même occasion, d'enrichir l'Europe chrétienne. Huit grandes croisades se sont organisées sur près de deux siècles. Excepté la première, aucune n'a rencontré de véritable succès pour la Chrétienté. Elles ont plutôt encouragé les musulmans à conquérir de plus vastes territoires. Pire encore, l'Empire byzantin, de religion chrétienne, s'éteindra en partie à cause des destructions perpétrées lors de la quatrième croisade. Toutefois, les croisades ont permis d'enrichir l'Occident, tant sur le plan culturel, monarchique, qu'économique.

Un premier appel à la croisade (1096 - 1099)

Prise de Jérusalem
La conquête de Jérusalem lors de la première croisade © Erica Guilane-Nachez - AdobeStock

En 1095, le pape Urbain II met à l'épreuve la foi de tous les chevaliers occidentaux. Le moment est venu de libérer la Terre sainte de l'emprise islamique. La ferveur suscitée par ces paroles est intense et immédiate. Pierre l'Ermite parvient à convaincre les paysans de se joindre à lui pour délivrer Jérusalem. La majorité d'entre eux périront en route ou seront massacrés par les Turcs l'année suivante. Il faut justement attendre 1096 pour voir les nobles chevaliers prendre la route de la première croisade. Cette dernière se solde par un véritable succès. En chemin, les croisés – on les appelle ainsi à cause des croix cousues sur leurs habits – font maintes conquêtes. D'abord Nicée, puis Antioche et enfin, la précieuse Jérusalem tombent sous leurs armes en 1099. Fort de toutes ces possessions, les Chrétiens occidentaux fondent le royaume de Jérusalem, à la tête duquel est placé Godefroy de Bouillon, au titre de d' "avoué du Saint-Sépulcre". Le royaume s'organise selon un système féodal, s'étend, développe ses relations commerciales, et entre bientôt dans des conflits de succession.

La deuxième croisade (1147-1149)

En décembre 1145, le pape Eugène III émet la bulle pontificale "Quantum praedecessores" qui appelle à une nouvelle croisade. Cette décision fait suite à la perte, pour la chrétienté, d'Edesse, sur la frontière du Royaume de Jérusalem. Cet appel ne rencontre en fait qu'un faible écho avant que Bernard de Clairvaux ne s'en empare. Le roi de France Louis VII, fervent chrétien qui souhaite expier ses fautes, et son épouse Aliénor d'Aquitaine sont du voyage. Mais les expéditions militaires qui sont lancées sur place se soldent toutes par des échecs cuisants pour les croisés. Louis VII tient malgré tout à effectuer son "pèlerinage" en Terre sainte et se brouille avec sa femme. Les époux rentrent séparément en France. Leur mariage est annulé en 1152.

La troisième croisade (1189-1192)

Bientôt, le royaume chrétien de Jérusalem ne peut rivaliser avec le pouvoir et la détermination du sultan ayyubide, Saladin. Ce dernier, qui règne alors sur la Syrie et l'Égypte, s'empare de la Ville sainte en 1187, déclenchant une troisième croisade. C'est ainsi que l'empereur romain germanique Frédéric Barberousse, le roi de France Philippe Auguste et le roi d'Angleterre Richard Cœur de Lion se retrouvent sur les routes à destination de Jérusalem. Par une suite de concours de circonstance, Richard Cœur de Lion se retrouve seul sur le territoire. Barberousse est mort noyé et le roi de France a préféré rentrer chez lui. Faute de pouvoir conquérir Jérusalem, Richard Ier conclut un accord de paix avec Saladin qui permet aux pèlerins de pouvoir se rendre librement dans la Ville sainte. Ce compromis ne durera que trois ans.

La quatrième croisade (1202-1204)

Croisé en pleine bataille
Chevalier croisé en pleine bataille © Erica Guilane-Nachez - AdobeStock

Le nouveau pape Innocent III refuse d'en rester là. Après l'échec de la troisième croisade, il souhaite reconquérir les lieux saints qui se trouvent sous domination musulmane. Il appelle donc à une nouvelle croisade à destination de l'Égypte. Cette idée pousse le français Jean de Brienne sur les routes. Le chevalier sera fait roi de Jérusalem en 1210. Mais cette croisade est également un échec, car malgré toutes les protestations du pape, il est impossible d'empêcher les croisés de se retourner contre la ville de Constantinople, de s'en emparer et de la piller. Leur objectif est alors de replacer Isaac Ange et son fils, Alexis, sur le trône byzantin. Finalement, ils occupent eux-mêmes la ville et fondent l'Empire latin d'Orient, qui survivra près de 60 ans.

Les cinquième (1217-1221) et sixième croisades (1228-1229)

En 1212, une croisade connue sous le nom de "croisade des enfants" est lancée sous l'impulsion de plusieurs prédicateurs en France et en Allemagne. Les miséreux et les enfants qui se sont jetés sur les routes n'iront pas bien loin. Sans perdre espoir, le pape Innocent III projette de lancer une cinquième croisade lors du quatrième concile du Latran. Il meurt avant de réaliser son voeu, qui est repris par son successeur, le pape Honorius III. La cinquième croisade se solde par la prise de Damiette et plusieurs échecs politiques. Il faut attendre la sixième croisade, entreprise par Frédéric II de Hohenstaufen, pour que la situation évolue légèrement. Il parvient en effet à obtenir quelques territoires d'Orient, dont Jérusalem, de manière diplomatique.

Les croisades de Saint Louis de 1248 et 1270

Les deux dernières croisades, qui résultent de la prise de Jérusalem par les musulmans, en 1244, mène sur les chemins de l'Orient le roi de France Louis IX, dit Saint Louis. Malgré de criantes victoires, Saint Louis ne peut toutefois pas lutter contre les épidémies de peste et il est fait prisonnier en 1250. Il retrouve la liberté grâce au paiement d'une rançon. Le roi s'engage ensuite dans la reconstruction du royaume de Jérusalem. Débutée en 1248, la septième croisade prend fin en 1254. La reine de France Blanche de Castille qui assurait la régence du royaume est en effet décédée en 1252 ; Louis IX doit reprendre en main la France. La huitième et dernière croisade ne porte guère plus de chance à Saint Louis, puisqu'il y perd la vie en 1270. Après avoir pris la ville de Carthage, le roi est emporté par la maladie le 25 août 1270. Le temps des croisades est terminé. Les croisés perdront définitivement l'ensemble de leurs possessions en Terre sainte en 1291.

Frise chronologique des croisades
Frise chronologique des croisades © Linternaute

Les croisades : dates clés

19 août 1071 - La défaite des Byzantins à Manzikert
L'empereur byzantin Romain IV Diogène essuie une cuisante défaite contre les Seldjoukides. Il tentait de reconquérir la forteresse de Manzikert, située non loin du lac de Van, en Arménie. Cette défaite permet aux armées turques de s'emparer de quasiment toute l'Asie Mineure. Sept années plus tard, les Seldjoukides prendront Jérusalem, rendant les pèlerinages chrétiens de plus en plus difficiles. Ce sera sans doute l'une des causes de la première croisade, lancée en 1095.
27 novembre 1095 - Le pape déclenche la première croisade
Lors du Concile de Clermont, le pape Urbain II exhorte les chevaliers des royaumes occidentaux à la croisade. Le but : libérer la Terre sainte et prendre possession de Jérusalem. Les premiers croisés partiront à la fin de l'été 1096, avec à la tête des Lorrains, Godefroy de Bouillon.
août 1096 - La croisade populaire arrive à Constantinople
Guidée par Pierre l'Ermite et Gautier Sans Avoir, une foule de croisés issus du peuple atteint les portes de Constantinople. Au lendemain de l'appel du pape Urbain II, la population décide de prendre la route pour un pèlerinage vers la Terre sainte. Sans aucune organisation ni armes, les pèlerins cheminent en Europe, certains d'entre eux pillent villes et villages et attaquent les communautés juives. Enfin arrivés au Proche-Orient, Pierre l'Ermite et ses troupes traversent le Bosphore, aidés par les Byzantins. Mais, poursuivant leur route, les quelques 12 000 croisés rescapés du périple périront sous les armes turques quelques mois plus tard.
3 juin 1098 - Antioche est prise par les croisés
Partis à l'appel du pape Urbain II, les croisés de la noblesse s'emparent de la ville d'Antioche, alors en Syrie. Les armées croisées sont dirigées par Godefroy de Bouillon, le comte de Toulouse, Bohémond Ier, et le légat pontifical, Adhémar de Monteuil. L'année précédente, ils étaient déjà parvenus à reconquérir Nicée, mais ayant conclu un accord avec l'empereur byzantin Alexis Comnène, ils furent contraints de lui remettre la ville. Peu de temps après, ils remportèrent une grande victoire contre les Turcs, en Asie Mineure, ouvrant ainsi la voie à d'autres conquêtes, dont celle de Jérusalem en 1099.
15 juillet 1099 - Les croisés prennent Jérusalem
Partis de France en 1096 à l'appel du pape Urbain II, les croisés emmenés par Godefroy de Bouillon et le comte de Toulouse, font leur entrée dans Jérusalem. Tous les défenseurs de la ville, musulmans ou juifs, sont massacrés. La prise de la Ville sainte provoque la mort de près de 100 000 personnes. C'est ainsi que naît le royaume latin de Jérusalem. Godefroy de Bouillon prendra en charge l'administration de la ville au titre d'avoué du Saint-Sépulcre.
15 février 1113 - L'ordre des Hospitaliers est reconnu
Peu de temps après la prise de Jérusalem par les croisés, le pape Pascal II reconnaît l'ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem et le place sous la protection du Saint-Siège. À l'origine, l'ordre n'était autre qu'un petit hôpital fondé à Jérusalem pour venir en aide aux pèlerins malades ou blessés. La communauté religieuse qui assurait jusqu'alors la gestion de l'établissement est désormais chargée de défendre la Ville sainte et le royaume de Jérusalem. Ils occuperont, dès 1142, le krak des Chevaliers, grande forteresse de Tripoli. Au lendemain de la dernière croisade, les chevaliers de l'ordre seront contraints de fuir à Chypre, et s'empareront de l'île de Rhodes. Ils prendront alors le nom de "chevaliers de Rhodes". Lorsque Charles Quint leur fera don de l'île de Malte, ils troqueront une fois de plus leur nom contre celui de "chevaliers de Malte".
13 janvier 1128 - L'Ordre des Templiers est approuvé
Le concile de Troyes approuve la règle de l'ordre des Templiers. C'est ainsi que l'ordre est officiellement reconnu. Il fut pourtant fondé dix ans plus tôt sous l'impulsion du chevalier Hugues de Payns. Le roi de Jérusalem, Baudoin II, avait alors logé les chevaliers sur l'ancien temple de Salomon, duquel ils tirèrent leur nom. Ils avaient pour mission de protéger les pèlerins venus en Terre sainte. L'ordre des Templiers, ou ordre du Temple, s'enrichira ensuite très rapidement et gagnera en puissance. Les Templiers seront finalement arrêtés par Philippe le Bel en 1307.
décembre 1145 - Le pape appelle à une seconde croisade
Affaibli par les conflits internes, le royaume chrétien de Jérusalem perd Édesse, conquise par les atabegs de Mossoul en 1144. Cet événement pousse le pape Eugène III à lancer un appel pour une nouvelle croisade, qui n'aura que peu d'intérêts pour les Chrétiens.
2 octobre 1187 - Saladin prend Jérusalem
Depuis, plusieurs mois, le sultan Saladin s'est lancé dans une reconquête des territoires occupés par les croisés. En 1187, il s'empare de Jérusalem donnant au pape Grégoire VIII une raison valable pour organiser une nouvelle croisade en Terre sainte.
29 octobre 1187 - Appel à la troisième croisade
La troisième croisade se compose d'une armée gigantesque avec à sa tête l'empereur Frédéric Barberousse, le roi d'Angleterre Richard Ier Cœur de Lion et le roi de France Philippe Auguste. Mais les événements vont tourner aux désavantages des Chrétiens. Tout d'abord, Barberousse meurt noyé en 1190. Puis, Philippe Auguste décide de rentrer en France après la prise de Saint-Jean-d'Acre. Richard Cœur de Lion, resté seul sur place, n'a pas les moyens de reprendre Jérusalem et signe une paix précipitée avec Saladin avant de rentrer en Angleterre.
janvier 1192 - Richard Ier d'Angleterre renonce à Jérusalem
Privé des forces de l'empereur germanique et de celles du roi de France, Richard Cœur de Lion est dans l'incapacité de reconquérir Jérusalem. L'Angleterre ayant besoin de son roi, Richard Ier renonce à prendre Jérusalem et s'accorde avec Saladin. Il obtient du sultan que les pèlerins chrétiens puissent accéder à la Ville sainte. La paix sera ainsi maintenue pendant trois ans.
17 juillet 1203 - Les croisés prennent la ville byzantine de Constantinople
Suite à l'appel du pape Innocent III en 1202, quelques chevaliers avaient pris la route des croisades, à destination de l'Égypte. Les Vénitiens acceptèrent de transporter les croisés par voie maritime à condition que les chevaliers s'emparent, pour eux, de Zara, en Dalmatie. Dès lors, plus personne ne s'intéressa à la reconquête de la Terre sainte et tous se mirent en tête de rétablir Isaac II Ange sur le trône byzantin. Le pape eut beau excommunier les Vénitiens, rien n'empêcha les croisés de s'attaquer à d'autres Chrétiens. Quelques mois après cette première prise, ils s'empareront une nouvelle fois de la ville et la pilleront avant d'établir l'Empire latin d'Orient.
1212 - Une foule d'enfants part en croisade
Sous l'impulsion d'un jeune de Cologne, Nicolas, de pauvres gens, ainsi que des enfants se rassemblent dans le but de partir en croisade délivrer la Terre sainte. Le mouvement né en Allemagne se propage en France, où un certain Etienne prétend lui aussi recevoir un message du Christ. Des milliers de personnes prennent donc la route en direction de Jérusalem et du Saint Sépulcre. Très peu d'entre eux reviendront. Les uns mourront en chemin, les autres seront vendus comme esclaves.
30 novembre 1215 - Le IVe concile du Latran
Le quatrième concile œcuménique de Latran mené par le pape Innocent III se prononce sur l'interdiction des nouveaux ordres religieux. Il condamne les Cathares et les Vaudois et lance un nouvel appel à la croisade.
11 février 1229 - Frédéric II signe le traité de Jaffa
Parti en croisade l'année précédente, l'empereur Frédéric II de Hohenstaufen conclut un accord avec le sultan Malik el-Kamil. Il récupère ainsi Bethléem, Nazareth, Sidon et Jérusalem. La paix est alors instituée pour plusieurs années et Frédéric II se fait couronner roi de Jérusalem. Toutefois, son manque de piété ne sera pas apprécié et il ne tardera pas à regagner ses terres. Jérusalem, quant à elle, sera reconquise par les Turcs en 1244.
6 juin 1249 - Saint Louis prend Damiette
Ayant pris le départ de la VIIe croisade, le roi de France Saint Louis parvient à prendre la ville de Damiette. Encouragée par cette victoire, l'armée du roi poursuit sa route et inflige une cuisante défaite aux mamelouks, à Mansûrah. Malheureusement, elle ne pourra faire face à la peste. Les musulmans en profiteront alors pour s'emparer des survivants et du roi.
6 avril 1250 - Saint Louis est fait prisonnier
Après la prise de Damiette, Louis IX et son armée doivent faire à une épidémie de peste. Très affaiblis, ils sont contraints de rendre les armes. Pour retrouver sa liberté, Saint Louis va payer une rançon de 400 000 livres au sultan Turanshâh. Il doit aussi rendre Damiette. Le roi de France est délivré le 6 mai 1250.
7 septembre 1254 - Saint Louis est de retour de croisade
Ayant quitté son royaume pendant 6 ans, Louis IX revient de Terre sainte déçu par ses échecs lors de la septième croisade. La réforme de son royaume va devenir son nouvel objectif, avant qu'il décide de repartir en croisade en 1270.
25 juillet 1261 - Michel VIII Paléologue prend Constantinople aux croisés
Alors capitale de l'Empire latin d'Orient fondé par les croisés, Constantinople ne résiste pas à l'armée de Michel VIII Paléologue. Après avoir subi des années de ravages et de pillages en tout genre, la cité n'est plus qu'un amas de ruines presque sans valeur. Difficile, dans ce cas, de faire retrouver à l'ancienne capitale byzantine son rayonnement et sa puissance d'autrefois. Michel VIII sera proclamé empereur et fondera la dynastie des Paléologue, mais ne pourra enrayer le déclin de la ville.
25 août 1270 - Saint-Louis meurt à Tunis
Agé de 56 ans, Louis IX repart en croisade et se dirige vers Tunis. Cette huitième et dernière croisade va être marquée par la mort du roi de France, emporté par la maladie au bout de quelques semaines.
28 mai 1291 - Les croisés perdent la Terre sainte
Les possessions des croisés en Terre sainte tombent définitivement entre les mains des musulmans avec la chute de Saint-Jean-d'Acre (aujourd'hui Akko, port de pêche d'Israël). La ville avait été prise par les Croisés et remise au roi Baudouin Ier en 1104. Après un long siège imposé par les Mamelouks sous la direction de al-Ashraf Khalil, une partie de la muraille nord cède et la ville est conquise malgré la résistance des Templiers et des chevaliers de l'Hospital.